Nathalie Collard
C’est sans aucun doute parmi les sujets de conversation les plus répandus par les temps qui courent: notre manque de concentration.
Au travail ou entre amis, on parle très souvent du fait qu’on éprouve de plus en plus de difficulté à se concentrer pour lire un long texte (un article dans le New Yorker, par exemple, ou une tartine dans le cahier Focus du Globe and Mail).
Il y en a qui ont de la difficulté à regarder un film jusqu’à la fin sans parler et sans l’interrompre à plusieurs reprises. D’autres sont incapables de passer une demi-heure sans consulter leur courriels. Et on ne parlera pas des accros à facebook, twitter, etc.
Pour ceux que ce sujet fascine, et qui craignent les effets de cette sur-stimulation sur leurs capacités neurologiques et intellectuelles, voici un nouveau livre qui suscite beaucoup d’enthousiasme aux États-Unis, Rapt: Attention and the Focused life, de Winifred Gallagher.
Le New York Times en parle ici. Le webzine Salon ici.
En gros, l’auteure, atteinte d’un cancer, réfléchit à sa capacité de se couper de certains bruits extérieurs, de certaines distractions, afin de se concentrer sur l’essentiel. Je n’ai pas encore lu le livre mais je comprends des critiques que j’ai lues qu’il y aurait un petit côté «croissance personnelle» qui peut être agaçant à la longue, mais que la réflexion de Gallagher sur notre incapacité à nous concentrer vaut le détour malgré tout. Pour ceux que ça intéresse, donc.
Et qui sont encore capables de lire 256 pages sans se laisser distraire…
Aucun commentaire | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 




