Le blogue de l'édito

Archive, avril 2009

Jeudi 30 avril 2009 | Mise en ligne à 17h26 | Commenter Aucun commentaire

Concours : trouvez un nom pour cette grippe


grippe-porcine.jpg

Ariane Krol

C’est fini, on ne peut plus parler de grippe porcine. Il faut dire «virus influenza H1N1», viennent de décréter les fonctionnaires de l’Agence de la santé publique du Canada. Au moment où j’écris ces lignes, par contre, ils n’ont pas modifié leurs pages internet.

C’est l’OMS qui a ouvert le bal ce matin en collant un petit avertissement sur son site : désormais ils parleront de l’influenza A(H1N1) – je vous ai mis le lien en anglais parce que le site en français n’est pas à jour.

Les éleveurs de porcs vont être contents, eux qui craignaient tellement que leurs ventes soient affectées. Pour le reste de la population, par contre, ça va devenir passablement lourd. Le H5N1, on avait fini par s’y habituer, mais on pouvait aussi dire grippe aviaire de temps en temps pour alléger. Là, on ne pourra même plus mettre un groin ou une queue en tire-bouchon dans les caricatures.

La désignation de cette grippe a donné lieu à d’intenses débats. Les autorités thaïlandaises ont parlé de «grippe mexicaine», et un sous-ministre israélien a suggéré de faire de même pour éviter à ses concitoyens juifs d’avoir à se mettre le mot «porc» en bouche. L’Organisation mondiale de la santé animale (OIE), de son côté, a proposé l’appellation «grippe nord-américaine», dans la foulée de la grippe espagnole. Le hic, c’est que l’origine géographique de la grande contagion de 1918 demeure inconnue à ce jour. Il faut croire qu’à l’époque, on ne s’encombrait pas de rectitude pandémique.

Alors, qu’est-ce qu’on fait avec ce foutu virus? Pour l’instant, j’hésite entre «grippe bureaucratique» et «mal du 21e siècle», mais vous avez sûrement mieux à me suggérer…

 

 

Caricature de Serge Chapleau, publiée dans La Presse à une époque où on pouvait encore parler de grippe porcine… c’est-à-dire mercredi de cette semaine.

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Jeudi 30 avril 2009 | Mise en ligne à 9h46 | Commenter Aucun commentaire

Le maire de Québec est en ville

labeaume_m.jpg

Nathalie Collard

Impossible de ne pas souligner l’ironie de la situation.

Alors que le maire de Montréal est sur toutes les tribunes pour défendre son intégrité et celle de son administration, le maire de Québec, Régis Labeaume, est à Montréal pour nous présenter la programmation estivale de Québec. À voir dans la Capitale cet été: le Cirque du Soleil, le Moulin à images, Sting, Placido Domingo, Kiss (Kiss?) …

Pendant ce temps, à Montréal, c’est le Vérificateur général qui tient le haut de l’affiche.

Aujourd’hui, M. Labeaume sera chez Paul Arcand, Christiane Charette, Véronique Cloutier. Il terminera la soirée dans les studios de Radio-Canada, pour l’enregistrement de Tout le monde en parle.

La comparaison entre les deux maires est cruelle.

Non, il n’est pas question de devenir la cheerleader du maire de Québec. Ni de perdre son sens critique. M. Labeaume n’est pas Obama (je l’ai déjà entendu celle-là…) Mais on ne peut passer sous silence les efforts impressionnants de cet homme pour faire parler (positivement) de sa ville. Quand vient le temps de faire la promotion de Québec, il est infatigable. Et jusqu’ici, force est de constater que cela donne des résultats.

Le maire parfait n’existe pas. Mais on aurait aimé voir notre maire parler de sa ville avec autant de passion et de conviction. Aujourd’hui, on le regarde tenter de se sortir d’un scandale. Triste.

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Jeudi 30 avril 2009 | Mise en ligne à 5h42 | Commenter Aucun commentaire

Quelle moitié du verre préférez-vous ?

verre_m.jpg

Jean-Pascal Beaupré

Nous avons eu droit à une avalanche de données économiques mercredi. Les optimistes avaient des raisons de se réjouir, les pessimistes en avaient de demeurer inquiets.

À vous de choisir. Les mauvaises nouvelles, d’abord, parce qu’elle nous sautent en pleine figure :

- le PIB américain a chuté de 6,1% au premier trimestre de 2009. C’est à peine mieux que la contraction de 6,3% au dernier trimestre de 2008, et passablement pire que la prévision moyenne de 4,7% des économistes. Il s’agit de la pire performance sur six mois depuis plus de 50 ans;

- les investissements des entreprises américaines ont diminué de 38%, du jamais vu;

- pour un sixième mois consécutif, le prix des maisons a reculé au Canada. En février, la chute a été de 4,1% comparativement à la même période l’an dernier;

- le Canada a encaissé une perte de 79 600 emplois en février. C’est le Québec qui a écopé le plus : 30 000 emplois se sont envolés en fumée. Depuis octobre, 296 000 travailleurs ont perdu leur boulot au pays.

Les bonnes nouvelles, maintenant :

- les dépenses de consommation des ménages américains se sont redressées de 2,2%;

- contrairement aux autres régions métropolitaines du pays, les maisons de Montréal ont vu leur valeur augmenter de 3,2% en février, même si la croissance a ralenti;

- la Réserve fédérale maintient son taux directeur à son plus bas, dans une fourchette de 0 à 0,25%. Elle estime que «le rythme de la contraction semble ralentir un peu»;

- malgré les mauvaises nouvelles, les marchés boursiers ont progressé de 2%.

Alors, êtes-vous du type «moitié du verre plein», ou «moitié du verre vide» ?

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