André Pratte
Le mot «séparatiste» a brusquement resurgi dans le vocabulaire des politiciens fédéraux à la faveur de l’actuelle crise politique à Ottawa. Les conservateurs de Stephen Harper accusent les libéraux et le NPD d’avoir faite une alliance avec les «séparatistes du Québec»; les bloquistes s’en sont moqué, parlant des «séparatissssss avec 7 s».
Curieux quand même que les souverainistes (un néologisme québécois) détestent tant ce mot.
Sortons notre Petit Robert:
Séparatiste: Personne qui réclame une séparation d’ordre politique, l’autonomie par rapport à un État, une fédération – Voir autonomiste, dissident, indépendantiste, sécessionniste.
La séparation, l’autonomie par rapport à la fédération canadienne, n’est-ce pas exactement ce que réclament les indépendantistes québécois?
Quant à Stephen Harper, on est assez étonné de le voir se lancer dans cette croisade contre les «séparatistes», lui qui courtisaient avec tant d’énergie les «nationalistes» du Québec. Cette croisade est d’ailleurs extrêmement risquée, parce qu’elle risque de déraper pour prendre des allures, vu d’ici, d’une campagne anti-Québec.










