André Pratte
Le gouvernement Harper a fait plusieurs pas en arrière en fin de semaine. L’élimination de la subvention aux partis politiques et la suspension du droit de grève des fonctionnaires fédéraux ont été abandonnés. De plus, le ministre des Finances, Jim Flaherty, a annoncé que son budget serait présenté le 27 janvier, soit dès le retour des députés à Ottawa après les Fêtes.
Cependant, les premières réactions des partis d’opposition indiquent que ceux-ci ne veulent rien entendre et continuent de se préparer à former un gouvernement de coalition. Je ne suis pas sûr que cette attitude soit raisonnable. Mais lorsqu’ils sentent l’adversaire affaibli et le pouvoir à portée de main, les politiciens sont rarement raisonnables.
Il reste une voie de sortie – temporaire – à M. Harper: la prorogation de la session. Si je comprends bien les règlements parlementaires et le sens des précédents, la prorogation – la fin de la session en cours – fait partie des pouvoirs exclusifs du premier ministre. Nul besoin d’obtenir l’aval de la Chambre. M. Harper pourrait donc mettre un terme à la session avant le vote de confiance du 8 décembre et lancer une nouvelle session fin janvier. Il y aurait alors un nouveau Discours du trône. L’opposition pourrait défaire le gouvernement à ce moment-là… mais bien de l’eau aura coulé sous les ponts.
Quel est votre scénario préféré? La survie du gouvernement Harper? Un gouvernement de coalition dirigé par Stéphane Dion? Par Michael Ignatieff? Par Bob Rae?
Aucun commentaire | Commenter cet article

L'utilisation de Facebook sert uniquement à simplifier votre inscription. 







