André Pratte
La chef du Parti québécois, Pauline Marois, a annoncé la semaine dernière qu’elle se rendra en Norvège en juillet pour voir comment font les Norvégiens pour exploiter leurs ressources de pétrole tout en conservant un niveau acceptable d’émissions de gaz à effet de serre (un niveau équivalent à celui du Québec, par habitant). Selon Mme Marois, il serait “totalement irresponsable” que le Québec renonce à exploiter les ressources de pétrole et de gaz qui pourraient se trouver dans son sous-sol.
Voilà un virage étonnant de la part du Parti québécois, qui s’est opposé au projet du Suroît et à celui de Rabaska parce qu’ils feraient augmenter les émissions de gaz à effet de serre du Québec. Le PQ qui a aussi, le premier, fait de la diminution de la dépendance du Québec au pétrole un objectif prioritaire. Or, il n’y a aucun doute que l’exploitation de ressources de gaz et de pétrole, malgré tous les efforts qu’on ferait pour respecter l’environnement, aurait pour effet d’accroître les émissions de GES du Québec. En Norvège, l’industrie du pétrole et du gaz est responsable du quart des émissions de ce pays.
Le moment est aussi curieusement choisi, alors que la flambée des prix du pétrole laisse espérer que l’industrie automobile se tourne enfin vers le tout électrique. Ne serait-ce pas plutôt le temps de multiplier les efforts d’Hydro-Québec pour être en mesure de profiter de cette possible manne?
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