Pierre-Paul Gagné
Quarante-huit heures après la publication du rapport Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, un des sujets qui semble avoir le plus retenu l’attention du public est celui du crucifix placé au dessus du fauteuil du président de l’Assemblée nationale.
Dans leur rapport, MM. Bouchard et Taylor recommandent de l’enlever, mais le premier ministre Charest s’est empressé, dès jeudi après-midi, de faire adpter une motion qui fait en sorte, entre autres, que le crucifix demeurera accroché à cet endroit.
Ce qui a incité M. Jean Roy, de Montréal, à nous écrire :
« Je trouve que cette motion pour conserver le crucifix est pathétique. C’est une illustration frappante de la crispation identitaire dont il est question dans le rapport. Le seul bon aspect de la chose est qu’elle ne s’appuie pas sur le clivage linguistique. Mais elle fait ressortir le clivage religieux. »
Pathétique ou habile manœuvre, il reste que ce sujet est celui qui, pour l’instant, fait le plus réagir. Vous, qu’en pensez-vous ? Le crucifix a-t-il toujours sa place à l’Assemblée nationale ? Ou devrait-il en être banni comme tous les autres signes religieux ostentatoires dans l’espace public québécois ?