Mario Roy
Peu de journalistes l’avoueront, mais deux sujets surtout sont aujourd’hui extrêmement intimidants lorsque vient le moment de les commenter. Non, ce n’est pas George Bush : la démolition en règle du président américain est devenue en soi un genre journalistique ! En réalité, le premier sujet est l’islam,
sur lequel je n’ai rien à dire pour l’instant. Le second est le contentieux réel ou fantasmé entre les sexes… Manque de pot : je viens de terminer la lecture d’un ouvrage collectif dirigé par Mélissa Blais et Francis Dupuis-Déri, Le Mouvement masculiniste au Québec (Éd. du Remue-ménage), qui sort tout juste en librairie. Ma vision est qu’il attise la guerre des sexes, ce que je documente dans La Presse <papier> d’aujourd’hui. (Est évoqué dans ce texte un ouvrage de la féministe américaine Susan Faludi, dont on peut trouver un aperçu à cet endroit.)
Je n’en ajouterai pas ici. Je voudrais juste vérifier mon hypothèse. Est-ce que la plupart des femmes et des hommes, aujourd’hui, ne désirent pas l’apaisement des tensions entre elles et eux ? Est-ce que l’affrontement des purs et durs, d’un côté comme de l’autre, n’est pas devenu suprêmement déprimant ?
Je crois que oui.
Mais j’aimerais savoir que je ne suis pas le seul à le croire.