
Mario Roy
Mai 68 est depuis 40 ans un sujet inépuisable d’inspiration. En France, pas une année sans un colloque, un séminaire, un atelier, une table ronde, un machin, sur le sujet. La FNAC offre 270 titres contenant l’expression <Mai 68>. Cette année, les éditeurs ont proposé 80 titres !
Évidemment, personne n’a le temps de lire le quart du dixième de la queue de toute cette littérature -et il n’est pas certain que le sujet soit intéressant à ce point. Aussi, petite suggestion. UN livre : Mai 68 raconté à ceux qui ne l’ont pas vécu (Patrick Rotman et Laurence Davillairs, Le Seuil). C’est une sorte de <Mai 68 pour les nuls>, très factuel, sobre et bien fait, qui ne se perd pas dans les considérations métaphysiques mais est bien campé sur le plancher (pavé ?) des vaches.
Ce Rotman est un type intéressant. Il a aussi fait un gros documentaire télé sur, mettons ca comme ca : La Grande-Rébellion-Olé-Olé-Des-Jeunes-De-Tous-Les-Pays-Dans-Les-Années-60 ! Et récemment, il a donné une entrevue à Patrick Masbourian, que l’on peut écouter ici.
Dans La Presse de ce matin (page A )je mentionne rapidos un bouquin que je considère comme l’un des meilleurs essais canadiens des dernières années, et dont on a peu entendu parler. Il s’agit de Révolte consommée , traduction de Rebel Sell (Joe Heath et Andrew Potter, Éd. Naïve). Un site Web sert de sorte d’annexe au livre.
Et après tous ces pavés, courez à la plage !