Le blogue de l'édito

Vendredi 24 mai 2013 | Mise en ligne à 11h45 | Commenter Commentaires (10)

Si votre vie privée vous intéresse…

Infographie PTardif

Infographie: La Presse

NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

Ariane Krol

Pourquoi? C’est la question que je me suis posée en parcourant les résultats de ce sondage sur la protection des renseignements personnels: les Québécois y apparaissent nettement moins préoccupés que la moyenne des Canadiens* et ce, sur presque tous les sujets.

- Moins préoccupés par la protection de la vie privée en général, et par les risques liés à l’information financière et à la fraude bancaire.

- Moins enclins à demander à un organisme pourquoi il recueille leurs renseignements personnels.

- Moins conscients que leurs activités sur internet peuvent être suivies par des entreprises de marketing ou de recherche, et par les sites Web qu’ils consultent.

- Moins portés à bouder une application qui exige trop de renseignements personnels, ou à désactiver la fonction de localisation de leur appareil mobile pour protéger cette information.

Les répondants québécois se sont montrés plus sensibles à quelques enjeux, comme le vol d’identité et la sécurité des appareils mobiles. Mais dans l’ensemble, on a l’impression que tout ça nous passe un peu au-dessus de la tête.

Ces questions n’ont pourtant rien de théorique. Saviez-vous qu’une organisation qui perd ou se fait voler vos données n’a aucune obligation de vous en informer? Que les entreprises qui font un usage abusif ou négligent de vos renseignements personnels peuvent tarder à corriger le problème sans en subir de conséquences ?

La Loi sur la protection des renseignements personnels et les documents électroniques est dépassée. La commissaire à la protection de la vie privée a fait d’excellentes suggestions pour lui redonner du mordant. Mais comme je le souligne en éditorial, si les citoyens ne disent rien, il ne se passera rien. Encore faut-il qu’ils soient conscients du problème.

* Pour la méthodologie, voir ici.

Lire les commentaires (10)  |  Commenter cet article

 

Mardi 21 mai 2013 | Mise en ligne à 13h06 | Commenter Commentaires (44)

Attention, chien docile!

matin_s

NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

André Pratte

Une petite fille de quatre ans a été attaquée et blessée gravement par un chien à L’Assomption, en fin de semaine. La fillette a dû être hospitalisée à Ste-Justine. Selon des témoins, l’enfant marchait sur la rue avec sa cousine de 16 ans lorsque l’animal, un mâtin de Naples, s’est précipité sur elle. Il a fallu l’intervention d’un voisin, armé d’une barre de fer, pour que le chien lâche prise.

Qu’est-il arrivé? Difficile à dire. Le mâtin de Naples est un chien format géant (poids moyen d’un mâle: 70 kilos). Il est réputé être doux mais très protecteur de son territoire. Selon l’American Kennel Club, à cause de ce trait de caractère et de sa puissance, le mâtin n’est pas recommandé pour un propriétaire néophyte ou pour une famille comptant de jeunes enfants.

Cela dit, quelle que soit la race d’un chien, il ne faut jamais oublier qu’il s’agit d’un animal. Aussi docile soit-il, il peut se servir de ses crocs, par exemple s’il se sent menacé. Le maître ne doit pas l’oublier, les gens qui approchent les chiens non plus. Un enfant qui se précipite vers un chien en criant de joie, par exemple, risque de l’effrayer et de provoquer un comportement défensif indésirable. S’il s’agit d’un petit chien, les conséquences seront peu importantes. S’il s’agit d’une grosse bête, les dégâts pourraient être irréparables.

Dans le cas de L’Assomption, il serait très étonnant que le chien s’en soit pris à la fillette seulement parce qu’elle passait sur la rue. Il a fallu qu’il réagisse à quelque chose. Des voisins disent que le propriétaire de l’animal a eu d’autres chiens «agressifs» auparavant; les entraîne-t-il d’une manière particulière? L’enclos où il se trouvait était-il adéquat?

Le chien sera euthanasié. On n’a évidemment pas le choix. Mais c’est dommage: s’il y a un responsable, ce n’est certainement pas le chien.



Lire les commentaires (44)  |  Commenter cet article

 

Dimanche 19 mai 2013 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (16)

Mulcair: pas facile à suivre…

Photo Presse canadienne

Photo Presse canadienne

NDLR: Afin d’encourager un débat ouvert et respectueux, le Blogue de l’édito ne publie que des commentaires signés. Merci de votre collaboration.

André Pratte

La semaine dernière, le chef du NPD, Thomas Mulcair, a annoncé qu’il s’opposait au projet de la société Enbridge de renverser le flot de son oléoduc 9 entre l’Ontario et le Québec. La déclaration de M. Mulcair est franchement consternante.

Le projet d’Enbridge permettrait l’acheminement au Québec de pétrole extrait en Alberta, éventuellement de celui des sables bitumineux. Cela aurait plusieurs avantages. Les raffineries du Québec pourraient se procurer un pétrole moins cher que celui venant d’outre-Atlantique. Les producteurs albertains auraient un nouveau débouché pour leurs hydrocarbures.

Il y a sept mois à peine, dans un discours prononcé à Toronto, M. Mulcair a vanté l’idée, la préférant de loin à la construction d’un nouvel oléoduc (Keystone XL) pour exporter du pétrole vers les États-Unis. «C’est une initiative de l’industrie qui a l’avantage de générer des retombées dans toutes les régions du pays : de nouveaux marchés pour les producteurs de l’Ouest, des emplois à valeur ajoutée qui sont bien payés, et de l’énergie moins chère dans l’Est», a dit le chef de l’Opposition officielle.

Comment comprendre son opposition au projet d’Enbridge? M. Mulcair explique qu’il demeure favorable au principe de transporter le pétrole d’Ouest en Est. Cependant, il est contre le renversement de l’oléoduc 9 parce que le processus d’évaluation environnementale piloté par l’Office national de l’énergie a été affaibli par les changements législatifs apportés l’an dernier par le gouvernement conservateur.

Ces changements limitent – mais pas autant que ce qu’affirment les écologistes – le nombre de personnes et organismes qui pourront participer aux audiences publiques de l’Office. Il fixe une période maximale d’étude d’un projet à 15 mois, ce qui demeure raisonnable. Et il donne au gouvernement le pouvoir de prendre la décision finale sur un projet, après avoir reçu les recommandations de l’Office.

On peut trouver que ces changements sont néfastes. Cependant, il est nettement exagéré de soutenir, comme l’a fait le chef du NPD, qu’«il n’y a plus de processus crédible» d’évaluation. De toute façon, M. Mulcair serait plus cohérent et responsable en donnant son appui au projet, à moins d’informations révélant des risques inacceptables (inexistantes à l’heure qu’il est). Car, si le lien ouest-est ne se fait pas par le projet d’Enbridge, fondé sur une oléoduc existant, il ne se fera pas de sitôt. L’autre projet envisagé, celui de TransCanada, est plus complexe et moins avancé. Et on peut gager qu’il suscitera encore plus de réserves encore. Qu’en dira le NPD?

Lire les commentaires (16)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Twitter

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    mai 2013
    L Ma Me J V S D
    « avr    
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    2728293031  
  • Archives