LeDroit à Vélo-City

Jeudi 24 juin 2010 | Mise en ligne à 7h21 | Commenter Commentaires (3)

Le casque à vélo? Non merci

Vous ne convaincrez pas Raimund Stabauer de porter un casque à vélo. En Europe, une importante fédération cycliste s'oppose au port du casque.

Vous ne convaincrez pas Raimund Stabauer de porter un casque à vélo. En Europe, une importante fédération cycliste s'oppose au port du casque.

Vous savez comment le port du casque à vélo a un statut quasi-religieux en Amérique du Nord.

En Europe, une importante association cycliste a développé tout un argumentaire anti-casque.

La Fédération cycliste européenne (FCE) soutient que la promotion du casque cause plus de tort que de bien à l’image du vélo. «Elle donne l’impression que rouler en bicyclette est bien plus dangereux qu’il n’y paraît. À la longue, on craint que cela ne mène des cyclistes à délaisser le vélo et c’est ce qu’on veut éviter», dit Raimund Stabauer de la FCE, une fédération regroupant une cinquantaine d’associations cyclistes européennes.

La propagande en faveur du casque a pour effet de mettre le blâme sur les cyclistes en cas d’accident. Cette réaction fait bien l’affaire des compagnies d’assurance et des gouvernements qui peuvent ainsi décliner toute responsabilité. «La vérité, c’est que le port du casque n’augmente en rien la sécurité des cyclistes. En tout cas, pas autant que des limitations de vitesse et des infrastructures adaptées au vélo», dit M. Stabauer.

La protection qu’offre réellement le casque à vélo est aussi surestimée par ses partisans. «Pour offrir une réelle protection aux cyclistes contre les blessures à la tête, reprend M. Stabauer, il faudrait les obliger à porter un casque avec protection faciale.» Des casques de motocyclistes, en somme.

La FCE oppose sa propre batterie d’études à celles brandies par les partisans du casque à vélo. Dans les faits, démontrent-elles, les automobilistes et les piétons subissent davantage de blessures à la tête que les cyclistes. «Pourquoi alors ne leur impose-t-on pas le port du casque?» demande M. Stabauer.

Même dans le cas des enfants, la position de la FCE demeure très nuancée. «Les enfants ne roulent pas à des vitesses dangereuses et on pense que le libre-choix doit être laissé aux parents. Si quelqu’un se sent plus en sécurité avec un casque, et bien, qu’il le porte. Mais on ne doit pas oublier que les bienfaits du vélo compensent largement les risques qui y sont reliés. Et ça demeure vrai, port du casque ou non.»

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article

 

Mercredi 23 juin 2010 | Mise en ligne à 13h00 | Commenter Commentaires (6)

À Malmö, on dérange les chars

Les apparences sont trompeuses dans la ville suédoise de Malmö. Sa proximité avec Copenhague n'en fait pas une ville du vélo pour autant.

Les apparences sont trompeuses dans la ville suédoise de Malmö. Sa proximité avec Copenhague n'en fait pas une ville du vélo pour autant.

La culture du vélo si présente à Copenhague n’a pas gagné la ville suédoise de Malmö, située juste de l’autre côté du détroit d’Oresund.

Après trois jours à rouler dans le paradis du vélo qu’est Copenhague, Malmö a été un dur retour à la réalité.

En raison de la proximité des deux villes, on aurait pu croire que le vélo y aurait droit de cité. Par contagion danoise en quelque sorte.

Or ce n’est pas le cas. À Malmö, l’automobile décide de presque tout. Et je n’imagine pas le choc culturel qui m’attend quand je serai de retour à Gatineau.

Les Danois se rendent régulièrement à Malmö pour y travailler, magasiner ou manger au restaurant. On dit que c’est la plus danoise des villes suédoises. Le coût de la vie y est moins cher. En train, par le pont-tunnel, le trajet prend moins de 45 minutes à partir du centre de Copenhague et coûte à peine 160 DKK (32$ aller-retour).

En sortant de la gare centrale de Malmö, on a tendance à conclure, un peu vite, que voilà une prolongation suédoise de Copenhague. Des centaines de vélos sont stationnés le long du canal dans un fouillis indescriptible. De toute évidence, les supports ne suffisent plus. À certains endroits, les vélos sont empilés trois rangées de large et on plaint le pauvre type qui a stationné son vélo sous la pile.

Le charme se prolonge un peu dans le centre touristique de Malmö (joli, mais un peu insipide, avec boutiques, restaurants et allées piétonnières). Mais voilà, il suffit de sortir un peu du centre pour se retrouver en terrain trop connu. On se fait couper par les voitures, on a peur de se faire rentrer dedans par derrière et les voitures ne nous cèdent pas le passage à moins qu’on se plante devant.

Bref, on dérange les chars.

Et quand je dis «nous», en parlant des cyclistes, et bien «nous» à Malmö sommes infiniment moins nombreux qu’à Copenhague. Moi qui avait payé 80 DKK (16$) pour transporter ma fidèle (mais poussive) bécane dans le train, j’en ai été pour mes frais.

Exception notable: la magnifique piste ombragée qui traverse, d’après ce que j’ai pu comprendre, la ville d’est en ouest sur de nombreux kilomètres. Un grand boulevard pour les vélos, bordé d’un sentier pour les piétons. Magnifique. J’imagine que c’est par là que les gens de Malmö se rendent au travail. Mais n’en sortez pas trop, c’est périlleux.

On l’a entendu répéter mille fois ici à la conférence Velo-City Global 2010. Pour augmenter les déplacements en vélo, les villes doivent jouer sur la «perception de sécurité» des citoyens. La comparaison entre Malmö et Copenhague montre que cette perception tient à bien peu de choses.

Le seul fait qu’à Copenhague les lignes d’arrêt des vélos soient 5 m devant celles des voitures augmente le sentiment de sécurité. Dans mon reportage d’hier, les élus de Gatineau et d’Ottawa se disaient séduits par l’idée de peindre les pistes cyclables. À Copenhague, elles sont peintes en bleu pour les rendre plus visibles aux automobilistes. C’est une excellente idée, peu coûteuse, facile à réaliser. Et qui ferait une grande différence.

Maintenant, à vous de choisir. De quelle couleur on peint les pistes cyclables d’Ottawa-Gatineau: rouge Canada ou bleu Québec?

Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article

 

Mercredi 23 juin 2010 | Mise en ligne à 5h26 | Commenter Commentaires (3)

La Saint-Jean à Copenhague

Feu saint-jean

Source: www.aok.dk

Les Danois aussi fêtent la Saint-Jean. De la même manière que nous, avec de grands feux de joie et de la Carlsberg en masse. Pour eux, c’est une sorte de fête païenne destinée à célébrer le jour le plus long de l’année. On brûle des sorcières, d’après ce qu’on m’a raconté. Les cendres sont censés s’envoler vers un endroit, quelque part en Allemagne. Les meilleurs endroits pour fêter la Sankthans avec des Danois sont sur la grande plage, entre le centre-ville et l’aéroport, et sur les docks. Il y a aussi un grand feu sur le canal de Nyhavn, la place touristique de Copenhague. Les Danois n’auront guère le temps de se remettre de leur cuite. Le lendemain soir, c’est le match Danemark-Japon à la Coupe du monde de soccer. Et mes nouveaux amis danois, à qui je proposais un match de squash jeudi soir, m’ont dit d’oublier ça… Le soccer ici est une religion. Je vous en reparle.

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article

 

publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    juin 2010
    D L Ma Me J V S
         
     12345
    6789101112
    13141516171819
    20212223242526
    27282930  
  • Archives

  • publicité