…du moins, pas dimanche dernier!
J’ai profité d’une des dernières journées d’été de l’année pour assister à «L’Enfer» de l’Autodrome de Saint-Félicien. Si j’étais déjà allé à l’autodrome par le passé, il s’agissait d’une première expérience quant à l’Enfer.
Kossé ça l’Enfer?
C’est une course où n’importe qui peut s’inscrire et qui se dispute sans drapeau jaune. Ça donne habituellement un joli résultat. Et comme il y avait 150 pilotes inscrits, ça a donné un résultat d’autant plus joli…
En arrivant là-bas, je croyais naïvement retrouver quelques centaines de mordus. Erreur. Ils étaient environ 6000 à s’être déplacés! On sait que la place est pleine quand, avant la fin de l’après-midi, on annonce au micro qu’il n’y a plus de bière en cannette, la seule qu’on pouvait consommer dans les gradins… Un cas d’émeute!
Au programme, mise à part l’Enfer, la course des «Kamikazes», les «Sports compacts» et les courses d’autobus.
Course d’autobus. Vous avez bien lu.
Quand l’annonceur a informé la foule que les pilotes avaient la ferme intention de mettre leur autobus sur le côté, les applaudissements se sont fait entendre. Après tout, il s’agit, parait-il, de quelque chose d’extrêmement difficile qui n’était jamais arrivé avant.
Avant. Mot-clé de la dernière phrase.
Parce que quand un des autobus a pris un virage à grande vitesse, et qu’un autre est venu le heurter, le premier a effectué un tonneau sur le gazon en bordure de la piste, au plus grand plaisir de la foule qui jubilait.
L’espace d’un instant, j’étais de retour à Rome, deux mille ans plus tôt, et un lion venait tout juste d’arracher le bras d’un pauvre gladiateur.
Sauf qu’heureusement, notre gladiateur moderne à bord de son mastodonte jaune a su garder les siens, de même que tous ses autres morceaux!
Pourquoi je parle du protocole de Kyoto dans mon titre?
Disons que les images parlent d’elles-mêmes:



Je crois que les membres de groupes écologistes ont versé une larme ce jour-là… Quoique, on peut souligner leur noble intention d’avoir voulu recycler des voitures bonnes pour la casse!
Quant à moi, j’aurai retenu une chose des 5 heures passées sur un banc de bois: de temps en temps, il faut se tourner si on veut éviter d’avoir un coup de soleil sur la moitié du visage. Ça évite aussi d’avoir à se cacher pendant deux jours…