Le blogue de Catherine Doré

Archive, décembre 2012

Vendredi 21 décembre 2012 | Mise en ligne à 15h07 | Commenter Commentaires (8)

Le chocolat

Chaque année, je transforme ma cuisine en chocolaterie le temps d’une soirée. Avec des amies, on crée une petite chaîne de production hautement efficace pour créer environ trois cents petits morceaux de bonheur aux cerises, caramel, à la menthe, érable et noix et autres.

C’est une tradition que j’adore répéter pour une raison bien simple: c’est ce qui fait le plus plaisir à offrir, et surtout, à recevoir. D’ailleurs, si on a le malheur de retarder notre production d’une semaine, on sent une certaine impatience chez nos proches, qui n’hésitent pas à faire leur commande… Quoi de plus valorisant que lorsque tout le monde s’arrache vos créations? Surtout lorsque l’on manque causer des divorces parce que l’un a mangé plus que sa part…

Bref, pour réussir le meilleur chocolat, il faut – roulement de tambour – le meilleur chocolat.

Après plusieurs expériences, il appert que les pastilles d’une chocolaterie de La Baie sont parfaites. Parfaites au goût, parfaites à travailler, juste parfaites. Il y a un peu plus de deux semaines, je me suis donc rendue à La Baie pour aller chercher les précieuses pastilles. Dès que j’entre dans la petite boutique, une dame d’un certain âge vient me conseiller. Lorsque j’arrive pour payer, la dame entreprend d’ouvrir un sac de plastique pour mettre le chocolat.

Ceux qui me connaissent savent que j’ai horreur des sacs de plastique. J’ai dans l’idée que si j’arrive à me rendre de la tablette à la caisse sans accroc, je devrais me rendre à ma voiture sans incident. Mais voilà que la délicate femme peine à ouvrir le damné sac, avant même que je puisse dire un mot. Après plusieurs essais infructueux, je lui propose mon aide, qu’elle accepte volontiers.

Elle me dit qu’à cause du froid, elle a les mains sèches. Sauf qu’elle ne peut pas mettre de crème, puisque cela salirait le plastique transparent qui recouvre chaque emballage cadeau. «Tu vois tous ces paquets? Ce sera tout parti demain!»

Je ne vous mens pas: chaque pouce carré des tablettes et autres surfaces de la boutique était occupé par un panier ou un père Noël en chocolat.

J’ai immédiatement eu envie d’adopter la femme. On a discuté encore un brin avant que je me sauve. Je suis ressortie avec mon sac, sourire aux lèvres, en me disant à quel point cette rencontre avait été intéressante. Puis, dans ma voiture, alors que je pensais encore à la charmante boutique, j’ai brûlé un feu rouge.

HORREUR.

Je n’avais jamais, JAMAIS brûlé un feu rouge de ma vie. J’ai passé le reste du trajet en état de choc, ne comprenant pas ce qui venait de se passer ou même si j’avais réellement brûlé le feu, ou si c’était dans ma tête.

Comme quoi, le chocolat peut nuire à votre santé.


Joyeux Noël à tous!

PS: Ma saga des lumières de Noël n’était pas tout à fait terminée. Trois jours après mon dernier billet, je me suis rendu compte qu’un de mes buissons s’était écrasé sous le poids de la neige et que mes lumières avaient disparu sous un mélange de branches et de neige… Incroyable, mais vrai…

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Jeudi 13 décembre 2012 | Mise en ligne à 11h49 | Commenter Commentaires (5)

La magie de Noël (c’est pas pour moi!)

Pour la première fois de ma courte expérience en tant que propriétaire, j’ai décidé d’embarquer dans la Magie de Noël© et de poser moi-même des lumières sur le devant de ma maison. Rien d’extravagant, que des «sets» achetés après les Fêtes l’an dernier…

Normalement, poser des lumières est une tâche relativement facile: on sort lesdites lumières de leur bac en plastique, qui est situé le plus loin possible dans le rangement sous l’escalier, on installe chaque crochet, on se muni d’une échelle et le reste se fait tout seul.

Sauf que voilà, il semblerait que la loi de Murphy (Si une chose peut mal tourner, elle va infailliblement mal tourner) s’applique tout autant aux rénovations qu’aux décorations de Noël. Voici pourquoi.

Jour 1: je découvre qu’il me manque un paquet de lumières pour bien couvrir l’ensemble de la devanture de ma maison. Je me dirige au magasin pour m’en procurer un autre.
Jour 2: j’ai acheté la mauvaise grosseur de globe, je dois retourner au magasin.
Jour 3: incroyable, mais vrai, j’ai ENCORE la mauvaise sorte de globes.
Jour 4: Je maudis les sets dans le fond de leur boîte et j’achète trois nouveaux paquets. Flambant neuf. (Cette redondance sera utile pour la suite)
Jour 5: J’installe mes lumières du haut d’un petit escabeau trois-marches, le genre qui ferait frémir tout inspecteur de la CSST. Une fois le tout terminé, j’admire le travail accompli. Ça brille, je suis contente. Vive Noël!

Il est important de préciser que j’ai installé le tout la dernière semaine de novembre en profitant des températures clémentes.

Un peu plus d’une semaine s’écoule.

Jour 13: j’arrive de travailler et, horreur!, le tiers de ma maison est plongé dans le noir.
Jour 14: Il fait froid. Le vent souffle fort, mais je dois quand même arracher le jeu de lumières défectueux et retourner au magasin, toujours sur mon mini-escabeau. Arrivée au magasin, il n’y a plus de lumières comme les miennes. On me suggère de revenir le lendemain. (Duh!)
Jour15: Je retourne au magasin, j’achète mes lumières, les posent dans une température hostile. J’admire le travail. Ouf.

Vous croyez que ça se termine là? Détrompez-vous.

Jour 18: UN DEUXIÈME SET DE CETTE COMPAGNIE DE L’ENFER S’ÉTEINT. J’arrache tout.TOUT. J’enlève les 75 crochets de plastique, garroche le tout dans leur boîte respective et retourne au magasin avec un sourire de dément au visage.
Jour 19: Je me contente d’installer des lumières dans mes buissons.

Fin de la magie de Noël.

Enfin, presque. Parce que ce matin, des représentantes de l’activité Sapin du bon sens sont venues discuter avec mon collègue Denis Villeneuve. Outre la sensibilisation habituelle à l’importance de recycler son arbre de Noël, elles ont aussi parlé des décorations achetées en Chine alors que des artisans d’ici proposent des trucs mille fois plus originaux et durables. Disons que je me suis sentie interpellée…

Elles m’ont aussi offert ce magnifique petit personnage fait main, comme un baume sur mes péripéties. Voilà une idée originale de bricolage à faire avec les enfants.

Bonhomme

Maintenant, il faut que je lui trouve un nom… Des suggestions?

Pour en savoir plus sur Sapin du bons sens, consultez le site de la Régie des matières résiduelles du Lac-Saint-Jean.

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Jeudi 6 décembre 2012 | Mise en ligne à 9h23 | Commenter Commentaires (3)

Des livres? Kossa donne?

Archives, Le Quotidien

Archives, Le Quotidien

Cette semaine, je suis allée avec un groupe d’amies dîner à Jonquière, sur la rue Saint-Dominique.

La serveuse demande si on va bien, une d’entre nous répond tout bonnement: «Oui, mais je suis stationnée loin!».

Et commence la discussion la plus surprenante de ma semaine.

«Parlez moi-en pas, répond aussitôt la serveuse. Cette idée aussi du maire de construire une bibliothèque! Comme si on avait besoin de ça!»

Mise en contexte: une bibliothèque est en construction sur la Saint-Dominique, à l’endroit même où se trouvait, il n’y a pas si longtemps, un terrain vague qui servait de stationnement pour les bars et restaurants environnants.

La serveuse poursuit: «On serait ben mieux de prendre ce 10 millions$ et de le mettre ailleurs!»

Questionnée par le groupe à savoir ce qu’elle ferait avec ce 10M$, la dame ne trouve pas vraiment de projets autres que «j’sais pas, les routes, n’importe quoi, on a déjà assez de bibliothèques comme ça, il y en a une à Kénogami»…

D’où la question suivante: est-ce qu’une population peut avoir trop de bibliothèques?

La dame, voyant le tollé qu’elle avait provoqué dans le groupe, est revenue plus tard nuancer ses propos. Elle n’est pas contre la bibliothèque – sa fille ADORE ça -, mais voilà, elle estime que les sous auraient pu être utilisés pour d’autre chose.

Malheureusement, cela traduit une pensée que plusieurs partagent: touche pas à mon stationnement. Pourtant, la dernière fois que j’ai regardé, la situation à Jonquière était bien loin de celle du Plateau de Montréal, mais, sait-on jamais, ces quelques mètres de plus à franchir pourraient en achever plusieurs. Déjà, si les gens apprenaient à stationner leur véhicule dans un seul espace, plutôt que deux, on gagnerait beaucoup…

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