Le blogue de Catherine Doré

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  • Catherine Doré

    Catherine Doré est journaliste et blogueuse pour Le Quotidien et Le Progrès-Dimanche depuis 2008.
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    Jeudi 5 avril 2012 | Mise en ligne à 11h40 | Commenter Commentaires (6)

    À la manifestation…

    Photo Marc St-Hilaire

    Photo Marc St-Hilaire

    Il n’y a pas qu’à Montréal où ça brasse chez les étudiants. Au Collège d’Alma, certains étudiants sont furieux d’avoir à reprendre les cours et se livrent, depuis lundi, à des actes de vandalisme divers: bureaux déplacés, alerte à la bombe, bombe puante, etc.

    La situation s’est aussi envenimée à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC) cette semaine. Et on le sait: à force de confrontation, le pire finit toujours par arriver…C’est ainsi que ce matin,  une altercation entre manifestants et agents de sécurité s’est terminée par une visite à l’hôpital pour un employé de l’UQAC…et deux plaintes de voies de fait avec lésions de déposées aux autorités.

    Au moment d’écrire ces lignes, des étudiants manifestaient sur la rue Racine, au centre-ville de Chicoutimi. Demain, une autre manifestation, dont on ignore la nature pour l’instant, est prévue. De leur côté, les administrateurs de l’UQAC ont décidé de déposer une injonction contre les différentes associations. Pas besoin de vous dire que les policiers sont sur le qui-vive!

    Ce qui amène à poser la question qui tue: est-ce que votre opinion a changé depuis le début de la grève étudiante? Êtes-vous toujours pour ? Êtes-vous toujours contre? Croyez-vous que ces actions vont nuire au mouvement?

    À lire:

    Uqac: la manifestation dégénère

    Tout pour perturber les cours; il ne manquait que la vermine


    • Comme solution, John-James offre aux étudiants de s’endetter encore plus, en augmentant les prêts, pas les bourses. J’ai assez souffert de faim et de même de froid (Sur le pouce, Chicoutimi-Québec-Chicoutimi aux fins de semaine) par les -30 pour compatir avec les étudiants. Lors de mes études dans les années ‘67-’73, les étudiants des classes plus aisées étaient aussi contre la grève. Ce n’était pas eux non plus qui arrêtaient leur voiture pour m’aider à y monter quand j’étais en hypothermie, pouvant à peine bouger et parler…

    • Imposer à l’une des franges les plus pauvres de la société (revenu annuel médian des étudiants: 12,000$) une augmentation de 75% des frais de scolarité n’a tout simplement aucun sens. Ça n’avait pas de sens au début de la grève, je ne vois pas pourquoi cela en aurait davantage aujourd’hui. Alors, oui, mon soutien aux étudiants en grève n’a pas bougé d’un iota.

      Les étudiants refusent tout simplement de faire les frais du scandale le plus obscène de notre temps: celui de l’évasion fiscale, de la corruption, des paradis fiscaux et des subventions titanesques offertes à des entreprises qui n’en ont même pas besoin. Après les étudiants eux-mêmes, ce sont les entreprises qui les engagent qui bénéficient le plus de la formation qu’ils ont reçue. Ainsi, ces entreprises devraient être à l’avant-plan du financement des universités. Au lieu de ça, elles embauchent des armées de comptables qui leur permettent d’échapper à leurs responsabilités fiscales. Pourquoi croyez-vous que l’état québécois, ses infrastructures et ses systèmes d’éducation et de santé tombent en ruine au moment même où l’économie n’a jamais été aussi lourde et performante? Il n’y a jamais eu autant d’argent qu’aujourd’hui. Le problème, c’est qu’il tombe dans un nombre de plus en plus réduit de poches. Il faut être franchement naïf pour croire que l’argent supplémentaire demandé aux étudiants va être réinvesti dans le système universitaire. Au bout du compte, tous ces millions vont finir à la même place que le reste de nos impôts: dans le cul de gros gras durs qui nous rient dans la face.

      C’est ce qu’ont compris les étudiants et leur juste colère est, pour l’instant, le seul remède à ce cancer qui nous ronge.

    • Au commencement j’étais pour.
      Et je le suis encore plus.
      Comme vous l’expliquez on constate une escalade de désobéissance civile des étudiants et de répression policière et judicière des autorités.
      Je m’attend à ce que bientôt les leaders étudiants soient emprisonnés.

    • Je commence à comprendre le fait que même les journalistes utilisent le même faux vocabulaire car ils sont sortis du même système educatif et ont attendu la même rangaine :
      mon grand pourquoi tu ne travaille pas…..
      Freha

    • Quel dommage mais ça aussi ça fait partie de l’éducation de nos jeunes.

      Pour eux, le réveil sera brutal quand ils se rendront compte que les grandes centrales syndicales se sont servies d’eux pour mener une guerre ouverte au gouvernement.

      Réfléchissons : Les manifestations, partout dans la Province, des autobus qui partent de partout dans notre grande et belle province, c’est dispendieux. Qui paie ? Sûrement pas les syndicats étudiants.

      Quand on voit monsieur Gérald Larose, syndicaliste convaincu venir nous expliquer le pourquoi du boycott des étudiants, moi, je me questionne.

      Ce qui me peine, c’est que la plupart de ces brillants jeunes étudiants sont de bonne foi, eux.

      Qu’en restera-t-il ? Une expérience de vie et des souvenirs qui ne seront peut-être pas les meilleurs de leur jeune vie parce que les choses s’enveniment et c’est si facile de généraliser et de dire «ce sont les jeunes». Ce sont quelques têtes brûlées qui nuisent à la collectivité.

      J’espère que vous aurez la sagesse de ne pas rater votre session parce que ça ça coûte cher…

    • Chaque rose offerte porte une cicatrice.

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