Reniflez braves gens! Le rhume est à nos portes!
L’automne vient tout juste de s’installer, que déjà on peut dire que la saison des nez rouges bat son plein. Je ne sais pas si c’est seulement un cas isolé, mais on dirait que toute le monde de mon entourage, amis et collègues inclus, a attrapé un virus quelconque en même temps.
Vous l’aurez deviné, je n’ai pas échappé à cette tendance. Je n’y échappe que très rarement d’ailleurs. Les microbes m’aiment autant l’hiver que les maringouins l’été. C’est pour dire!
Quand on parle de rhume, on parle de grippe. Quand on parle de grippe, on parle de vaccin. Quand on parle de vaccin…on n’a pas fini d’en débattre!
Les employés du Quotidien et du Progrès-Dimanche peuvent se faire vacciner gratuitement. Suffit de prendre un rendez-vous. L’argument de «je n’ai pas le temps d’aller au CLSC» n’est donc pas valable.
Pourtant, nombre de personnes – et j’en fait partie – refusent ce privilège. Je crois sincèrement qu’à moins de travailler dans un hôpital, un CPE, d’avoir une maladie chronique ou d’avoir 100 ans, ce vaccin est inutile. Appelez ça de la paranoïa, mais chaque personne que je connais qui s’est fait vacciné par les années passées est immanquablement tombée malade dans les jours qui ont suivis.
Je ne sais pas si c’est un traumatisme d’enfance, mais j’évite les vaccins comme la peste. Quand j’étais au primaire, le personnel qui vaccinait insistait toujours pour me faire la piqûre sur le bras gauche.
- Mais madame, je suis gauchère!
- Ça ne change rien…
Et je passais le reste de la journée à souffrir le martyre (oui, rien de moins que le martyre!) quand je voulais bouger mon bras. Ne versez pas de larmes, je m’en suis partiellement remise depuis.
Bref, les vaccins, très peu pour moi.
Mais voilà que ce virus qui semble aussi horrible que son nom, la grippe A (H1N1), fait les manchettes. Et pour une fois, ce sont les 18-35 ans qui sont le plus à risques… Tu parles d’une veine!
Je ne suis pas idiote au point de penser que 200 km d’épinettes peuvent épargner une région d’une pandémie mondiale, mais suis-je la seule «pas sûre sûre» face à ce nouveau vaccin mis au point en vitesse, dont on ignore les effets secondaires? J’imagine que je n’aurai pas d’autre choix que de m’y soumettre, c’est vrai. J’imagine qu’il faut aussi faire confiance à ces milliers d’experts qui se sont penchés là-dessus. Je considère ce vaccin beaucoup plus utile et pertinent que celui de l’influenza (pour la majorité de la population, on s’entend), mais comme tout être humain qui n’a pas étudié en sciences, j’ai quelques réserves.
Donc, je vous le demande en cette journée terne d’automne, croyez-vous qu’il est important d’être vacciné contre la grippe «ordinaire»? Serez-vous de ceux à vous ruer pour recevoir un vaccin contre la grippe A (H1N1)?
S’il y a des spécialistes dans la salle, n’hésitez pas à vous faire entendre…