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Vous avez tous entendu parler de cette athlète de 18 ans, Caster Semenya, qui a remporté la médaille d’or au 800m des Championnats mondiaux d’athlétisme de Berlin, avec une ÉNORME avance de deux secondes.
Les gens (et la fédération d’athlétisme) se sont mis à se poser l’ultime question: est-ce réellement une femme?
Moi qui suis une grande fan de toutes les séries CSI de ce monde, je pensais bêtement qu’il ne suffisait que d’un échantillon de sang et une pause commerciale pour obtenir la réponse… Ok, j’exagère.
N’empêche que c’est une question beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît. Le Time y a consacré un article fort intéressant. Pour ceux qu’un long texte scientifique en anglais rebute, j’enfile mon sarrau blanc et je vais tenter de vulgariser le tout.
Les Jeux olympiques d’Atlanta (1996) ont été les derniers jeux où les athlètes devaient passer des tests pour déterminer leur genre. Cette année-là, ils ont découvert que huit femmes étaient en fait des hommes au point de vue génétique. De ce nombre, sept avait le «androgen-insensitivity syndrome» (AIS).
En gros, l’AIS empêche la testostérone d’être correctement absorbée/utilisée par l’organisme, ce qui fait que celui-ci se pense femme, et même développer des organes génitaux féminins. Il peut arriver qu’on ait ce syndrome «partiellement», ce qui fait que certaines caractéristiques masculines (voix, muscles plus gros) ressortent.
Pour l’instant, aucune étude n’a prouvé que ce syndrome pouvait avantager un athlète. Le problème, c’est qu’en 96, on a répertorié 7 cas sur 3000, alors que dans la population générale, 1 seule personne sur 20 000 en est atteinte. Disons que la moyenne n’est pas la même….
Que penser de tout ça?
C’est fou, c’est complètement fou.
Si à 18 ans la planète entière s’était mise à douter de mon sexe, je crois que je me serais précipitée vers la grotte la plus proche pour y rester pendant 10 ans… Ça aurait fait une belle attraction pour le Trou de la fée!