J’ai une petite histoire à vous raconter. Une mésaventure qui est réellement arrivée à une personne proche.
Marie et Chantale (noms fictifs) sont parties la semaine dernière au New Hampshire, près de Boston, pour faire du camping. Une semaine à explorer nos voisins du sud, à bord de la jolie voiture neuve de Marie. Quand je dis ‘auto neuve’, il faut me croire. À peine 100 km au compteur au moment de quitter la ville. Pas 100 000 km, non, cent kilomètres. Tout simplement.
Donc, Marie et Chantale sont dans une ville quelconque et passent le début de la semaine à survivre. Survivre, car il fait quelques 40 degrés Celsius avec l’humidité, rien de moins! Cette température persiste jusqu’à jeudi, pendant la nuit. Comme le dit le proverbe: après le beau temps vient la pluie. Et il y en a eu de la pluie! Tellement que Marie se réveille au beau milieu de la nuit, l’orage étant trop violent. Squish! Les pieds dans l’eau! La tente était pourtant neuve; encore moins de millage que l’auto… Elle essaie de rapprocher son matelas de celui de Chantale, et c’est à ce moment précis que la foudre décide de frapper l’arbre adjacent à la tente de toile.
À titre d’information, un éclair se dissipe dans le sol dans un rayon d’environ une dizaine de mètres.
La distance parfaite pour pogner Marie.
Chantale se lève et vient au secours de son amie: Marie ne peut plus bouger ses jambes.
Dehors, les autres campeurs s’agitent et elles entendent des hurlements. Chantale attrape les clés de l’auto d’une main et traîne Marie dans la boue jusqu’au véhicule, à quelques mètres de là. Elles lèvent la tête et découvrent la source des hurlements: l’arbre voisin est en feu! Quelques minutes plus tard, l’arbre émet un craquement sonore et s’effondre sur l’abri de nos campeuses. Pas le temps de s’apitoyer sur son sort, il faut se rendre d’urgence à l’hôpital.
Les urgences américaines, toujours stressant non? Avec toutes les histoires d’horreurs de frais exorbitants, il y a de quoi s’inquiéter. Peu importe, les deux jeunes passent la nuit à l’hôpital, où Marie reste en observation. Elle retrouve rapidement l’usage de ses jambes, mais ressent encore des picotements aux extrémités: elle devra endurer ce malaise pendant encore une semaine.
La tente dans tout ça? Cramée, ainsi que tout son contenu… N’ayant plus le coeur au camping, elles décident de rentrer. Heureusement pour elles, toutes leurs cartes et leurs papiers étaient demeurés dans la voiture, de même que quelques morceaux de vêtements.
Elles roulent pendant quelques heures lorsque l’auto de Marie fait des siennes. Elles s’arrêtent sur le bord de l’autoroute, incapable de continuer. L’auto neuve ne veut plus démarrer. La foudre a grillé l’alternateur et des fils importants, qui à force de rouler, se sont désagrégés…
Un bon samaritain voyant les demoiselles en détresse se range sur le côté pour leur prêter main-forte. Méfiantes au début, Marie et Chantale racontent leur mésaventure à l’homme qui offre immédiatement son aide. Il appelle une remorqueuse, leur prête son cellulaire pour qu’elles puissent appeler au Canada, arrange tout avec le concessionnaire, les amène à un hôtel et il leur paye deux billets pour le parc d’attractions situé près de là. Il donne ensuite sa carte d’affaires aux filles — il est propriétaire d’une PME — et leur dit qu’elles peuvent appeler en cas de besoin.
Un peu de soleil après une journée affreuse.
Marie et Chantale devront rester aux États-Unis jusqu’à mardi, étant donné que le concessionnaire automobile n’a pas d’alternateur pour honorer la garantie: connaissez-vous beaucoup de véhicules de l’année qui doivent changer cette pièce?
C’est ce que je pensais.
Devant tant de bonté, Marie et Chantale demandent à l’homme pourquoi il en fait tant.
Il y a quelques années, sa fille avait eu un problème avec son véhicule. Elle est restée trois heures sur le bord de l’autoroute sans que personne lui vienne en aide.
Un seul s’est arrêté. C’est celui qui a abusé d’elle.
Pour lui, s’il n’avait pas pris la peine d’aider les deux jeunes femmes, il aurait agit de la même manière que tous ceux qui ont passé leur chemin plutôt que de secourir sa fille…

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doukara
28 juillet 2008
23h47
Je trouve superbe ton histoire, car plus on lis, plus on a envie de connaître le reste. Comme on le dit souvent ‘La nuit porte conseil’
En plus on en trouve des scénarios comme ça dans ceratins films…..n’est ce pas ?
P.S : @Catherine, Comment vous avez vecu le passage de l’Ours dans votre ville ?
Catherine Doré
29 juillet 2008
09h37
@doukara
Effectivement, c’était un scénario digne de tout film américain… Malheureusement, c’est réellement arrivé!
Pour ce qui est de l’ours, je dois admettre que cette année, c’est un véritable fléau. Cela doit être le 3e ou 4e cas d’ours trouvé en plein coeur de la ville. Rien pour enlever cette idée que les gens de la région vivent à travers la faune…
Pour ce qui est d’avoir abattu l’ours plutôt que de l’avoir capturer, l’ours se trouvait à proximité d’une école primaire la première fois qu’il a été aperçu. La deuxième, il était dans un parc fréquenté par plusieurs équipes de soccer et de baseball… Il n’y avait pas de chances à prendre.
Catherine
chretienj
29 juillet 2008
11h55
Je suis curieux de savoir le champ d’expertise de la PME du monsieur.
Catherine Doré
29 juillet 2008
13h36
@chretienj
Électricité
Pourquoi? Cela change quelque chose?
manu0924
29 juillet 2008
14h19
Pas de chance à prendre ? Tirer du fusil en pleine ville, ce n’est pas prendre une chance ? Surtout qu’il a vider son chargeur …
akadien
29 juillet 2008
16h14
C est un beau billet celui ci, c est desolant a entendre par contre, car on est maintenant rendu a une culture du “Contre-fiche” et que l on agira pas si nous avons pas une experience similaire dans notre passe.
Du meme coup, il ne faut pas oublie la malchance de tes personnages principales qui j espere se porte bien apres ce voyage.
Et pour l ours, C etait previsible qu il y aurait des ragots suite a cette nouvelle. Parfois, faut prendre le temps d ecoute toute les source possible autour d une nouvelle pour se forge sa propre opinion. Je ne pense pas que les policiers ont voulu jouer au Cowboy et au Indiens. Mais j’imagine aussi que nos policier ne se promene pas avec un Calibre 44 ou revolver de gros calibre sur eux. Et j’imagine aussi que les policiers ont essayer de toucher l animal de facon a evite les balles perdus, j imagine aussi qu un ours, ca doit bien resiste aux petites baballes de nos policiers.
Malgre tout, c est le resultat qui compte, aucune autre victime a part l ours :)
mopsos
3 août 2008
10h19
J’ai il y a quelques années, embarquée une jeune fille qui faisait du pouce pour descendre à Matane,évidemment moi je venais de Montréal? Lorsque soudains à moitié du chemin elle me dit;«fait ça vite,j’ai pas juste ça à faire à attendre?» Ne comprenans tousimplement pas l’idée de sa question? elle me dit; allez fait ça vite ont arrive? après plusieurs questionnement, elle m’expliqu’a que lorsqu’elle faisait du pouce beau temps mauvais temps, que la plupart des hommes qui l’embarquait, lui demandait carrément sur la menaçe de la dompée sur le chemin souvent en pleine nuit ou en plein déluge? qu’ils voulainet se faire faire une 9pipe) en échange et c,est ce qu’elle attendait de moi? évidemment, je lui dit;»qu’il n’en éatait nullement question?» . et je la reconduis à sa destination? évidemment , elle en était toute surprit, la pauvre? mais, ce qu’elle ne s’avait pas c’est que dans mon fond intérieure, je me disait tout joyeux;« et si c’était une cousine éloignée? ou quelqu’un de ma famille que je ne connais-pas?»Et uh beua jours,car les années n’attendes-pas? en plein party de noël, comme un coup de vent? qui esçe qui se pointe après tant d’année de silence et de mystère? une personne de ma parenté qui a l’âge pour voyager se pointe par hasard? et qu’en plein party, elle fasse le lien dégoutant et me reconnaisse? c’est pour çette raison que j’essais le plus souvent lorsque je vois des jeunes qui font du pouçe? de les embarqués(es) pour leurs évitez de tomber sur un individus sans scrupules et sans vergognes?