
6h – Réveil
Qu’est-ce qui m’a pris de vouloir me lever si tôt…M’semble que j’avais quelque chose…
6h10 – Réveil (prise 2)
JGFdhjhlostyhlkhj…. Ah oui, c’est vrai! Il faut que j’aille prendre un rendez-vous sans rendez-vous chez le médecin. Bah…encore cinq minutes…
6h15 – Enweye, réveille!
Sur mon bureau, mon cellulaire sonne: j’ai activé l’alarme hier soir. Brillant. Il est beaucoup trop loin pour que je puisse le faire taire et il se met à sonner de plus en plus fort. Bon, ça va, je me lève… Ce que je me hais parfois!
6h50 – Départ
7h – Arrivée
(Bon, il n’y avait rien d’intéressant entre les deux, mais je voulais faire une petite pointe à mes amis montréalais…)
Entre 7h et 8h, qu’est-ce que je fais? Je m’écrase devant la porte de la clinique, adossée contre le mur de béton rugueux, et j’attends. Il fait beau, c’est au moins ça. Il y a déjà une dame, comme moi, qui est arrivée plus tôt. Bientôt, soit vers 7h15, nous sommes six à attendre devant cette même porte. Les habitués ont pensé à s’amener un livre.
Une feuille collée dans la porte de verre nous informe que seulement sept personnes auront droit à un rendez-vous à la clinique sans rendez-vous aujourd’hui. Des fois c’est plus, d’autres fois c’est moins… C’est pour cela qu’il faut se lever si tôt. Encore là, vous devez déjà posséder un dossier à cette clinique, sinon, vous ne pouvez pas avoir accès au sans rendez-vous. Too bad.
Ma mère a son médecin de famille, mais pas moi. On pourrait croire naïvement que “de famille” signifie que j’aurais droit au même médecin que ma mère. Ben non.
Même si je n’ai besoin d’y aller qu’une seule fois par an?
Oui, parce que si tu viens en avoir besoin, elle ne sera peut-être pas disponible.
Ok. Donc, si j’ai besoin d’un médecin un jour, c’est mieux que je n’en aie pas. Ça se tient.
Revenons à mon attente.
Nous sommes maintenant neuf personnes, à dix minutes de l’ouverture des portes. Tout le monde est debout et on surveille les deux intrus. D’instinct, on se place en une seule ligne, par ordre d’arrivée. Les deux en ’surplus’ sont un peu à l’écart. On scrute le moindre mouvement, au cas où l’un d’entre eux serait tenté de doubler les autres. Comme des animaux, on se prépare à l’attaque.
Et puis la porte ouvre.
Et puis, j’obtiens finalement un rendez-vous.
JOIE!
Il ne me reste plus que 365 jours avant de recommencer le même manège…Remarquez, c’est partout ainsi, du moins, en région.
À chacun ses avantages!
***
Question du jour:
Qu’y a-t-il de plus merveilleux que d’avoir oublié ses clés à l’intérieur de son véhicule après deux heures de tennis qui se sont terminées sous la pluie?
Réponse:Avoir laissé son cellulaire à côté de ses clés…










lealou
15 juillet 2008
11h49
Ce qu’il y a de ”plus merveilleux” c’est d’avoir oublié ses clés dans l’auto…et réaliser que ton SEUL double se trouve dans le cendrier…de ton auto !!!!!!!!!!
Des fois, on a le goût de se teindre en brune :)
Catherine Doré
15 juillet 2008
11h51
@lealou
J’avoue que c’est assez impressionnant.
La question est: comment se fait-il que le double se trouvait là?
yale13
15 juillet 2008
13h18
Comment ça seulement 7 personnes au sans rendez vous, moi je suis de Lévis (en face de Québec) et il y a à chaque jour un médecin sans rendez vous, aucune idée comment il peut en prendre par jour mais c’est surement au moins 7… à l’heure. J’ai du mis rendre pendant 10 jours consécutifs (faire changer des pensements) et oui on devient un habitué; 1 livre et toujours là à 7h00 pour l’ouverture à 8h00 si on veut aller travailler un jour…
Je peux pas croire que pour tous ces types d’interventions il n’y a pas moyen d’avoir des cliniques privées où on paie, une fois par an même si c’est 100$ une visite il va avoir beaucoup de monde qui vont y aller. Resterait à trouver plus de médecins pour combler le besoin, persuader qu’il y en a des très bons dans le monde qui voudraient quitter leur pays pour venir ici….. mais ça faut pas en parler car c’est comme une vache sacrée au Québec. Aussi bien avoir une vraie médecine à deux vitesses qu’un système public que beaucoup de gens importants arrivent à contourner (Ex de M. Jean Coutu)
yale13
15 juillet 2008
13h20
Remplir la piscine, partir faire des commissions, croiser des amis, aller souper chez eux, revenir vers 1h00 du matin et voir que ça fait environ 6 heures que la piscine déborde un peu partout… une chance qu’on n’a pas à dire notre nom :)
martine_h
15 juillet 2008
16h33
Le service de santé en région occasionne suffisamment de frustrations comme cela. Quelle serait alors la solution face à cette constante pénurie de personnel médical? Des cliniques privées? Pourraient-elles par ailleurs voir le jour?
Une petite idée (farfelue pour certains): ne pourrions-nous pas ouvrir une école de médecine dans la région du Saguenay? Ou de Rimouski? Il me semble que le fait d’avoir des programmes universitaires recherchés et enviables en région pourrait éventuellement attirer un plus grand nombre de personnes ressources dans différents domaines.
Juste une idée.
yale13
15 juillet 2008
17h00
@martineh
L’idée est intéressante c’est sur qu’une école en région va faire en sorte que des médecins vont y rester. Il serait bien de revoir le standard (moyenne académique) pour être médecin, une moyenne de 94% ou de 89% je pense que sur un médecin de famille on devrait s’arranger, de toute façon si le candidat passe à travers les études, peut impore ses notes au collégial il va surement faire la job.
volubill
15 juillet 2008
17h27
Côté bonne nouvelle :
Portes verrouillées, moteur en marche.
Donner un coup de fil à Communauto : gloung, le GPS déverrouille la porte côté passager :)
chbenoit
15 juillet 2008
19h48
Qu’y a-t’il de pire que de se rendre compte que l’on a oublié ses clés dans l’auto? C’est de se rendre compte que l’on a AUSSI oublié de fermer les lumières de son auto… après que le remorqueur soit parti!!! ARGHHH!!!
J’en ai encore honte!
Catherine Doré
16 juillet 2008
09h08
@ martine_h et yale13
Il y a déjà un programme de médecine à l’Université du Québec à Chicoutimi, en partenariat avec l’Université de Sherbrooke. Le but premier de ce programme est de sensibiliser les nouveaux médecins à la pratique en région. Le but non avoué: qu’ils tombent en amour avec la région et/ou un Saguenéen(ne) et qu’ils décident de rester…
vieux-loup
17 juillet 2008
08h07
Qu’y a-t’il de pire que de se rendre compte que l’on a oublié ses clés dans l’auto?
C’est de se rendre compte une fois revenu a la maison qu’on a oublie notre conjointe au centre d’achat.
martine_h
17 juillet 2008
11h47
Veuillez m’excuser pour mon ignorance. J’espère par ailleurs que ce programme aura un effet à la longue. D’autre part, je me demande vraiment quelle serait le meilleure solution pour résoudre ce problème qui ne semble pas se régler à la longue. Je ne peux pas croire que tous les médecins souhaitent allez vivrre à Montréal ou à Québec.
Un centre de recherche peut-être. Ou un centre de Mère-enfant? Je ne sais pas s’ils existent déjà mais il me semble que ce serait la moindre des choses,
Catherine Doré
17 juillet 2008
12h06
@martine_h
Allons, même ici, plusieurs l’ignorent!
Évidemment, ce programme serait utile dans toutes les régions, le hic: c’est dispendieux!
Par ailleurs, le Saguenay possède une biobanque, où l’ADN de milliers de Québécois est ’stocké’, en plus de CORAMH, un centre de recherche sur les maladies héréditaires.
Mais allez savoir pourquoi, les médecins de famille sont raaaaaaareeees!
sassenach
17 juillet 2008
14h07
Pour la pénurie de médecin c’est vraiment pas un cadeau. J’ai déjà voulu aller voir un médecin sans rendez-vous à Drummondville un samedi. La seule solution qui s’offrait à moi était l’hôpital pour attendre un minimum de 12 heures. Et on peut s’entendre que Drummondville c’est pas St-Profond des creux. Finalement je suis allée à la pharmacie. La pharmacienne m’a donné qqc pour attendre jusqu’au lendemain pour que je puisse aller à la clinique à Montréal. Comme je quittais la pharmacie, il y a un homme qui est arrivé avec la main en sang et il ne voulait pas aller perdre 12 heures à l’hôpital.
Pourquoi la médecine est tellement contingenté quand nous manqueons tellement de médecin. Si la personne réussi sur le plan académique aux études de médecines, pourquoi elle ne serait pas un bon médecin. J’ai un ami qui voulait devenir médecin. Refusé car il avait juste dans les 80. Décide de faire un bac en micro-biologie se disant que c’est pas perdu et que ça va lui aider plus tard en médecine. Fini son bac, encore refusé en médecine, pas assez de bonne notes. Il était assez bon pour faire de la recherche pour trouver un remède contre le cancer mais pas assez bon pour traiter une otite. En plus c’est un gars originaire de Jonquière et qui voulait retourner absolument dans sa région.