
(Photo de la NASA)
Chris Hadfield est revenu sur Terre hier soir, après un passage remarqué à la Station spatiale internationale (ISS pour les intimes…). Pendant ce temps, sur le plancher des vaches, certains observateurs soutiennent que ces missions sont inutiles, qu’on pourrait remplacer les missions habitées par des robots ou des satellites.
Bleuh.
Chris Hadfield est devenu une véritable star du web grâce à ses diverses interventions sur Twitter. Je faisais partie des nombreuses personnes qui suivaient assidûment les aventures du Canadien dans l’espace. Des photos des plus grandes villes du monde illuminées, des capsules «comment on fait telle affaire dans l’espace 101», des séances questions-réponses… tout était intéressant.
Je suis persuadée qu’il a réussi à intéresser des centaines de jeunes aux sciences. Et ça, c’est déjà une victoire.
Il y a quelques semaines, j’avais rencontré les coprésidentes d’honneur de la grande finale québécoise d’Expo-sciences, Catherine Munger et Catherine Laprise. La première est chef de service en environnement chez Rio Tinto Alcan, la deuxième détient, entre autres la Chaire de recherche du Canada sur l’étude des déterminants génétiques de l’asthme. Les deux femmes déploraient que les sciences soient présentées de façon si peu attrayante pour les élèves du secondaire. Elles avaient raison.
Sans fausse modestie, j’ai toujours eu de la facilité à l’école. Pourtant, quand est venu le temps de faire mes choix d’options, en secondaire V, j’ai opté pour l’histoire, l’espagnol et le défunt français journalisme plutôt que la physique, bio, et les horribles maths. (Mmes Munger et Laprise m’ont avoué qu’elles n’ont jamais réutilisé les trucs appris dans les cours de math dans leur carrière!)
Je ne regrette absolument pas mon choix de carrière. Loin de là! Mais, dernièrement, j’ai réalisé à quel point j’aimerais connaître davantage les sciences. J’ai envie de savoir comment ça marche. J’ai toujours été intéressé par les découvertes scientifiques (j’en ai partagé plusieurs ici d’ailleurs). Mais parfois j’aimerais me souvenir des notions de base apprises au secondaire, vous savez, quand votre cerveau décide de remplacer vos connaissances par des affaires hautement inutiles, comme les paroles des chansons des films de Disney…
Bref, j’ai une amie enseignante qui travaille aussi dans les camps des Débrouillards. J’envie les tas d’expériences loufoques qu’elle fait chaque fois avec les jeunes. Sincèrement. Une fois, elle avait mis en ligne une photo d’un ballon de fête gonflé transpercé par des brochettes de bois. Confession: j’aurais aimé connaître le truc avant de le googler. C’est quand même une expérience destinée aux enfants!
Heureusement, il n’y a pas d’âge pour apprendre. La question est de savoir par où commencer!

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