Le courrier du voyageur

Lundi 7 mai 2012 | Mise en ligne à 9h21 | Commenter Commentaires (2)

L’Inde, de Bénarès à Bombay

Q : Mon mari et moi planifions un voyage d’un mois en Inde du Nord. Pourriez-vous nous suggérer un itinéraire? Faut-il privilégier le train ou l’avion pour se déplacer là-bas? Et, sur place, devrions-nous réserver des tours guidés en groupe ou nous adresser à des guides locaux privés ? Le mois de février est-il une bonne période ?
Louise Vincent Laval

R : Les circuits classiques du Nord de l’Inde se cantonnent généralement à deux États l’Uttar Pradesh et le Rajasthan, ce dernier étant le plus peuplé et le plus coloré du pays. Comme vous arriverez à Delhi, après une visite de la ville (le fort Rouge, le Qutb Minar, la mosquée Jama Masjid, le tombeau d’Humayun et, pour le magasinage, Connaught Place à New Delhi), prenez un vol pour la ville sainte de Bénarès (Varanasi), puis revenez vers l’Ouest en prévoyant des étapes à Khajuraho (quelques-uns des plus beaux temples du pays), Agra (le Taj Mahal) et, au Rajasthan, Jaipur (la ville rose et son palais des Vents), Bikaner (la ville du désert), Jaisalmer (ses temples hindous et jaïns), Jodhpour (la «ville bleue») et Udaipur (au bord de son lac,elle est considérée comme la ville la plus romantique du sous-continent).

Prenez ensuite le train pour Bombay (Mumbai), en vous arrêtant une journée à Ahmedabad, notamment pour visiter l’ashram Sabarmati, où Gandhi séjourna pendant sa lutte pour l’indépendance. Comme vous disposez d’un mois, vous auriez probablement le temps de faire une incursion au Pendjab, depuis Delhi, pour visiter Amritsar, ville sainte des Sikhs (les touristes sont bien accueillis dans leur fabuleux Temple d’Or) et Chandigarh, la ville conçue par Le Corbusier.

Quelques suggestions, en passant : la région de Shekhayati, au nord de Jaipur, pour ses grandes demeures (les haveli) aux superbes fresques; Dharavi, le plus grand bidonville d’Asie, à Bombay (l’agence Reality Tours and Travel, y propose des visites guidées – voir www.realitytoursandtravel.com); essayer l’hébergement chez l’habitant, notamment au Rajasthan (deux suggestions : Little garden Guest House à Udaipur et Mud Mirror Guest House à Jaisalmer); loger dans un ancien palais sans se ruiner (le Lallgarh Palace à Bikaner et le Raj Palace à Jaipur) et une ballade de deux jours en chameau dans le désert du Thar arrangée par une agence locale à Jaisalmer.

Pour vos déplacements, le train sera le moyen de transport le plus approprié. Consultez les tarifs et les horaires sur le site des Indian Railways (www.indianrail.gov.in). Pour les plus longs trajets (Delhi/Bénarès et Bombay/Delhi, par exemple), l’avion s’impose. Entre autres compagnies à bas tarifs actives dans ce pays : Jet Airways (www.jetairways.com), Indigo (www.goindigo.in) et Kingfisher (www.flykingfisher.com ). Et en partant en février, vous éviterez les chaleurs écrasantes.

Personnellement, je préfère les guides locaux aux excursions vendues par les agences, mais on risque toujours de tomber sur quelqu’un de désagréable qui vous fera passer le plus de temps possible dans les bazars où il perçoit des commissions sur les achats. Je suggérerais donc d’alterner les deux formules. Vous trouverez une liste de guides sur le site www.privateguide.com. Ne réservez pas leurs services pour toute la durée du voyage, car un professionnel actif à Delhi ne connaîtra probablement pas grand-chose de Mumbaï ou d’Agra. Pour repérer une agence de voyages fiable, consultez la liste des agences agréées sur le site du ministère du Tourisme de l’Inde (http://tourism.gov.in, dans la section «Travel Trade»).

La Presse a consacré un dossier spécial à l’Inde en décembre 2010.Il y est notamment question des destinations évoquées ci-dessus. Tout récemment, le cahier Voyage a publié un «48 heures à Bombay», dans lequel il est notamment question d’une visite du Bidonville de Dharavi. Vous trouverez ces articles et plusieurs autres en choisissant la destination «Inde» sur la page «Voyage» de Cyberpresse (www.cyberpresse.ca).

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Vendredi 4 mai 2012 | Mise en ligne à 8h44 | Commenter Aucun commentaire

Des concierges pour remplacer les agents de voyages?

Les compagnies aériennes auraient-elles trouvé un nouveau moyen pour écarter les agents de voyages du processus de distribution? Le quotidien USA Today consacrait récemment un article aux «concierges de voyage», notant que plusieurs transporteurs proposent maintenant des services de «conciergerie» (dans le sens des concierges d’hôtel) pour aider leurs passagers qui ont besoin de réservations.

Ainsi, la compagnie à rabais JetBlue a lancé un service «Concierge sur appel» (Concierge on Call», en partenariat avec Alliance Global Assistance, une entreprise spécialisée qui offre certains services habituellement dispensés par les agences de voyages traditionnelle, soit la réservation d’hôtels, de voitures, etc… Spirit Airlines a conclu une entente similaire avec une compagnie active dans le même créneau : MyAssist, qui assure également un service de réservation de billets de spectacles. Coût : 9,99 $ par voyage. Et le quotidien rappelle également qu’Air Canada emploie plusieurs dizaines de concierges qui assistent les passagers de la classe Affaires ayant besoin de réservations à leur arrivée dans les principales destinations desservies par le transporteur.

Dans le même ordre d’idée, American Airlines assure un service d’assistance «cinq étoiles» dans 14 grands aéroports de la planète, moyennant des frais de 125 $ par personne. United Airlines assure le même type de service gratuitement à ses clients les plus assidus, via son programme Global Services. Et Virgin America emploie des concierges aux aéroports de Los Angeles et de New York JFK.

USA Today semble suggérer que ces nouvelles façons de faire ont un impact désastreux sur les agences traditionnelles : dans l’article en question, le quotidien note qu’alors que 29 522 agences étaient affiliées à l’ARC (Airlines Reporting Corp. – l’organisme qui perçoit les paiements des agences au nom des compagnies aériennes), en 2002, elles ne sont plus que 14 052, aujourd’hui.

Or, s’il y a effectivement un lien de cause à effet, cela ne veut pas dire que la moitié des agences américaines ont fermé leurs portes. C’est simplement qu’elles vendent de moins en moins de billets d’avion et n’éprouvent plus le besoin d’être accréditées à l’ARC. Un récente étude publiée par l’ASTA (American Society of Travel Agents) révélait que les billets d’avion ne comptaient même plus pour le quart des ventes (23%, en fait) des agences américaines, alors que 20 ans plus tôt, on parlait plutôt de 60%. En revanche, les agents de voyages vendent de plus en plus de croisières (31% de leur chiffre d’affaires en 2011) et de forfaits à la carte (également 23% de leur chiffre d’affaires).

l’ASTA rappelle également que 55% des agences américaines ont déclaré des profits en 2011, soit 2% de plus qu’en 2007. Au Québec, loin de diminuer, le chiffre d’affaires des affaires augmente régulièrement depuis 2003.

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Mercredi 2 mai 2012 | Mise en ligne à 13h09 | Commenter Commentaires (4)

Conseils pour le Bas du fleuve

Margaret Friesen, qui prépare un voyage par la route de Montréal à Halifax, via la vallée de la Matapédia, me demande de lui suggérer un itinéraire qui lui permettrait d’éviter les grandes routes, entre Québec et Sainte-Flavie. Malheureusement, je n’ai aucun conseil original à lui dispenser, sinon celui d’éviter l’autoroute 20 entre Québec et Rivière-du-Loup, pour emprunter plutôt la route 132, qui longe le fleuve en traversant certains des plus jolis villages de la province. Des villages qui ont pour noms Beaumont, St-Michel-de-Bellechasse (où on trouve de très belles maisons patrimoniales), Berthier-sur-Mer, St-Jean-Port-Joli, Kamouraska et j’en oublie.

Quelques conseils quand même… À Rivière-Ouelle, prendre le chemin de la Pointe qui mène jusqu’à un quai au bout duquel on a l’impression de se trouver au milieu de la mer. Et continuer en longeant le fleuve, très à l’écart de la «132», jusqu’à St-Denis, où il faut bien revenir sur la grand-route.

De la même manière, il vaut la peine de quitter la route à St-Fabien pour aller jeter un coup d’œil au village de villégiature de St-Fabien-sur-Mer et, naturellement, sur le parc national du Bic qui se trouve juste à côté. Après Rimouski, la petite station de villégiature de Ste-Luce mérite aussi qu’on s’y arrête.

Et si on dispose de suffisamment de temps pour flâner, il ne faut pas manquer, à Montmagny, de participer à une des excursions vers la Grosse-Île, qui servit de centre de quarantaine, au XIXe siècle, pour les immigrants qui arrivaient d’Europe, ou encore de prendre le traversier pour l’île aux Grues que l’on explorera avec un des vélos proposés en location près du quai où l’on accoste.

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