Le courrier du voyageur

Archive de la catégorie ‘Général’

Mercredi 4 avril 2012 | Mise en ligne à 10h25 | Commenter Commentaires (5)

Faut-il éviter le vol 191?

Une nouvelle phobie est en train de naître aux États-Unis et elle se propagera vraisemblablement au reste de la planète à la vitesse d’un jet : la peur du vol 191. Le virus a commencé à se propager le 27 mars dernier. Ce jour-là, un pilote de la compagnie JetBlue âgé de 49 ans, Clayton Osbon, a commencé à tenir des propos incohérents, alors qu’il était aux commandes du vol 191 reliant New York à Las Vegas.

Invoquant l’Irak, Al-Qaïda, la menace terroriste, etc… le commandant Osbon a notamment recommandé aux passagers de faire leurs prières, une injonction qui, convenons-en, est autrement perturbante que l’habituelle exhortation à boucler les ceintures de sécurité en cas de turbulences.

Ici, c’était le commandant qui menaçait de créer des turbulences. Profitant du fait qu’il partait aux toilettes, le copilote s’est enfermé dans le cockpit et a demandé aux passagers de le maîtriser. L’avion a rapidement atterrit à Amarillo, au Texas, où le FBI a pris le pilote perturbé en charge.

Si tout s’est bien terminé dans le cas du vol de JetBlue, ce n’est pas le cas d’autres vols portant le même numéro 191. Depuis une semaine, plusieurs journalistes américains et de nombreux blogueurs relèvent d’inquiétantes occurrences concernant ce code numérique à trois chiffres.

Cela a commencé avec un vol expérimental d’un prototype supersonique de la Nasa : le X-15. En novembre 1967, le vol Nasa 191 s’est subitement mis en vrille après avoir atteint la vitesse de Match 3 à 81 000 mètres d’altitude. Il s’est écrasé dans un désert, en Californie.

Cinq ans plus tard, le vol Prinair 191 crashait en atterrissant à l’aéroport de Ponce, à Porto Rico, faisant cinq morts sur les 20 passagers et membres d’équipages. Prinair est une petite compagnie de Porto Rico qui exploitait de petits avions turbopropulsés. Elle a cessé ses opérations au début des années 2000.

Le 25 mai 1979, c’était au tour du vol American Airlines 191 de s’écraser juste après avoir décollé de l’aéroport O’Hare, à Chicago. L’appareil, un gros-porteur DC10, transportait 258 passagers et 13 membres d’équipage. Aucun n’a survécu. Il s’agissait alors de la pire tragédie aérienne survenue aux États-Unis. Un «titre» qu’elle a gardé jusqu’au 11 septembre 2001 (encore cette coexistence des chiffres «9» et «1»!).

Le 2 août 1985, un autre gros porteur,un Lockheed 1011 de la compagnie Delta Airlines, s’écrasait alors qu’il était en approche finale de l’aéroport de Dallas, au Texas. Bilan : 134 morts (sans compter deux blessés graves qui sont décédés quelques semaines plus tard) sur un total de 163 passagers et membres d’équipages. Il portait le numéro de vol Delta 191.

Plus récemment – le 27 août 2006 – c’était au tour d’un appareil de la filiale de Delta, le transporteur régional Comair, de s’écraser près de Lexington, au Kentucky. Le vol Comair 191 (assuré par un Regional Jet de Bombardier) transportait 52 personnes. Une seule a survécu : le copilote.

Le dernier incident à signaler pour un vol affublé du code numérique 191 est celui survenu à l’appareil de JetBlue dont le commandant de bord a perdu la boule. Cette fois, les passagers en ont été quitte pour la peur.

Troublantes occurrences, quand même!

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Dans son étude annuelle consacrée à l’évolution des tarifs hôteliers dans tous les pays du monde – Hotels Price Index 2011 – le site Hotels.com identifie Bangkok, Varsovie et Shanghai parmi les villes où les hôtels classés quatre ou trois étoiles proposent leurs chambres aux prix les plus raisonnables. Ainsi, à Bangkok et à Varsovie, le prix moyen de la chambre dans un quatre se chiffre à 98 $ US et 99 $ US respectivement. Dans les «trois étoiles» de la capitale thaïlandaise, la chambre se détaille, en moyenne, à 50 $.

À titre de comparaison, le tarif moyen d’un quatre étoiles à Paris s’élève à 248 $, alors qu’un trois étoiles coûtera, en moyenne, 172 $. À Montréal, il faut compter 219 $ et 164 $ pour se loger dans des établissements de mêmes catégories.

Les autres grandes destinations touristiques où les hôtels pratiquent des prix nettement inférieurs aux normes du marché international sont Shanghai et Beijing (68 $ et 70 $ pour un trois étoiles), Las Vegas (73 $), New Delhi (73 $) et Budapest (79 $). Dans des villes très touristiques comme Prague et Lisbonne on peut se loger dans des trois étoiles à des tarifs moyens de 94 $ et 97 $.

Quant au luxe à prix abordable, c’est dans des villes comme Varsovie, Marrakech, Bruxelles ou Budapest qu’on le trouvera. Dans ces destinations, le tarif moyen des chambres dans des établissements classés cinq étoiles est inférieur à 180 $ la nuit. Il se chiffre à 148 $ à Varsovie, 166 $ à Marrakech, 168 $ à Bruxelles et 173 $ à Budapest. Les hôtels luxueux de Beijing (179 $), Le Caire (192 $), Lisbonne (192 $), Berlin (196 $) et Bangkok (193 $) proposent également leurs chambres à des prix inférieurs à 200 $, alors qu’à Paris, par exemple, les palaces facturent la nuitée à 519 $, en moyenne.

Cet Hotels Price Index est établi en compilant les tarifs obtenus par les usagers du site Hotels.com dans 142 000 hôtels répartis entre 80 pays. Il dresse notamment la liste des destinations où les tarifs hôteliers ont baissé le plus et, inversement, celles où les prix ont le plus augmenté.

Les résultats traduisent la désaffection des touristes internationaux à l’égard des destinations touchées par le «printemps arabe» ou par d’autres événements, comme le tsunami qui a frappé le Japon. Ainsi, à Tunis, on enregistre une baisse des tarifs de l’ordre de 28%. À Louxor, la baisse est de 29% et à Sharm-el-Sheikh de 26%. Beyrouth a également été fort affectée, avec une chute tarifaire de 23%. À Osaka, la baisse était de 7% et à Kyoto, de 4%. L’Afrique du Sud enregistre également des réductions de tarifs importantes : des baisses de 16% à Johannesburg et de 15% au Cap.

Les plus chères et les moins chères au Canada
Dans l’ensemble du Canada, les tarifs ont augmenté de 1%, en moyenne. Mais la hausse s’est chiffrée à 4% à Toronto et à 5% à Montréal, ce qui reflète une poussée de la demande en 2011.

Deux destinations québécoises figurent sur la liste des villes les plus chères du pays : Mont-Tremblant (3e derrière Lac Louise et Blue Mountains, en Ontario, avec un tarif moyen de 198 $ la chambre) et Québec (8e derrière Whistler, avec un tarif moyen de 174 $).

Les villes les moins chères (par exemple Cambridge, en Ontario avec une moyenne de 88 $ ou Bathurst, au Nouveau-Brunswick, avec 108 $), ne sont pas réputées être de grandes destinations touristiques.

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Mardi 6 mars 2012 | Mise en ligne à 17h25 | Commenter Commentaires (23)

Les pires touristes sont les Américains

Selon un sondage mené en février, dans cinq pays, par la firme Mandala Research, les touristes les plus désagréables en voyage seraient les Américains. Et ce sont les Américains qui le disent. Les Canadiens sont d’accord. Mais les Irlandais estiment que leurs voisins britanniques sont pires, tandis que ces derniers pointent plutôt du doigt les Allemands.

20% des Américains estiment que leurs compatriotes sont les pires touristes à l’étranger (et 39% des Canadiens sont de cet avis), suivis par les Chinois (15%), les Français (14%), les Japonais (12%) et les Russes (11%). Outre les Américains, les Canadiens en voyage n’aiment pas beaucoup côtoyer les Chinois (18%), les Français (12%) et les Indiens (11%).

Le sondage a le mérite de faire voler en éclats le mythe voulant que les Américains ne voyagent pas beaucoup parce qu’ils sont peu nombreux à détenir un passeport. Près de huit Américains sur 10 (78%) ont visité au moins un pays étranger et six sur 10 (61%) en ont visité plusieurs. 36% d’entre eux ont découvert au moins quatre pays étrangers.

Naturellement, les Canadiens sont de plus grands voyageurs, puisque 89% de nos compatriotes ont déjà voyagé à l’étranger et que plus de la moitié (54%) ont mis les pieds dans plus de trois pays étrangers. En moyenne, les Canadiens ont voyagé dans cinq destinations étrangères (4,9, exactement).

L’étude nous apprend encore que les principaux sites touristiques que les Américains rêvent de découvrir sont, dans l’ordre, la Grande Barrière d’Australie, la tour Eiffel, les Pyramides d’Égypte, le Colisée de Rome, et DusneyWorld.
Quelque 5600 personnes ont été interrogées par Mandala Research aux États-Unis, au Canada, au Royaume-Uni, en Australie et en Irlande.

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