Le courrier du voyageur

Archive de la catégorie ‘Courrier’

Mercredi 26 septembre 2012 | Mise en ligne à 9h26 | Commenter Commentaires (6)

Où se faire faire des habits sur mesure dans le monde ?

Édith Bernier, qui part un Inde en compagnie d’une amie, voudrait se faire confectionner des vêtements indiens sur mesure. Comme elles arrivent à Mumbai, elle me demande de lui recommander un quartier où elles pourraient trouver une concentration de tailleurs capables de travailler rapidement.

Il n’y a pas, à Mumbai de concentration de tailleurs comme c’est le cas à Bangkok, par exemple, ou, dans une moindre mesure, autour de Connaught Place, à Delhi. Par contre, on trouve plusieurs boutiques de tailleurs dans le quartier occidentalisé de Colaba, où se trouve le fameux Taj Mahal Palace. Deux noms : KK Tailors et Kachins. Mais ce sont des tailleurs haut de gamme. On peut trouver moins cher autour du grand marché aux tissus de Mangaldas, lui-même situé près du fameux Crawford Market. On y choisit ses tissus et les vendeurs réfèreront un tailleur des environs qui pourra confectionner rapidement le sari ou tout autre type de vêtement.

Ce qui m’amène à évoquer les endroits dans le monde où on peut se faire faire des habits sur mesure. Je passerai rapidement sur la célèbre Savile Row, dans le quartier londonien de Mayfair, où officient une vingtaine de tailleurs pour hommes qui doivent leur réputation à leur savoir-faire davantage qu’à la modicité de leurs tarifs.

Hong Kong, longtemps réputée pour ses artisans capables de tailler habilement une robe ou un costume en moins de temps qu’il n’en fait pour atteindre le sommet du Victoria Peak en funiculaire, n’a plus la cote, auprès des touristes. Les tarifs des tailleurs locaux ont épousé une courbe parallèle à celle du coût de la vie local.

Les deux hauts lieux du sur-mesure sont aujourd’hui Bangkok et la petite ville de Hoi An, au Vietnam.
À Bangkok, des dizaines de tailleurs – Indiens, pour la plupart – se sont installés sur Sukhumvit Road, la grande artère commerciale qui, le soir venu, se transforme en marché à ciel ouvert. Des noms : Empire Tailors, Rajawongse Clothier, Raja’s Fashion Crown, Tailor on Ten… Mais il y en a des dizaines.

Au Vietnam, la petite ville de Hoi An, située sur la Route Mandarine, à une trentaine de kilomètres au sud de Da Nang, mérite le détour pour deux raisons : son patrimoine architectural exceptionnel (la ville est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO), et pour ceux qui sont intéressés, ses tailleurs travaillant sur mesure. La majorité sont concentrés sur une artère un peu excentrée : Cua Dai.

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Dimanche 23 septembre 2012 | Mise en ligne à 10h10 | Commenter Aucun commentaire

La plus belle route panoramique d’Italie

Q: Nous planifions un voyage de deux semaines sur la côte amalfitaine et dans la région de Pompéi, en mai 2013. Serait-il préférable d’atterrir à Rome et y passer quelques jours (nous avons déjà visité la cité antique, la chapelle Sixtine, le musée du Vatican et la fontaine de Trévi lors d’un précédent voyage), ou plutôt à Naples? Quels sont les points d’intérêt à ne pas manquer? Devrions-nous louer une voiture ou voyager par train ou autobus?
France Lebrun

R : Bien qu’il vous reste beaucoup de choses à visiter à Rome, je vous recommanderais plutôt de vous concentrer sur la côte amalfitaine et la région du golfe de Naples, où vous n’aurez pas assez de deux semaines pour épuiser la liste des points d’intérêts à visiter. La côte amalfitaine, elle-même, cette petite bande de littoral d’une cinquantaine de kilomètres, entre Positano à Salerne, aurait de quoi vous occuper près d’une semaine.

Il faut y visiter Amalfi (le Duomo et le village voisin d’Atrani qu’on peut rejoindre à pied), Ravello (le Duomo, les villas Cimbrone et Ruffolo) et Salerne (le bord de mer, le Duomo, la via dei Mercanti), autant de localités qui méritent chacune une journée d’excursion, si, en plus des visites de rigueur, vous vous attardez à flâner dans leurs rues et à vous prélasser sur leurs terrasses.

Je recommande que vous vous installiez à Positano (ou à Praiano, juste à côté) pour trois raisons : la beauté du site, puisque ce village de 4000 habitant est, selon moi, le plus beau de toutes les stations de cette côte ; les facilités d’hébergement, puisque vous y trouverez un vaste choix d’appartements à louer sur les hauteurs, avec des vues sublimes de la mer et du village ; la situation, puisqu’il est commodément situé entre Salerne, d’une part et Sorrente (à 22 kilomètres) d’autre part.

En effet, cette dernière ville ne se trouve pas sur la côte amalfitaine, qui ourle le golfe de Salerne, mais de l’autre côté d’une péninsule, sur le golfe de Naples. Elle mérite qu’on lui consacre deux jours de découverte, pas nécessairement consécutifs, le premier pour explorer la ville, le second pour découvrir les villages de sa presqu’île (Capo di Sorrento, Termini, Sant’Agata…).

Même si la route de corniche qui longe la côte amalfitaine est une des plus belles d’Italie (la plus belle, à mon sens), il serait dommage de ne pas déborder sur l’arrière pays en empruntant un des sentiers de randonnées balisés qui serpentent sur les hauteurs en ménageant des fenêtres sur des paysages que le touriste moyen entrevoit rarement. Le sentier qui relie Positano à Agerola, par exemple, ou celui qui va de Positano à Praiano.

Ce ne sont pas les incontournables qui manquent pour meubler le reste de votre séjour. Car il faudra que vous alliez passer une journée à Capri et une autre à Ischia, l’autre très belle île du golfe de Naples. Toutes deux sont facilement accessibles par traversier au départ de Sorrente (et de Positano, pour Capri).

En fait, mieux vaudrait consacrer deux jours à l’île de Capri, ce qui, outre la ville éponyme, la villa Jovis (où résidait l’empereur Tibère) et l’excursion en bateau au départ du port de Marina Grande vers la grotte Bleue, vous permettrait aussi de découvrir le village d’Anacapri, la villa San Michele et la grimpée (à pied ou en funiculaire), au mont Solaro, d’où la vue porte jusqu’à Naples et Salerne. Si vous êtes en forme, il faudra marcher de Capri à Anacapri par le sentier du Passetiello qui franchit l’arête rocheuse séparant l’île en deux et passe par la vallée de Cetrella.

Moins éblouissante que Capri, Ischia n’en est pas moins incontournable. Une journée suffit pour déambuler dans la ville d’Ischia et l’île fortifiée du château et (à condition de louer une vespa ou une voiture) de faire le tour de l’île.

Situées, respectivement, à 30 et 40 kilomètres de Positano, Pompéi et Herculanum sont deux autres sites incontournables. Comme Pompéi était une grande ville pour l’Antiquité (25 000 habitants), le site est assez étendu et une journée ne suffit pas à en épuiser les points d’intérêt. Il faudra donc vous concentrer sur la villa des Mystères, qui est le bâtiment le mieux conservé, les thermes de Stabies, la maison des Vettii (pour les superbes peintures) et, s’il vous reste du temps, la maison du Faune.

Vous devrez peut-être, faute de temps, négliger Herculanum (ainsi qu’un autre site fabuleux, Paestum, qui n’est pas très loin), mais il faudra impérativement passer une journée à Naples qui, malgré tous les défauts qu’on lui prête, est une des cités les plus intéressantes d’Italie. Comme il s’agit d’une grande ville (2,5 millions d’habitants), il est impossible d’en épuiser les curiosités en une journée, L’idéal est de se cantonner à la vieille ville, aux alentours de la piazza del Municipio, dans le centre, et à un musée (la galerie di Capodimonte est un des plus beaux d’Italie).

En ce qui concerne le transport aérien, vous aurez le choix entre des vols directs au départ de Montréal vers Rome, avec Air Canada et Air Transat, ou encore de prendre une compagnie comme Air France, KLM ou British Airways, qui assurent des liaisons vers Naples depuis leurs plaques tournantes respectives. Dans les deux cas, vous pourrez prendre le train jusqu’à Sorrente (mais en venant de Rome, il faut changer à Naples).

Sur la côte amalfitaine, je déconseille la location de voiture, car il est toujours très difficile de stationner : les routes et les rues sont très étroites et, sauf exception, les villas ou appartements de location ne disposent pas de stationnements. En outre, les centres de certaines villes (Sorrente, Salerne, Amalfi) sont interdits aux voitures des non-résidents.
Tous les endroits mentionnés ci-dessus sont facilement accessibles par bus (la SITA) depuis Positano, même s’il faut changer à Sorrente ou Salerne pour les endroits plus éloignés (Pompéi, Naples…). Hormis Naples et Salerne (160 000 habitants), la plupart des localités mentionnées sont des gros villages (même Sorrente et Amalfi), qui se visitent bien à pied.

Quelques adresses pour trouver un appartement ou une villa sur la côte amalfitaine : www.summerinitaly.com; www.italy-rental-villa.net; www.vrbo.com; www.abritel.com; www.homelidays.com.

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Mercredi 19 septembre 2012 | Mise en ligne à 15h28 | Commenter Commentaires (4)

Les joies de l’hiver au Québec

Q : Nous accueillerons des visiteurs australiens qui seront de passage l’hiver prochain afin de découvrir les joies du froid et de la neige. Nous ne savons trop que leur proposer et vos suggestions seraient les bienvenues afin que nous puissions les conseiller judicieusement.
Sylvie Mercier

R : Les étrangers de passage chez nous en hiver apprécient généralement ce qu’il est convenu de désigner sous le nom de « multi-activités». Ce qui consiste à expérimenter à petites doses chacune des activités associées à notre hiver : raquette, ski de fond, traîneau à chien, motoneige, patinage sur glace, pêche blanche…

La plupart des «hôtels de la forêt», notamment le Sacacomie (www.sacacomie.com) et le Lac-à-l’Eau-Claire (www.lacaleauclaire.com), en Mauricie, ou encore l’auberge du Lac Taureau (www.lactaureau.com), à St-Michel-des-Saints, proposent la gamme habituelle de plaisirs d’hiver, avec parfois quelques «suppléments», comme une randonnée en forêt en compagnie d’un trappeur ou la visite d’un site amérindien qui permet de constater comment les membres des «premières nations» affrontaient la saison froide. Mais beaucoup d’hôtels de villégiature des Laurentides, de la Mauricie et de quelques autres régions du Québec en font autant ou presque.

Pour une expérience plus approfondie, on peut se tourner vers des centres de vacances. Ainsi, les Toits du Monde (www.lestoitsdumonde.ca), à Nominingue, dans les Hautes Laurentides, propose des forfaits «trappeurs» ou des expéditions de traîneaux à chien de deux ou trois jours, en plus d’une formule d’hébergement originale (des cabanes dans les arbres). Le Centre d’Aventure Mattawin (www.centredaventuremattawin.com), situé entre Shawinigan et La Tuque, en Mauricie, offre des forfaits «coureurs des bois». Aventuraid (www.aventuraid.qc.ca), de Girardville, au Lac-St-Jean, dispose d’un parc à loups où plusieurs meutes de loups vivent en semi-liberté, tout en offrant le même type d’activités que les deux précédents. Je mentionnerai encore la Ferme 5 Étoiles (www.ferme5etoiles.com), de Sacré-Cœur, au bord du Saguenay, qui inclut l’observation de loups dans sa gamme d’activités hivernales.

Une étape à Québec s’impose, puisque la ville est si jolie sous la neige. Vos amis pourraient en profiter pour visiter au passage l’Hôtel de Glace (www.hoteldeglace-canada.com), édifié en banlieue nord de la ville, du 5 janvier au 24 mars, ne fut-ce que pour prendre un cocktail bien frais au bar.

Vous ne mentionnez pas s’ils font du ski alpin. Si c’est le cas, vous leur conseillerez d’aller passer une journée au Mont-Ste-Anne ou au Massif pour vivre l’expérience de descentes avec le fleuve en fond de décor. Enfin, vous n’indiquez pas à quelles dates ils séjourneront parmi nous. Si leur passage coïncide avec le Carnaval de Québec (du 1er au 17 février) ou à la Fête des Neiges de Montréal (du 19 janvier au 1er février), les activités (exposition de sculptures de glace, patinoires, notamment) proposées dans le cadre de ces événements les intéresseront certainement, sans parler de l’ambiance qui règne durant ces manifestations.

Je recommande que vous vous procuriez le guide Les joies de l’hiver au Québec, de Julie Brodeur, publié par les éditions Ulysse.

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