Le courrier du voyageur

Le courrier du voyageur - Auteur
  • André Désiront, collaboration spéciale

    Depuis 1984, André Désiront couvre l'actualité reliée au domaine du voyage pour un magazine spécialisé.
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    Dimanche 16 septembre 2012 | Mise en ligne à 15h07 | Commenter Commentaires (4)

    Une semaine de tourisme et de gourmandise à Lyon

    Q : Nous passerons sept jours à Lyon en octobre. Nous n’aurons pas d’auto. Nous aimerions obtenir de l’information sur les endroits qu’il faut absolument voir à Lyon et des suggestions d’excursions. Nous désirons aussi connaître les endroits où il est possible de goûter la cuisine locale à des prix abordables.
    Daniel Vallières

    R : Avec ses 174 bâtiments classés, le Vieux-Lyon concentre un des plus grands ensembles d’édifices de la Renaissance en Europe, ce qui lui a valu de figurer sur la liste du Patrimoine de l’UNESCO. Il faut y visiter la cathédrale St-Jean, se promener sur la rue St-Jean et dans les artères voisines, s’engager dans les traboules, ces passages couverts qui traversent les maisons, et grimper sur la colline de Fourvière par la Montée du Chemin-Neuf (ou par le funiculaire), pour le point de vue depuis l’esplanade de la basilique et pour le musée gallo-romain.

    Coincée entre la Saône et le Rhône, la presqu’île, est le cœur de la ville. Il faut donc y déambuler pour admirer quelques un des bâtiments les plus intéressants , notamment l’opéra, le théâtre des Célestins, la basilique St-Martin et, sur la place des Terreaux, l’hôtel de ville et le musée des Beaux-Arts, qui est un incontournable (notamment pour les statues de Rodin, Carpeaux, Bourdelle… dans le jardin). Là, c’est sur le rue Mercière qu’on trouve la plus grande concentration de bars et de restaurants.

    Il faut également grimper à la Croix-Rousse, ce quartier qui, pour l’ambiance, fait un peu penser au Plateau Mont-Royal, par la Montée de la Grande-Côte (ne pas manquer la cour des Voraces et le mur des Canuts). Sur la rive gauche du Rhône, le parc de la Tête-d’Or, la halle Tony-Garnier et le Musée urbain Tony-Garnier méritent également le déplacement, tout comme le quartier des Gratte-ciel accessible par la ligne A du métro, dans la banlieue de Villeurbanne.

    Avec le réseau des quatre lignes de métro et le faisceau de lignes de tramway qui le complémente, il est très facile d’accéder aux quartiers et sites mentionnés ci-dessus. En ce qui concerne les excursions à l’extérieur de la ville, par contre, sans voiture, vous pourrez difficilement partir à la découverte des vignobles du Beaujolais voisin. Mais la principale agglomération de ce terroir, Villefranche-sur-Saône, est facilement accessible en train (de préférence, le lundi, jour de marché), tout comme Vienne , qui abrite un beau centre historique et un théâtre romain. De la gare de Vaise (ligne D du métro), vous pourrez prendre un bus pour les villages du Mont-d’Or, notamment St-Romain et St-Cyr, qui méritent l’excursion.

    Le site de l’office de tourisme (www.lyon-france.com) dispense des informations qui vous seront utiles. On peut y commander des «Lyon City Cards», mais elle ne sont intéressantes que si vous avez l’intention de visiter beaucoup de musée. Si vous vous cantonnez à deux ou trois de ces institution, privilégiez les tickets de transport quotidien (4,80 euros, alors que la City Card coûte 41 euros pour trois jours).

    Pour goûter la cuisine locale, il faut, évidemment, fréquenter les fameux «bouchons» lyonnais. Ce sont des bistros sans prétention qui, au départ s’adressaient à une clientèle ouvrière (les «canuts», qui travaillaient sur les métiers à tisser la soie). Deux institutions : le Café des Fédérations et le Bouchon des Filles, tous deux situées dans le même secteur central (métro Hôtel-de-Ville). Au Bouchon des Filles, le service est généralement plus aimable que dans le premier.

    Quelques autres adresses : le Garet et son vis-à-vis, au Petit Bouchon–Chez Georges (également métro Hôtel-de-Ville), et le Bistro de St-Jean (Métro Vieux-Lyon-Cathédrale). Tous ces établissements proposent un menu fixe à des tarifs compris entre 15 à 30 euros et ils servent (mais pas seulement!) les spécialités lyonnaises comme les saucissons (le jésus de Lyon), le gratin de cardon, le cervelas des canuts (une recette au fromage blanc), le poulet au vinaigre, les quenelles de brochet et, en guise de desserts, les bugnes ou la tarte à la praline. Il s’agit d’une cuisine roborative, sans raffinement, mais savoureuse, servie copieusement.

    Pour une cuisine plus «moderne», toujours à prix abordable : Place de Sens (www.placedesens.fr), et, à la Croix-Rousse, Copains copines sur la colline. Un bar à vin où l’on sert de succulents tapas : l’Épice Comptoir (www.epiceriecomptoir.com), rue Dunoir dans le 3e arrondissement.

    Si votre budget vous permet une folie, il serait dommage de ne pas la commettre au restaurant du pape de la «Nouvelle cuisine», Paul Bocuse. Son établissement phare, l’Auberge du Pont de Collonges, logé à Collonges-au-Mont-d’Or, petite localité située à cinq kilomètres du centre-ville, sert quelques unes de ses recettes légendaires comme la soupe aux truffes noires, la salade de homard du Maine à la française, le loup en croute sauce Choron ou la volaille de Bresse en vessie. Le menu classique (quatre services) est facturé 145 euros par personne (sans les vins, naturellement!) et le menu bourgeois (cinq services), 185 euros.

    Mais entre 1994 et 2003, le plus célèbre cuisinier de France a ouvert cinq brasseries aux quatre coins de Lyon : Nord, Sud, Est, Ouest et Argenson (www.nordsudbrasseries.com). On y sert le type de cuisine qu’il préconise (tout est dans la fraîcheur et la qualité des aliments) à des prix plus que raisonnables : 20,30 euros par personne pour la formule «deux plats» et 23,90 euros pour la formule «trois plats».


    • Cette ville est absolument MAGNIFIQUE! Pour les amateurs de F1 il y a aussi un simulateur de formule 1 a Lyon i-Way-World c’est a faire pour les mordus.

    • Il y a aussi deux musées qui méritent un détour. Le musée gallo-romain qui est tout près de la basilique de Fourvière et le château des Frères Lumière, dans le 8ème arrondissement(station Monplaisir-Lumière). Ce musée nous transporte à la création de la première machine à images vivantes, ce qui deviendra le cinéma. À voir absolument!

    • A voir également la Fête des Lumières, cette année du 6 au 12 décembre, de nombreuses animations dans toute la ville, de nuit c’est superbe, mais c’est vrai que ça ne colle pas avec les dates du séjour, malheureusement.

    • Je ne suis pas un fan du Routard, mais dans ce dernier il y a une promenade qui vous fait passer par les traboules. Ce sont des passages entre les maisons et les cours intérieur principalement dans la Croix Rousse, qui servaient à transporter les balles de tissus d’un endroit à l’autre.

      Un bouchon sympa, La Mère Jean et pour une brasserie, Chez George, Des classiques, mais toujours très bien.

      Lyon c’est la ville des fresques également, il y en a partout.

      La descente dans la roseraie de Notre-Dame de Fourvière vers le vieux Lyon est superbe, même en octobre.

      Bonne visite.

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