Le courrier du voyageur

Archive, septembre 2012

Dimanche 30 septembre 2012 | Mise en ligne à 14h45 | Commenter Commentaires (2)

La Polynésie française au-delà de Bora Bora et Moorea

Q : Nous planifions un voyage en Polynésie française pour célébrer nos 30 ans de mariage. Nous voulons voir Moorea et Bora Bora, mais nous aimerions également visiter d’autres îles et en apprendre davantage sur la culture polynésienne. Bref, nous voulons à la fois combiner, plage, visites et culture. Nous comptons partir deux semaines, peut-être trois. Quelle est la meilleure période de l’année et quel budget devrions-nous prévoir ? Quelles sont les agences montréalaises spécialisées dans ces destinations ?
Jeanine et Jean-François Gagné

R : Plusieurs grossistes québécois (qui font revendre leurs produits par toutes les agences) ont développé une spécialité sur cette partie du Pacifique Sud. Je mentionnerai, notamment Tours Chanteclerc, Boomerang Tours, Tous Hai, Voyages Cassis et Vacances Air Canada. Du côté des agences, Uniktour et Passion Nomade (une division de Club Voyages Repentigny) programment également plusieurs forfaits pour la Polynésie française.

Quant à la meilleure période de l’année, ce sont les six mois de mai à octobre. Pendant l’été austral (qui correspond à notre hiver), les précipitations sont plus abondantes et il peut pleuvoir plusieurs jours d’affilée.

Maintenant, il faut s’entendre sur le terme de «Polynésie française». Cette région du Pacifique Sud regroupe plus d’une demi-douzaine d’archipels éparpillés sur une superficie aussi grande que l’Europe. Les trois plus connus sont les îles de la Société (avec notamment Tahiti, Moorea et Bora Bora), les Marquises et les Tuamotu.

Les forfaits les plus populaires se cantonnent aux îles de la Société et incluent généralement un court séjour à Tahiti, suivi de deux séjours plus longs à Moorea et Bora Bora. Dans l’île de Tahiti, on visite la bruyante capitale de la Polynésie française, Papeete, qui ne correspond pas aux images idylliques qui nous viennent à l’esprit lorsqu’on évoque les îles paradisiaques du Pacifique Sud. Néanmoins, la ville vaut qu’on lui consacre au moins une journée pour la jolie promenade du front de mer (où il faut prendre un verre à la terrasse des 3 Brasseurs), le marché, la cathédrale et une incursion au temple protestant Paofai pendant un des offices très animés et très colorés.

Par contre, il faut consacrer deux jours à visiter l’île et la presqu’île de Tairapu qui la prolonge. La route en corniche qui fait le tour de l’île ménage des fenêtres sur de beaux paysages et passe par quelques endroits intéressants comme le musée Paul Gauguin et, surtout, le musée de Tahiti et des îles, incontournable pour tout qui s’intéresse à l’histoire et la culture de la Polynésie.

Quant à la presqu’île, jusqu’ici épargnée par le développement touristique, on ne peut pas en faire le tour, car les deux tronçons de route qui longent le littoral débouchent sur des culs-de-sacs. Mais ils traversent des hameaux où les habitants vivent encore «à la tahitienne» et longent des plages quasi-désertes. Tant du côté nord que du côté sud, des sentiers de randonnées prolongent la route en longeant la côte. Un troisième tronçon de route conduit à un belvédère situé au pied du mont Teatara, un des deux sommets du centre de la presqu’île.

Les séjours à Moorea et Bora Bora, qui sont présentés comme des incontournables d’un voyage en Polynésie, dispensent des «expériences touristiques» très similaires. L’image qui nous vient à l’esprit, lorsqu’on pense à ces îles est celle d’un séjour dans un bungalow sur pilotis, dans un lagon, avec pour toile de fond un paysage de montagnes et d’eaux turquoises. Mais il ne faut réaliser que rien ne ressemble davantage à un séjour dans un bungalow sur pilotis… qu’un autre séjour dans un bungalow sur pilotis… Sans comptez que cette forme d’hébergement coûte très cher. Ce sont les hôtels de luxe qui la proposent à Bora Bora et Moorea et cela à des coûts variant de 500$ à plus de 1000$ la nuit, repas non compris.

Puisque vous semblez animés par un désir de découverte, je suggère un tel séjour dans une des deux îles et, à cet égard, je recommande Bora Bora où, si vous en avez les moyens, il faut loger sur un des motu, ces îlots coralliens qui encerclent le lagon. La découverte du lagon, dans le cadre d’une excursion en pirogue, et le tour de l’île en voiture (ou en excursion dans un 4X4) sont les deux seules activités pouvant ponctuer le séjour. À moins que vous ne soyez des plongeurs, puisqu’à cet égard, tous les lagons de Polynésie sont intéressants et que les centres de plongées sont omniprésents sur les îles.

Cela ne devrait pas vous empêcher de prévoir quelques jours à Moorea, pour découvrir le lagon (une autre excursion en pirogue ou encore en kayak) et faire le tour en voiture ou en scooter, ce qui prend une journée, en prévoyant les détours dans les vallées de Paopao et d’Opunohu (pour les sites archéologiques). Là, vous pourriez peut-être varier en logeant dans un «fare» (les bungalows traditionnels) d’un des petits hôtels de la pointe Hauru. On y loue des kayaks, ce qui vous permettrait d’explorer une partie du lagon en vous baladant autour des motu Tiahura et Fareone.

Pour compléter un programme de deux semaines, je suggère une incursion à Huahine, île située à mi-chemin entre Moorea et Bora Bora et moins touchée par le développement touristique que ses deux voisines. En faisant le tour de l’île, vous découvrirez des villages où, comme dans la presqu’île de Tahiti, les habitants ont conservé un mode de vie qui ressemble davantage à celui de leurs ancêtres, de très beaux paysages et quelques sites archéologiques (le marae Anini et Maeva) intéressants. Ici aussi, le tour du lagon en bateau constitue un incontournable.

Si vous disposez de trois semaines, vous pourrez visiter d’autres îles de l’archipel présentent, notamment Raiatea (où le marae Taputapuatea est le plus grand site archéologique de l’archipel et le plus «sacré») ou sa voisine Tahaa (et là, loger dans un des hôtels de charme installés sur un motu). Mais vous risqueriez de trouver l’expérience redondante, après avoir vu Tahiti, Moorea, Bora Bora et Huahine.

Je suggère plutôt une incursion dans l’archipel des Tuamotu, situé à un peu plus de 300 kms au nord de Tahiti. La, contrairement aux îles de la Société, dont le centre est montagneux, les atolls présentent un relief plat, mais les lagons recèlent autant, sinon plus de raisons d’émerveillement. Vous pourriez combiner un séjour à Rangiroa, l’atoll principal (pour l’excursion au Lagon bleu, la traversée guidée de la passe de Tiputa en snorkeling, et l’exploration du lagon), et un autre à Tikehau (pour séjourner sur un motu et explorer le lagon).

Toutes ces îles sont bien desservies par avion, par Air Tahiti (www.airtahiti.pf) qui propose un éventail de passes permettant de circuler entre plusieurs îles. À titre d’exemple, la «Passe Bora Bora», qui permet de circuler entre Tahiti et les cinq principales îles de la Société coûte 392 euros en haute saison (notre été). Un autre passe permet une extension aux Tuamotu pour 529 euros. Sinon, des cargos embarquant des passagers assurent la navette d’île en île. Cette formule est plus économique, mais elle occasionne des pertes de temps.

En ce qui concerne le budget, les voyagistes et agences québécois proposent des combinés «trois îles» à des tarifs variant de 4000$ à 5200$ par personne pour 10 jours sur place, vol avec Air Tahiti Nui inclus depuis Los Angeles. À cela, il faut ajouter le coût du vol vers Los Angeles (entre 400$ et 800$, selon qu’on trouve ou nom des propositions à tarifs d’aubaine) et, naturellement, les journées de séjour supplémentaires.

Il y a moyen de s’en tirer à moindre coût en séjournant dans des petits hôtels ou des pensions de famille (voir le site www.tahiti-pensions.com, qui répertorie et documente toutes les pensions des six archipels polynésiens). Mais la Polynésie est une des destinations les plus onéreuses de la planète, parce que les coûts d’acheminement des vivres et matériaux sont élevés et que les taxes imposées par le gouvernement sont parfois exorbitantes. N’espérez donc pas vous en tirer à moins de 5000$ pour deux semaines et 6500$ pour trois semaines et, cela, en renonçant aux prestations de luxe.

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Vendredi 28 septembre 2012 | Mise en ligne à 9h09 | Commenter Commentaires (7)

Le voyage en Grèce : dangereux pour la ligne!

Nombre de consommateurs s’inquiètent des répercutions que la crise économique sévissant en Grèce pourrait avoir sur le tourisme. Pourtant les grèves et les manifestations éventuelles ne sont pas les principaux écueils qui guettent les voyageurs circulant dans ce pays. En fait, le principal danger qui les attend est… la prise de poids. C’est ce qui ressort d’une étude menée par Thomas Cook auprès des clients de ses marques grossistes au Royaume-Uni.

Les résultats indiquent que les touristes britanniques effectuant un séjour de 10 jours dans une des destinations les plus populaires du groupe grossissent en moyenne de trois livres. Les causes probables de ce gain pondéral sont l’abondance de nourriture servie dans les tout inclus (les buffets «all you can eat»), l’alcool qui coule à flot et les faibles dépenses d’énergie de vacanciers qui passent l’essentiel de leur journée à se faire bronzer en position horizontale.

Les hommes prennent beaucoup plus de poids (5,5 livres en moyenne) que les femmes (1,1 livre, en moyenne). De là à en déduire que ce sont des goinfres qui boivent comme des trous, il y a une marge… que bien des femmes s’empresseront de franchir!

C’est en Grèce qu’on court le risque d’enrober plus rapidement son tour de taille (ou de camoufler ses muscles fessiers) : 3,3 livres, en moyenne. Les deux autres destinations les plus dangereuses à cet égard sont la Turquie (3 livres) et le Portugal (2,9 livres). Étonnamment, les États-Unis, pays des portions gargantuesques par excellence, n’arrivent qu’en quatrième position et la France, où la qualité de la nourriture est réputée ouvrir l’appétit, en septième.

Que faire pour éviter d’endommager ainsi sa ligne : «Voyagez en Irlande, en Allemagne ou… au Canada», conseillent les auteurs de l’étude, suggérant ainsi implicitement qu’on mange mal «from coast to coast». Une opinion qui ne tenait certainement pas compte de l’exception québécoise!

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Mercredi 26 septembre 2012 | Mise en ligne à 9h26 | Commenter Commentaires (6)

Où se faire faire des habits sur mesure dans le monde ?

Édith Bernier, qui part un Inde en compagnie d’une amie, voudrait se faire confectionner des vêtements indiens sur mesure. Comme elles arrivent à Mumbai, elle me demande de lui recommander un quartier où elles pourraient trouver une concentration de tailleurs capables de travailler rapidement.

Il n’y a pas, à Mumbai de concentration de tailleurs comme c’est le cas à Bangkok, par exemple, ou, dans une moindre mesure, autour de Connaught Place, à Delhi. Par contre, on trouve plusieurs boutiques de tailleurs dans le quartier occidentalisé de Colaba, où se trouve le fameux Taj Mahal Palace. Deux noms : KK Tailors et Kachins. Mais ce sont des tailleurs haut de gamme. On peut trouver moins cher autour du grand marché aux tissus de Mangaldas, lui-même situé près du fameux Crawford Market. On y choisit ses tissus et les vendeurs réfèreront un tailleur des environs qui pourra confectionner rapidement le sari ou tout autre type de vêtement.

Ce qui m’amène à évoquer les endroits dans le monde où on peut se faire faire des habits sur mesure. Je passerai rapidement sur la célèbre Savile Row, dans le quartier londonien de Mayfair, où officient une vingtaine de tailleurs pour hommes qui doivent leur réputation à leur savoir-faire davantage qu’à la modicité de leurs tarifs.

Hong Kong, longtemps réputée pour ses artisans capables de tailler habilement une robe ou un costume en moins de temps qu’il n’en fait pour atteindre le sommet du Victoria Peak en funiculaire, n’a plus la cote, auprès des touristes. Les tarifs des tailleurs locaux ont épousé une courbe parallèle à celle du coût de la vie local.

Les deux hauts lieux du sur-mesure sont aujourd’hui Bangkok et la petite ville de Hoi An, au Vietnam.
À Bangkok, des dizaines de tailleurs – Indiens, pour la plupart – se sont installés sur Sukhumvit Road, la grande artère commerciale qui, le soir venu, se transforme en marché à ciel ouvert. Des noms : Empire Tailors, Rajawongse Clothier, Raja’s Fashion Crown, Tailor on Ten… Mais il y en a des dizaines.

Au Vietnam, la petite ville de Hoi An, située sur la Route Mandarine, à une trentaine de kilomètres au sud de Da Nang, mérite le détour pour deux raisons : son patrimoine architectural exceptionnel (la ville est classée au Patrimoine mondial de l’UNESCO), et pour ceux qui sont intéressés, ses tailleurs travaillant sur mesure. La majorité sont concentrés sur une artère un peu excentrée : Cua Dai.

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