Le courrier du voyageur

Archive, juillet 2012

Lundi 30 juillet 2012 | Mise en ligne à 9h34 | Commenter Commentaires (7)

De gorges en garigues en Languedoc-Roussillon

Q : À la fin d’un circuit organisé en Espagne, nous louerons une voiture au début du mois d’octobre pour découvrir la région du Languedoc Roussillon. Nous disposerons de deux semaines et reviendrons à Barcelone où nous rendrons le véhicule à l’aéroport. Pouvez-vous nous conseiller un itinéraire et nous signaler quelques incontournables.
Huguette Naud-Caron Candiac

R : Je vous recommande un itinéraire en boucle qui, au départ de Barcelone, vous conduira d’abord à Montserrat (pour son monastère enchâssé dans un cirque de montagne), puis vers Puigcerda, dans les Pyrénées catalanes. Avant d’arriver à Puigcerda, il faudra prendre le temps de découvrir les superbes panoramas de ce haut plateau pyrénéen qu’est la Cerdage espagnole.

En arrivant en France, vous vous dirigerez vers Prades, d’où il faudra entreprendre une ballade sur les flancs du massif du Canigou, la montagne sacrée des Catalans. Vous mettrez ensuite le cap sur Cucugnan (ne manquez pas le spectacle basé sur la délicieuse nouvelle d’Alphonse Daudet, Le curé de Cucugnan, au théâtre du village!) pour visiter les deux châteaux cathares des environs perchés sur leurs vertigineux pitons rocheux : Quéribus et Peyrepertuse.

Prochaine étape : Carcassonne, qui est la ville la plus spectaculaire du Roussillon. En quittant Carcassonne vers le Nord pour aller rejoindre la Nationale 112, vous passerez par Lastours et ses quatre châteaux (à 20 kms), Roqufère (on y mange bien à prix doux à l’auberge Sire de Cabaret) et le village médiéval de Mas-Cabardès. Un petit crochet par le village du livre de Montolieu, avec ses librairies installées dans des demeures du Moyen-âge, s’impose.

Vous poursuivrez par Olargues (qui mérite un arrêt, tout comme les gorges d’Héric, à quelques kilomètres, valent le détour), Millau, puis les gorges du Tarn que vous aborderez par le village du Rozier. Comme en octobre, la route qui longe les gorges n’est pas engorgée par la circulation, vous pourrez musarder le long du parcours de 56 kms pour découvrir les villages qui le jalonnent (les deux plus beaux sont Saint-Chély et Sainte-Énimie) et les points de vue (ne manquez pas le détour au Point Sublime!). Une adresse pour loger et manger : l’auberge de la Cascade à Saint-Chély (www.aubergecascade.com).

Reprenez ensuite la direction de Nîmes, via le parc national des Cévennes et Alès. Outre les Arènes et la Maison Carrée, il faudra voir les jardins de la Fontaine et le Carré d’Art. On mange bien à prix doux au Pavillon de la Fontaine et au Wine Bar le Cheval Blanc, place des Arènes. Pour prendre un verre : les terrasses de la place aux Herbes. De Nîmes, il faudra entreprendre une excursion au pont du Gard (à 35 kms), en prévoyant une visite des gorges du Gardon que l’on aborde à Collias.

Vous emprunterez ensuite la route du retour avec pour étapes Montpellier (mais de Nîmes, faites le détour par Saint-Gilles, pour l’abbatiale, et Aigues-Mortes, pour une ballade sur les remparts avec vue sur les marais salins), Bézier (mais via Sète), Narbonne, et Perpignan, du côté français, puis Cadaqués, sur la Costa Brava. À Montpellier, consacrez trois heures au musée Fabre. Le Bar du musée sert une excellente cuisine à prix doux, tout comme le Sister’s Café, près de la très agréable place Saint-Roch.

Une demi-journée suffit pour découvrir Bézier, sa vielle ville et sa cathédrale, mais dans les environs, l’oppidum d’Ensérune permet de voir à quoi ressemblait un village gaulois. À Narbonne (la cathédrale, le palais des Archevêques, l’Horreum), le restaurant les Grands Buffets démontre qu’un buffet gargantuesque n’est pas synonyme de médiocrité et le choix de vins au verre est hallucinant.

Vous redescendrez par Perpignan (oubliez la gare qui serait, selon Dali, le centre du monde, et concentrez-vous sur la vieille ville, le palais des rois de Majorque, le Castillet et la cathédrale !) et la côte Vermeille, cette portion de littoral comprise entre Argelès et Cerbère, où vous pourrez vous baigner dans la mer (à Banyuls-sur-Mer, peut-être?) et découvrir la charmante ville de Collioure. De retour en Espagne, prévoyez un arrêt à Cadaquès et Figueres (pour le Teatre-Museu Dali), avant de regagner Barcelone.

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Jeudi 26 juillet 2012 | Mise en ligne à 11h30 | Commenter Commentaires (2)

Voler en Afrique pour aussi peu que 20$

Fastjet, qui sera la première compagnie aérienne africaine «low cost», devrait faire décoller ses premiers vols dès le mois d’octobre prochain. Au début, elle desservira une dizaine de destinations dans quatre pays : le Kenya, la Tanzanie, le Ghana et l’Angola. Le coût moyen des billets se situera entre 70$ et 80$, hors taxes, et, pour certaines liaisons, ils seront proposés pour une somme aussi modique que 20$. Un des promoteurs du projet n’est autre que Stelio Haji-Ioannou, président fondateur d’easyJet.

Le consortium britannique Rubicon Diversified Investments, dont le patron d’easyJet détient 5% des actions, a racheté la compagnie Fly540, basée à Nairobi pour une somme estimée à un peu plus de 80 millions $. Fly540 exploite une dizaine d’appareils et dessert actuellement une vingtaine de destination au Kenya, en Ouganda, au Soudan, au Burundi et en Tanzanie.

Rebaptisé «Fasjet», le transporteur sera exploité sur le modèle popularisé par easyJet et son concurrent Ryanair : un service de bord réduit à sa plus simple expression, des tarifs très bas qui augmentent à mesure que le vol se remplit et des suppléments exigés pour des prestations telle que le transport des bagages, la présélection de sièges, etc…

C’est d’ailleurs un ancien dirigeant d’easyJet, Ed Winter, qui a été nommé chef de la direction de la nouvelle compagnie. Il prévoit exploiter cinq Airbus A319 de 156 sièges, au départ, et augmenter ce nombre à 15 appareils en un an. À moyen terme, il annonce que le transporteur exploitera 40 appareils, ce qui permettrait de faire voyager 12 millions de passagers chaque année.

Pour étayer ces predictions, Ed Winter décrit l’Afrique comme «la dernière frontière» du transport aérien, observant qu’alors que les prévisions font état d’une croissance annuelle moyenne du transport aérien de 4,8% au cours des 20 prochaines années, on parle de 6,5% pour l’Afrique. Il observe aussi qu’on trouve en Afrique de trèes grandes villes densément peuplée et trèes éloignées les unes des autres. Le réseau de Fastjet, d’abord limité à quatre pays, devrait être progressivement étendu à toute l’Afrique subsaharienne.

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Lundi 23 juillet 2012 | Mise en ligne à 15h08 | Commenter Commentaires (5)

Explosion des frais auxiliaires : 22,6 milliards en 2011

Si aucun d’entre eux n’exige encore des redevances pour autoriser l’accès aux toilettes, comme l’avait prédit un loustic, les transporteurs continuent à rivaliser d’ingéniosité en proposant des services non inclus dans le prix de leurs billets d’avion. Ainsi, KLM propose maintenant de réserver des repas améliorés sur ses vols long-courriers au départ d’Amsterdam pour un supplément variant de 12 à 15 euros.

Le transporteur espagnol Vueling propose, de laisser le siège du milieu libre entre deux passagers qui paieront chacun 60 euros et auront également droit à un repas et un alcool gratuit. Pour une trentaine de dollars, Air Asia offre un service prioritaire à l’aéroport de Kuala Lumpur, qui donne notamment accès au salon VIP et à une file permettant de passer les contrôles de sécurité plus rapidement. United Airlines a lancé, en collaboration avec VISA, une carte de crédit (Mileage Plus Explorer Visa) donnant droit à un enregistrement de bagage gratuit, et à deux accès par année aux salons VIP. Elle coûte 95 $ par an.

Les frais auxiliaires exigés par les compagnies aériennes pour enregistrer des bagages, présélectionner un sièges ou tout autre service jadis compris dans le prix du billet d’avion ont décuplé au cours des cinq dernières années. Ils ont rapporté 22,6 milliards $ en 2011 aux 50 principales compagnies aériennes qui en imposent, selon les données compilées par la firme IdeaWorks Company pour le compte d’Amadeus, une entreprise qui dispense des services de réservations automatisées aux agents de voyages. En 2007, ils ne généraient que des revenus de 2,4 milliards $,

Alors qu’au départ, la pratique était surtout l’apanage des transporteurs à bas tarifs, ce sont aujourd’hui les grands transporteurs américains qui mènent le bal, avec, en tête, United Airlines/Continental, Delta et American Airlines. Ainsi, United Airlines et sa filiale Continental ont encaissé 5,15 milliards $ en frais auxiliaires, en 2011. Delta et American ont, pour leur part, respectivement engrangé 2,5 milliards $ et 2,1 milliards $.

Ce sont néanmoins les compagnies à bas tarifs qui continuent à arriver en tête en ce qui concerne la proportion des revenus générée par les suppléments non compris dans le prix du billet d’avion. Ainsi, Spirit Airlines réalise le tiers (33,2%) de son chiffre d’affaires avec les frais auxiliaires. Une proportion qui devrait augmenter, puisqu’en novembre prochain, ce transporteur exigera des frais de 35 $ pour emmener un bagage en cabine (et 50 $ si le passager n’a pas signalé le bagage au moment de la réservation).

Pour Jet2.com et Allegiant (la compagnie qui décolle de Plattsburgh), cette proportion s’lève à 27%. Elle se chiffre, respectivement, à 20,8% et 20,5% pour les deux transporteurs européens qui ont lancé la pratique, easyJet et Ryanair. Les frais auxiliaires constituent également une source de revenus très importante pour les «low cost» asiatiques comme Tiger Airways et Air Asia.

Mais c’est Qantas qui remporte la palme des recettes générées par les frais auxiliaires par passagers, avec une somme moyenne de 50,8 $ par client. Suivent, dans l’ordre, Spirit Airlines (41,7 $), Jet2.com (41,37 $), Air Asia (38,2 $) et le tandem United/Continental (36,47 $). Selon la Consumer Travel Alliance, qui est l’association américaine de défense des passagers des compagnies aériennes, la moyenne des frais facturés par les transporteurs US se chiffrait à 36,80 $ en 2011.Et on a tout lieu de croire que ces sommes iront en augmentant, puisque les transporteurs continuent de faire preuve de créativité en la matière.

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