Le courrier du voyageur

Le courrier du voyageur - Auteur
  • André Désiront, collaboration spéciale

    Depuis 1984, André Désiront couvre l'actualité reliée au domaine du voyage pour un magazine spécialisé.
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    Dimanche 19 février 2012 | Mise en ligne à 20h15 | Commenter Commentaires (6)

    Tokyo pour fashionistas et foodies

    Q : Mon conjoint et moi comptons passer deux semaines au Japon en septembre prochain. Passionnés de mode et très foodies, nous aimerions connaître les quartiers et attraits qui valent le détour afin de faire de belles découvertes culinaires et des achats vestimentaires hors du commun.
    Sonia Cardinal Montréal

    R : Compte tenu de vos deux centres d’intérêt, vous pourriez passer vos deux semaines à Tokyo, sans en épuiser tous les charmes et ressources. Cependant, je crois qu’il serait dommage que vous n’entrepreniez pas une incursion dans des sites où vous côtoierez des aspects plus traditionnels de la culture japonaise. C’est pourquoi je préconise une escapade à Kyoto, d’où vous pourrez facilement faire une excursion d’une journée à Nara, cette ancienne capitale au charme suranné, située à moins d’une demi-heure de train.

    Osaka, seconde métropole du Japon est également réputée pour la variété et la qualité de ses restaurants. Mais après une immersion prolongée dans l’océan urbain tokyoïte, je ne crois pas qu’un séjour à Osaka enrichirait vraiment votre expérience.

    Ceci établi, la question se pose de savoir dans lequel des 23 arrondissements de Tokyo vous devriez loger pour accéder rapidement aux endroits les plus branchés de la capitale. Le quartier le plus connu est celui de Ginza, mais celui de Shibuya est devenu très prisé par les jeunes qui y exhibent souvent des tenues qui semblent conçues par des designers venus d’une autre planète.

    En outre, il est situé à distance de marche des deux quartiers où vous trouverez les plus grandes concentrations de boutiques de mode, soit Harajuku et Aoyama. Le boulevard Omote-sandò, à Harajuku est considérée comme l’équivalent local des Champs-Élysées et les ruelles transversales sont bordées de bistros et de boutiques sympathiques. Aoyama est également un quartier réputé pour les restaurants qui servent une cuisine dite internationale (il y a à Tokyo 287 restaurants étoilés Michelin, soit beaucoup plus qu’à Paris).

    Autres quartiers branchés : celui de Shinjuku, avec ses grands magasins de luxe, mais aussi ses petits bouis-bouis bon marché et celui de Roppongi, également réputé pour ses restaurants. Enfin, la partie Est d’Ikebukuro, au Nord-ouest est également renommée pour son animation commerciale et ses grands magasins.

    Avant de partir, renseignez-vous sur le type de restaurants que vous trouverez au Japon. Les plus répandus (et les plus économiques) sont les shokudo où les plats sont généralement exposés (en version plastique) en vitrine et illustrés sur les menus, ce qui évite bien des confusions. Les izakaya sont l’équivalent local du bistro parisien et servent aussi bien sushis et sashimis que grillades de poisson et ragoûts de viandes.

    Dans les yakitori-ya, on sert des brochettes de poulet ou de bœuf (les yakitoris) grillées sur charbon de bois. Il y a aussi les restaurants de shabu-shabu (sortes de fondues chinoises) et de sukiaki (fondues au bœuf de Kobe) et les restaurants de ramen (les nouilles).

    Enfin, il faut mentionner les ryôtei, qui sont les restaurants traditionnels, généralement haut de gamme et cher. Le quartier où on en retrouve le plus est celui de Kagurazaka (équivalent tokyoïte du Vieux-Montréal), où sont également installés beaucoup de restaurants français. Les restaurants et échoppes bordant le marché aux poissons de Tsukiji (le plus grand du monde) sont réputés pour leurs sushis et sashimis.

    À Kyoto, la ville aux 2000 temples et sanctuaires et aux dizaines de jardins et musées, il. Faudra arpenter le Chemin des Philosophes qui longe un canal bordé de cerisiers, à la tombée du jour, vous y longerez le Chemin des philosophes, avant de commencer la nuit dans Gion, le quartier des maisons de thé, des antiquaires et des geishas. Le quartier excentré d’Arashiyama est également un must et la galerie marchande couverte de Teramachi est un haut lieu du magasinage.


    • Deux semaines … N’OUBLIEZ SURTOUT PAS que les jeunes ont de l’ecole 6 jours/semaine et qu’il faut ABSOLUMENT etre dans le quartier branche (Yoyogi) le DIMANCHE ! Sinon, Yoyogi, Omotesando, Shibuya et Shinjuku perdent leur interet si c’est pour voir les jeunes branches et les “black face” defiler dans les rues.
      .
      Il y a des forfaits que l’ont peut acheter de 3 jours/2nuits a Kyoto, aller retour en Shinkensen.
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      Le marche au poisson est ferme le dimanche.
      .
      Donc, absolument passer dimanche a Yoyogi Koen (parc avec les jeunes qui se deguisent en personnages de bandes dessinees et les “Elvis/Rockabillies qui dansent depuis 30 ans sur les meme vieilles chansons) au bout de la rue Omotesando (les champs elysees de Tokyo).
      Ques jours a Kyoto, fair Shibuya la nuit (Shibuya Crossing est l’endroit ou le plus de gens traverse la rue en meme temps, a voir de Starbucks qui offre la meilleure vue !). Shinjuku de nuit (aller voir les quartiers chauds qui ne sont pas pour autant dangereux).
      .
      Mais Kyoto et Yoyogi le dimanche, a faire assurement !

    • @ Sonia Cardinal

      Le fashionista en goguette à Tokyo doit s’attendre à faire face à une frustration majeure: celle de fatalement passer à côté de plusieurs endroits formidables. La ville est tellement gigantesque (et l’offre encore plus !) qu’il faudrait des mois et des mois pour épuiser tout ce que cette ville a à offrir. Encore plus qu’à New York, Londres ou même Paris, on a l’impression qu’on peut absolument tout trouver à Tokyo, mais aussi qu’il faut tellement se déplacer pour y arriver. Il y a des dizaines de pôles d’intérêt à Tokyo, soyez-en avertis….

      Si ça peut vous aider, voici quelques suggestions:

      À Tokyo:

      - C’est vrai que le quartier d’Aoyama et le boulevard Omote-sando s’imposent d’emblée. À Aoyama, ne manquez surtout pas la magnifique boutique Comme des Garçons. Même après 40 ans, la maison fondée par Rei Kawakubo reste encore aujourd’hui le nec plus ultra de l’audace et du chic purement japonais. Tout juste à côté de là, le sublimissime édifice construit par Herzog et Demeuron pour Prada. Pas trop loin non plus, l’antenne tokyoïte du pâtissier français Pierre Hermé. De la très grande pâtisserie qu’on peut déguster au chic salon de thé à l’étage.

      - À Shibuya, mais un peu éloigné de la gare, le meilleur café de Tokyo: Streamer Coffee. S’il vous prend la nostalgie d’un bon latte…

      - À Roppongi Hills, les occasions de bien manger sont nombreuses, notamment à l’Atelier de Joël Robuchon. Le souvenir du repas que j’y ai pris un jour me tire encore des larmes.

      - Vous le savez déjà, mais je vous le rappelle au cas où: il faut absolument aller, tôt le matin, au marché de poisson de Tsukiji. Vous y mangerez, à n’en pas douter, les sushis de votre vie.

      À Kyoto:

      Ne ratez pas Kyoto. Aller au Japon sans y faire un arrêt de quelques jours est une grave erreur.

      - Déjà dans la (spectaculaire!) gare de Kyoto, le magnifique grand magasin Isetan regorge de très belles boutiques. D’ailleurs, le grand magasin japonais en général se porte beaucoup mieux que chez nous. On y trouve de très belles choses. La plupart se trouvent au centre-ville sur Shijo-dori. Takashimaya, Daimaru, par exemple, sont d’excellentes adresses, notamment pour leurs food halls que vous ne devez pas manquer. Pour des vêtement plus jeunes et plus audacieux, ne manquez pas Fuji-Daimaru, véritable paradis de six ou sept étages.

      - Près de Shijo-dori, la boutique Sou-Sou offre des versions colorées et funky des jika-tabi, chaussures japonaises traditionnelles qui ont la particularité de séparer le gros orteil de ses plus petits semblables. Avec ça dans les pieds à votre retour à Montréal, impossible de passer inaperçu!

      - Dans Tera-machi, quelques chouettes boutiques dont une (j’en ai malheureusement oublié le nom) qui vend les chaussures de sport de la marque française Patrick, que des Japonais ont rachetée et relancée. Ces chaussures sont vraiment superbes et presque impossible à trouver hors du Japon.

      - Dans Kawaramachi, entre Shijo-Dori et Sanjo-Dori, l’édifice BAL offre de très beaux vêtements et un salon de thé Mariages Frères où les pâtisseries sont extraordinaires. Vous y trouverez aussi une succursale de la marque Muji. Je devrais plutôt écrire non-marque parce que Muji a été créée pour offrir des produits «sans nom». Ainsi, il n’y a pas d’étiquette sur les vêtements et tous les autres produits (qui vont des meubles aux électroménagers en passant par la nourriture, la papeterie et les vélos (!)) sont complètement dénués de logo. Pour du beau, bon, pas cher, Muji est un must. Vous ne les manquerez pas, ils sont partout au Japon. Celui situé pas trop loin de la gare de Tokyo est particulièrement gigantesque.

      - Mon café kyotoïte préféré est situé sur Kawaramachi, tout près de Sanjo-Dori. Il se nomme Rokuyosha et il est établi sur deux étages. Attention, il faut aller au sous-sol! C’est là que l’on peut boire, j’en ai la parfaite conviction, le meilleur café filtre au monde. Sinon, le Bibliotic Hello sur Nijo-Dori, est un autre sublime café où l’on mange très bien.

      - Le ramen que j’ai mangé chez Momofuku à New York faisait figure de soupe en canne Campbell à côté de celui que j’ai dévoré, le mot est encore un peu faible, chez Tan-Tan Ramen à Kyoto. C’est dans Shijo-Dori mais assez loin du centre-ville, dans un coin où vous serez les seuls touristes. Un peu excentré, certes, mais la ride de taxi vaut le détour. Ce n’est qu’un petit boui-boui du bout du monde, mais leur soupe est une merveille à faire pleurer.

      - Ne manquez pas la pâtisserie Toraya sur Karasuma-Dori. Fournisseur officiel de l’empereur, cette maison quatre fois centenaire est un très bon exemple du raffinement culinaire japonais.

      - Nishiki, près de Shijo-Dori, est le marché public de Kyoto. Il ne faut évidemment le manquer sous aucun prétexte. C’est là que l’on trouve la célèbre boutique de couteaux Aritsugu, considérés comme les meilleurs du Japon (aussi bien dire du monde…). À l’origine de la compagnie, au début du… XVIe siècle (!), on y fabriquait des sabres pour les samouraïs, mais lorsque ceux-ci ont été forcés de disparaître au milieu du XIXe, Aritsugu s’est reconvertie dans le couteau de cuisine. Si vous vous laissez tenter par l’un de ces authentiques bijoux, on vous offrira gracieusement de graver au burin votre nom sur votre nouvel achat.

      - Last but not least, ne quittez pas Kyoto sans au moins une visite à la boutique Ichizawa-Hanpu, dans Higashi-Dori, dans le quartier de Gion. On parle encore une fois d’une maison fondée il y a plus de cent ans et qui fait dans le sac de toile de coton fabriqué à la main. On veut ces sacs à travers tout le Japon, mais ils ne sont disponibles que dans cette seule boutique. Aussi, l’endroit est constamment bondé, au point qu’une queue se forme souvent sur le trottoir. Il m’est même déjà arrivé de me heurter à des portes closes en début d’après-midi parce qu’il ne restait plus rien à l’intérieur! Il faut donc prévoir y aller le matin à l’ouverture pour avoir tout le choix possible. C’est, en terme de shopping, le must kyotoïte absolu.

      Bon voyage!

    • Surtout, il faut être prudent et faire très attention aux tentacules!

    • J’ajouterais (si vous me le permettez) pour le shopping: Roppongi Hills qui est pas mal mieux que le 10-30 mettons. Un de mes endroits préférés pour flâner à Tokyo.
      Aussi, lorsque vous arrivez à Harajuku. Au lieu de monter et descendre Omote-Sando, tournez à gauche en sortant de la station et suivez la foule vers la petite rue piétonne. Descendez celle-ci. Il y a là une faune bigarée et des boutiques hors du commun. Ensuite, rendu au bout de la rue piétonne, tournez à droite, vous rejoindrez Omote Sando.

      De plus, assurez-vous d’aller à Tsukiji le matin, très tôt. Vers 4-5h. Cela est facile après une soirée dans un bar (qui ne ferment pas) ou lors de vos premières journées.

      Si vous êtes fans de Lost in Translation, allez prendre un verre au Park Hyatt Tokyo, au même bar où Scarlett et Bill Murray ont tourné. ($$$) Mais ca vaut telllllement la peine!

      Se perdre autour de la station Shibuya (sortie Hachiko) est aussi un must pour le shopping!

      Finalement, à Kyoto, le palais de Kinkaku-Ji est à ne pas manquer. Louez un vélo et promenez-vous dans la ville. Si vous arrivez par train, prenez le temps d’admirer la gare, une merveille!

      A manger à Osaka: Takoyaki! Même si vous n’allez pas à Hiroshima, essayez un okonomiyaki!!!
      ENJOY!
      (Désolé de hijacker votre blog M. Désiront, je voulais simplement compléter vos infos

    • Juste une chose à dire, et c’est sûr qu’il y a une question de goûts personnels. Mais au niveau culinaire, bien franchement, comparé aux nombreux pays que j’ai visités, le Japon est loin en avant. Quand je planifie un voyage et que j’ai le goût de me gaver de pur délices, je m’assure de passer par le Japon…

    • Attention à la radioactivité qui est encore présent dans l’air là-bas …

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