Le courrier du voyageur

Archive, février 2012

Mercredi 29 février 2012 | Mise en ligne à 9h37 | Commenter Commentaires (7)

La question de la sécurité en Tunisie

Intéressée par un circuit de Transat Découverte, Danielle Leclerc, de Repentigny, se demande s’il est risqué de voyager en Tunisie un an après les bouleversements survenus dans ce pays. Elle précise que son conjoint et elle ne sont pas du genre à s’aventurer hors des sentiers battus. Mais, justement, peu de sentiers sont aussi battus que ceux qui relient entre eux les principaux sites touristiques de la Tunisie.

Même au plus fort des événements de la «Révolution du jasmin», plusieurs centaines de touristes québécois sont demeurés sur place au lieu d’accepter la proposition des grossistes de les rapatrier. Les élections, plusieurs fois différées ont eu lieu et la situation semble complètement stabilisée.

Ce n’est pas la sécurité des touristes, mais celle de l’avenir du tourisme dans ce pays qui m’inspire des appréhensions. Même s’il n’a obtenu que 89 des 217 sièges de l’Assemblée constituante le parti Ennahda (ce qui signifie «mouvement de la renaissance»), composés d’islamistes dit «modérés» domine le gouvernement formé le 23 décembre. Outre le poste de Premier ministre, dévolu à Hamadi Jebali, ce sont des membres d’ Ennahda qui dirigeront les principaux ministères. La Ligue des droits de l’homme a d’ailleurs exprimé son inquiétude devant l’attribution du ministère des Droits de l’homme à un membre d’Ennahda, Samir Dilou, qui sera également porte-parole du gouvernement.

Dans le secteur du tourisme, on se demande quelle place les préceptes dits «islamistes» (pour ne pas dire la charia) occuperont dans la nouvelle constitution que l’Assemblée constituante est chargée de rédiger. Interdira-t-on la vente d’alcool dans les hôtels et les restaurants? Imposera-t-on le port de maillots dit «décents» aux femmes sur les plages, voire y instaurera-t-on des sections séparées pour les deux sexes?

Les «islamistes modérés» se font rassurants. Ils invoquent l’exemple de la Turquie où le règne d’un parti islamiste modéré ne s’est pas traduit par l’imposition de la charia et par l’obligation faites aux femmes de porter le voile. Mais la Turquie est dotée d’une constitution laïque et l’armée, dont les officiers supérieurs sont traditionnellement attachés aux valeurs laïques, exerce un contrepouvoir qui empêche le parti au pouvoir – l’AKP – d’en faire à sa guise. Du moins jusqu’à présent! Ce qui n’est pas le cas en Tunisie.

En attendant, la situation est stable et la sécurité des touristes ne posait aucun problème au moment où j’écrivais ces lignes. Et les prestations touristiques sont offertes à prix d’aubaine, parce que trop de voyageurs évitent le pays. À tort pour le moment!

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Lundi 27 février 2012 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (4)

La vallée de la Loire de Nantes à Orléans

Q : Avec nos deux filles de six et huit ans, ma conjointe et moi consacrerons 12 jours à remonter la Loire, de la Vendée jusqu’à Paris. Nous partirons des Sables-d’Olonne, où nous passerons quelques jours. Quels sont les attraits et activités incontournables, tenant compte de l’âge de nos filles à qui nous souhaitons offrir une expérience aussi variée que possible (abbayes, châteaux, marchés publics, vignobles, etc…).
David Lavoie Terrebonne

R : J’espère que, pendant votre séjour aux Sables-d’Olonne, vous emmènerez vos filles faire une promenade en barque à fond plat dans le Marais Poitevin. Ces ballades sont notamment offertes au départ de Coulon, qui se trouve à 1h30 de route de la station balnéaire où vous séjournerez.

En ce qui concerne l’itinéraire, je ne m’écarterai pas des sentiers battus, car ils vous conduiront vers ces incontournables qui sont les villes et les châteaux égrenés le long de la vallée de la Loire entre Nantes et Orléans. En quittant les Sables-d’Olonne, vous vous dirigerez vers Nantes (le château des ducs de Bretagne, la cathédrale St-Pierre, la ville du XVIIIe siècle), puis vers Angers (le château, les venelles du quartier de la Cité, le musée David) et Saumur, siège du fameux Cadre noir de la cavalerie française (le musée de la Cavalerie et, pour vos filles, celui de la Figurine-jouet). Ces trois villes méritent chacune une étape, avant de reprendre la route vers Chinon (un château célèbre et une agréable vieille ville).

Ici, vous entrerez dans la zone de concentration des châteaux les plus connus. Sur le tronçon de 50 kilomètres qui séparent Chinon de Tours (autre ville d’étape incontournable), il faudra prévoir une visite à Azay-le-Rideau (un des plus beaux châteaux et si l’oeuvre du Tourangeau Balzac vous interpelle, c’est au château de Saché, près d’Azay-le-Rideau, qu’il écrivit quelques uns de ses romans les plus connus) et une autre au château de Villandry (superbes jardins).

Entre Tours et Blois (tant la ville que le château méritent qu’on s’y attarde), vous prendrez le chemin le plus long, celui qui longe la vallée du Cher en passant par Chenonceau (vos filles apprécieront le labyrinthe d’ifs dans les jardins), Amboise (les rues piétonnes, la chapelle St-Hubert dans le château) et surtout Cheverny, qui a servi de modèle à Hergé pour le château de Moulinsart. Depuis 2001, Cheverny abrite une exposition portant sur «Les secrets de Moulinsart», conçue en collaboration avec la Fondation Hergé (www.chateau-cheverny.fr).

Après Blois, Chambord (le plus grand de tous ces châteaux, avec ses 440 pièces et 77 escaliers) constitue une autre étape obligatoire, avant de continuer vers Orléans (le centre Jeanne d’Arc et son diorama, pour vos filles), via Beaugency. Avant de rentrer à Paris, un détour par Chartres (pour la cathédrale et pour la ville haute) s’impose.

Pour préparer vos filles à ingurgitez une telle dose de châteaux, procurez-leur Châteaux de la Loire, dans la collection Graines de voyageurs. Ils y découvriront la vallée avec les yeux des deux héros de leur âge, Alex et Maya. (www.graines-voyageurs.fr).

Restent les vignobles. Vous traverserez une des régions de France les mieux pourvues à cet égard. Je me contenterai d’évoquer le vignoble nantais, avec ses muscadets (un must : le château de Cléray, à Vallet), les vins d’Anjou (la route touristique du vignoble angevin englobe les coteaux du Layon), les caves creusées dans le tuffeau, à Saumur (pour le Saumur brut et le crémant de Loire), Bourgueil (au nord de Chinon), le musée du vin et de la tonnellerie, à Chinon, et Vouvray, près de Tours. Le site de l’association Vins de Loire (www.vinsdeloire.fr) vous aidera à préparer les visites. Pour les jours de marché dans les localités traversées, consultez le site www.foires-marches.fr.

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Dimanche 19 février 2012 | Mise en ligne à 20h15 | Commenter Commentaires (6)

Tokyo pour fashionistas et foodies

Q : Mon conjoint et moi comptons passer deux semaines au Japon en septembre prochain. Passionnés de mode et très foodies, nous aimerions connaître les quartiers et attraits qui valent le détour afin de faire de belles découvertes culinaires et des achats vestimentaires hors du commun.
Sonia Cardinal Montréal

R : Compte tenu de vos deux centres d’intérêt, vous pourriez passer vos deux semaines à Tokyo, sans en épuiser tous les charmes et ressources. Cependant, je crois qu’il serait dommage que vous n’entrepreniez pas une incursion dans des sites où vous côtoierez des aspects plus traditionnels de la culture japonaise. C’est pourquoi je préconise une escapade à Kyoto, d’où vous pourrez facilement faire une excursion d’une journée à Nara, cette ancienne capitale au charme suranné, située à moins d’une demi-heure de train.

Osaka, seconde métropole du Japon est également réputée pour la variété et la qualité de ses restaurants. Mais après une immersion prolongée dans l’océan urbain tokyoïte, je ne crois pas qu’un séjour à Osaka enrichirait vraiment votre expérience.

Ceci établi, la question se pose de savoir dans lequel des 23 arrondissements de Tokyo vous devriez loger pour accéder rapidement aux endroits les plus branchés de la capitale. Le quartier le plus connu est celui de Ginza, mais celui de Shibuya est devenu très prisé par les jeunes qui y exhibent souvent des tenues qui semblent conçues par des designers venus d’une autre planète.

En outre, il est situé à distance de marche des deux quartiers où vous trouverez les plus grandes concentrations de boutiques de mode, soit Harajuku et Aoyama. Le boulevard Omote-sandò, à Harajuku est considérée comme l’équivalent local des Champs-Élysées et les ruelles transversales sont bordées de bistros et de boutiques sympathiques. Aoyama est également un quartier réputé pour les restaurants qui servent une cuisine dite internationale (il y a à Tokyo 287 restaurants étoilés Michelin, soit beaucoup plus qu’à Paris).

Autres quartiers branchés : celui de Shinjuku, avec ses grands magasins de luxe, mais aussi ses petits bouis-bouis bon marché et celui de Roppongi, également réputé pour ses restaurants. Enfin, la partie Est d’Ikebukuro, au Nord-ouest est également renommée pour son animation commerciale et ses grands magasins.

Avant de partir, renseignez-vous sur le type de restaurants que vous trouverez au Japon. Les plus répandus (et les plus économiques) sont les shokudo où les plats sont généralement exposés (en version plastique) en vitrine et illustrés sur les menus, ce qui évite bien des confusions. Les izakaya sont l’équivalent local du bistro parisien et servent aussi bien sushis et sashimis que grillades de poisson et ragoûts de viandes.

Dans les yakitori-ya, on sert des brochettes de poulet ou de bœuf (les yakitoris) grillées sur charbon de bois. Il y a aussi les restaurants de shabu-shabu (sortes de fondues chinoises) et de sukiaki (fondues au bœuf de Kobe) et les restaurants de ramen (les nouilles).

Enfin, il faut mentionner les ryôtei, qui sont les restaurants traditionnels, généralement haut de gamme et cher. Le quartier où on en retrouve le plus est celui de Kagurazaka (équivalent tokyoïte du Vieux-Montréal), où sont également installés beaucoup de restaurants français. Les restaurants et échoppes bordant le marché aux poissons de Tsukiji (le plus grand du monde) sont réputés pour leurs sushis et sashimis.

À Kyoto, la ville aux 2000 temples et sanctuaires et aux dizaines de jardins et musées, il. Faudra arpenter le Chemin des Philosophes qui longe un canal bordé de cerisiers, à la tombée du jour, vous y longerez le Chemin des philosophes, avant de commencer la nuit dans Gion, le quartier des maisons de thé, des antiquaires et des geishas. Le quartier excentré d’Arashiyama est également un must et la galerie marchande couverte de Teramachi est un haut lieu du magasinage.

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