Le courrier du voyageur

Archive, novembre 2011

Mercredi 30 novembre 2011 | Mise en ligne à 11h09 | Commenter Commentaires (2)

Le paiement en dollars en Argentine

Marcel Saint-Onge a loué un appartement pour trois semaines à Buenos Aires par l’entremise d’une agence de location. Il a versé un acompte par PayPal, mais l’agence lui demande de régler le solde sur place, en espèces et, ce, en dollars américains.

Comme il doit séjourner à Lima avant d’arriver en Argentine, il estime courir des risques en transportant cette somme assez importante (2000$) en billets. Il me demande pourquoi les agences argentines émettent de telles exigences (la procédure est la même dans les agences de location concurrentes).

C’est qu’en Argentine, les banques, les entreprises et les citoyens à haut revenu n’ont plus confiance en la devise locale – le peso argentin. Cette monnaie, qui vaut actuellement un peu plus de 20 cents, fait l’objet d’une dévaluation constante et le dollar américain est considéré comme la valeur refuge. Ce qui provoque une fuite de capitaux, puisque les Argentins qui en ont les moyens vont placer leurs dollars dans les banques de Miami.

Pour juguler cette fuite de capitaux, la présidente Cristina Kirchner a instauré des mesures radicales de contrôle des changes, qui ont pris effet le 31 octobre. Désormais, tous les Argentins qui veulent convertir leurs pesos en dollars doivent demander une autorisation à l’Administration fédérale des impôts publics (l’AFIP). Avant de donner son aval, cette organisation confronte la demande aux déclarations de revenus des particuliers.

Comme 34% de l’économie du pays est souterraine, on peut raisonnablement estimer qu’une bonne partie des revenus de location d’appartements ne sont pas déclarés. Ce qui explique les exigences des propriétaires et des agences qui profitent également de ce système.

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Lundi 28 novembre 2011 | Mise en ligne à 8h37 | Commenter Commentaires (2)

La côte ouest de la Malaisie

Q : Nous sommes inscrits sur un circuit de G adventures au Tibet et au Népal, du 3 au 17 juin prochains. Ensuite, nous sommes invités à un mariage qui sera célébré à Singapour, le 26 juin. Entre ces dates, nous pensions visiter la Malaisie et y effectuer un petit séjour au bord de la mer, au passage. Quelles seraient vos suggestions?
Diane Bergeron

R : En présumant que vous disposerez de billets d’avion incluant un retour depuis Singapour, je vous recommanderai un itinéraire malaisien dont la première étape serait l’île de Penang, sur la mer d’Andaman. Air Asia (www.airasia.com) pratique des tarifs très abordables sur le couloir Singapour/Penang (75$ par personne, taxes comprises, actuellement, pour voyager en juin).

Dans l’île, il faudra commencer par visiter Georgetown, la ville principale, où les incontournables sont l’itinéraire patrimonial dans le quartier colonial, le quartier chinois, avec ses «shophouses» au charme désuet et le Khoo Kongsi, somptueuse maison communautaire du clan Khoo, Little India, ainsi que quelque temples chinois et bouddhistes, sans oublier l’emblématique Eastern & Oriental Hotel où il est bien agréable de prendre un lunch sur la pelouse. Ensuite, vous ferez le tour de l’île (idéalement en voiture de location) en prévoyant des arrêts à la pagode de Kek Lok Si qui, avec sa tour, est l’édifice le plus célèbre de l’île, dans le parc national (une très belle rando à faire jusqu’à la plage de Muka Head) et dans la ville de Balik Pulau. Les plages les plus fréquentées sont celles de la côte nord.

Mais les plus belles plages de Malaisie se trouvent dans les îles Langkawi. Des traversiers assurent la liaison entre Georgetown et Kuah, ville principale de Pulau Langkawi, deux fois par jour (2h30 de trajet). On retrouve la plus grande concentration hôtelière de Pulau Langkawi à Pantai Cenang, mais si vous préférez le calme, voire la solitude, optez pour Pantai Tengah ou Tanjung Rhu.

Si vous êtes réfractaire à l’idée de louer une voiture pour effectuer le reste de l’itinéraire (les routes sont bonnes et le pays est sécuritaire, mais on conduit à gauche et il n’est pas question de conduire à Kuala Lumpur, où le trafic est infernal), le réseau de bus est excellent (notamment les compagnies Aeroline (www.aeroline.com.my) et Plusliner (www.plusliner.com.my)).

Une demi-journée suffit pour boucler le trajet Penang/Kuala Lumpur (360 kilomètres). Toutefois, si vous optez pour la location de voiture, je suggérerais un arrêt à Kuala Kangsar pour visiter la mosquée Masjid Ubudiah et le palais d’Istana Kota.

À Kuala Lumpur, il faudra musarder (à moins que vous ne soyez allergiques aux chaleurs torrides) dans Colonial district, Chinatown, Little India et le quartier malais de Kampung Baru, visiter le temple de Thean Hou, le musée des Arts islamiques et le parc aux oiseaux des Lake Gardens et arpenter le Skybridge, qui est la passerelle du 41e étage reliant entre elles les deux tours Petronas.

Vous poursuivrez ensuite votre chemin vers Malacca, via Kuala Pilah, dans l’État du Negeri Sembilan, qui mérite une visite au passage. À Malacca, les incontournables sont le centre historique, avec sa mosaïque d’édifices de styles portugais, hollandais et victoriens et le splendide Hôtel de Ville, Chinatown et Bukit China, le palais du sultan la Villa Sentosa et le quartier de Medan Portugis. Des bus assurent la liaison entre cette ville coloniale et Singapour en un peu moins de cinq heures.

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Mercredi 23 novembre 2011 | Mise en ligne à 4h51 | Commenter Commentaires (3)

Transport de bagages sur les chemins de Compostelle

Claude Cloutier, de Saint-Eustache, qui veut parcourir les chemins de Compostelle en vélo entre le Puy-en-Velay et Saint-Jean-Pied-de-Port, me demande de lui référer un service de transport de bagages. Au Québec, ce service pourrait lui être rendu par deux agences spécialisées dans le cadre de forfaits incluant également l’hébergement, soit Ékilib, division «vélo et randonné» de Voyages Fleur-de-Lys, à Montréal, et l’agence de Vélo Québec. Les mêmes prestations pourraient être assurées par Spiritours, une agence montréalaise spécialisée dans les «voyages de ressourcement», dont les pèlerinages à Compostelle sont un des chevaux de batailles.

Ceci dit, si c’est uniquement de transport de bagages qu’il s’agit, notre lecteur pourrait s’adresser à deux organismes spécialisés, qui assurent le service de transport sur le versant français de ces itinéraires de pèlerinage : La Malle Postale (www.lamallepostale.com) et La Coquille Transport (www.lacoquilletransport.com). Ces deux entreprises facturent 7 euros par pièce de bagage et par étape.

Une autre lectrice, Annemarie Bourassa, qui est directrice adjointe du Site historique de la Pointe-au-Père, près de Rimouski, me demande si je peux lui référer des compagnies susceptibles de lui organiser des traversées maritimes en cargo (on a la mer dans le sang!).

Pour mémoire, je rappelle que j’ai traité de cette question à deux reprises, ces dernières années. La compagnie Maris, qui exploite un bureau à Montréal (1-800-996-2747), commercialise les cargos mixtes, qui embarquent des passagers. Le Guide des voyages en cargo, d’Hugo Verlomme, qui vient tout juste d’être réédité aux Éditions des Équateurs, fait autorité en la matière.

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