Le courrier du voyageur

Archive, septembre 2011

Lundi 26 septembre 2011 | Mise en ligne à 8h49 | Commenter Commentaires (3)

Les croisières pendant la saison des ouragans

Bernard (qui ne mentionne pas son nom de famille) nous demande s’il n’est pas imprudent d’acheter une croisière pour un départ en automne, saison des ouragans. Si les médias font souvent état de voyageurs rapatriés d’urgence par les voyagistes, parce qu’ils séjournaient dans un endroit situé sur la trajectoire d’un ouragan, on n’entend jamais parler de croisiéristes dont les vacances ont été perturbées par le déchaînement de la nature. Il est impossible de déplacer un complexe tout inclus, alors qu’un paquebot de croisière est très mobile.

Si leurs navires risquent de croiser un ouragan, les compagnies de croisières peuvent modifier l’itinéraire du paquebot, escamoter une escale, ou encore retarder le départ d’un navire pour laisser passer la tempête. «Nous n’avons jamais eu à annuler une croisière à cause d’un ouragan, depuis la fondation de la compagnie», constate Éric Saint-Pierre, directeur des ventes pour l’Est du Canada de Royal Caribbean et Azamara Cruises. Ses collègues à l’emploi d’autres compagnies peuvent en dire autant.

La situation peut toutefois s’avérer problématique si l’ouragan est censé frapper le port d’embarquement. Dans ce cas, les voyageurs qui ont acheté des billets d’avion associés à la croisière chez un grossiste seront «protégés», ce qui signifie que la compagnie prendra toutes les mesures nécessaires pour les réacheminer au nouveau port d’embarquement. Mais si le billet d’avion a été acheté de manière tout à fait indépendante, ce sera au consommateur de se débrouiller pour trouver de nouveaux billets, souvent à un prix plus élevé.

Lire les commentaires (3)  |  Commenter cet article






Mercredi 21 septembre 2011 | Mise en ligne à 15h39 | Commenter Commentaires (6)

Un périple à travers la Suisse et l’Autriche

Q : Nous planifions un voyage de deux semaines en Suisse et en Autriche, l’été prochain, avec nos deux adolescentes. Deux semaines sont-elles suffisante pour explorer ces deux pays en voiture, en partant de Bâle et en arrivant à Vienne, deux villes desservies par Air Transat? Ces pays ont-ils un bon réseau de chambres d’hôtes? Quels sont les endroits à ne pas manquer ?
Stéphane Papineau

R : Comme il vous faudrait débourser un supplément de l’ordre de 800$ à 850$ pour abandonner le véhicule de location à Vienne, je vous conseillerais plutôt un itinéraire qui vous ferait revenir à votre point de départ. Même en deux semaines, vous aurez le temps de refaire le chemin inverse, puisque seulement 850 kilomètres séparent Bâle de Vienne.

Après Bâle (où il faut visiter la vieille ville, le musée des Beaux-Arts, qui est le plus grand de Suisse et la fondation Beyeler), vous pourriez vous diriger vers Lucerne (avec l’excursion au sommet du mont Pilatus, par le train à crémaillère), et Zurich (les quais, les boutiques de la Bahnhofstrasse et celles de la vieille ville, la cathédrale, une promenade en bateau sur le lac…), puis vers Innsbruck (la vieille ville, le musée des Arts et Traditions du Tyrol, et le téléphérique du mont Hafelekar pour le panorama) et enfin vers Linz, en visitant au passage le château gothique de Tratzberg.

Vous rejoindrez Vienne en longeant la vallée du Danube et en prévoyant une étape à Melk, où l’abbaye est le fleuron du baroque autrichien. Pour le retour, vous ferez étape à Salzbourg, qui mérite deux jours de pause (ne manquez l’excursion à la Gaisberg pour le panorama). Mais auparavant, je vous conseille de faire un détour pour découvrir le Salzkammergut et la Gasteiner Tal (la vallée de Gastein) qui, avec leurs lacs et leurs hauts sommets, sont les deux plus belles régions du pays. Ne manquez pas la route en corniche de Bad Ischl à Gmuden, le village de Hallstatt, les sommets de la région de Badgstein et la route du Grossglockner.

Prenez ensuite la route d’Innsbruck et St-Moritz. Dès votre entrée en Suisse, vous longerez la belle vallée de l’Engadine, puis traverserez le parc Naziunal Svisser. De St-Moritz, faites une incursion à Sils, puis poursuivez votre route vers Chur (la vieille ville et la cathédrale), Interlaken (en prévoyant une journée pour l’excursion par le train rouge sur les flancs de la Jungfrau, qui vous amènera à la plus haute gare ferroviaire d’Europe, juchée à 3454 mètres d’altitude) et Berne (la vieille ville, le musée des Beaux-arts, la cathédrale), avant de rentrer à Bâle (ou Mulhouse pour varier).

En ce qui concerne l’hébergement de type «chambre d’hôte», vous n’aurez que l’embarras du choix, en Autriche. Outre les Bed and Breakfast (B&B) traditionnels répertoriés sur le site www.bedandbreakfastaustria.at, beaucoup d’habitants louent des chambres de façon informelle. Ils sont identifiés par les pancartes «zimmer frei» (autrement dit «chambre libre»). En outre, près de 29 000 fermes accueillent des touristes pour une nuit ou plus. Elles sont recensées sur le site www.farmholidays.com.

En Suisse, un peu plus de 1000 B&B sont répertoriés sur le site www.bnb.ch. Dans un registre alternatif, 170 fermes regroupées en association accueillent des touristes dans leurs granges. Ils y dorment sur la paille (mais dans des conditions de propreté suisse) pour un tarif variant de 22$ à 45$ Can par personne, petit déjeuner inclus (www.aventure-sur-la-paille.ch). Vos adolescentes devraient apprécier.

Lire les commentaires (6)  |  Commenter cet article






Lundi 19 septembre 2011 | Mise en ligne à 15h37 | Commenter Commentaires (9)

Les villes à circulation restreinte en Italie

Line Lacroix et son conjoint comptent explorer l’Italie entre Venise et Rome en voiture. Ils tentent de se renseigner sur les villes qui imposent des restrictions à la circulation des non résidents dans leurs centres historiques. La question intéressera beaucoup de monde, puisque je reçois chaque année une demi-douzaine de témoignages de lecteurs qui ont reçu des contraventions quelques mois après leur retour.

Et mieux vaut les payer, faute de quoi la compagnie de location les débiteront sur la carte de crédit des voyageurs ou – pire! – les villes, qui ont mis en ligne le site www.emo.nivi.it pour les percevoir, transmettront le dossier à une agence de perception canadienne.

Quelque 38 villes italiennes ont transformé leurs centres historiques en zone à circulation restreinte (donc accessibles aux seuls résidents ou aux véhicules publics) : les ZTL (pour Zona Traffico Limitato), identifiées par un cercle rouge sur les panneaux de signalisation.

Une vingtaine de ces municipalités sont situées au nord de Rome. Ce sont, naturellement les principales villes touristiques de Toscane (Pise, Lucques, Sienne et, surtout Florence qui émet annuellement plus de 700 000 contraventions à des étrangers) et les cités les plus intéressantes comme Bologne, Ferrare, Parme, Vérone…

La liste complète figure sur le blogue logé à l’adresse http://ztl-italia.blogspot.com. Dans certaines, la restriction n’est en vigueur qu’à certaines heures de la journée. L’information n’est dispensée qu’en italien, mais on arrive à saisir l’essentiel.

Lire les commentaires (9)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    septembre 2011
    L Ma Me J V S D
    « août   oct »
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    2627282930  
  • Archives