Le courrier du voyageur

Archive, avril 2011

Vendredi 29 avril 2011 | Mise en ligne à 11h47 | Commenter Commentaires (11)

Les aléas des réservations sur Internet

Une lectrice, Stéphanie Séguin, a réservé, sur le site européen eDreams, un billet d’avion pour l’Islande, au départ de Boston le 12 mai sur Icelandair. Erreur de sa part ou bogue sur le site… toujours est-il qu’elle a reçu confirmation pour une date de départ différente, en l’occurrence celle du 12 avril. Stéphanie Séguin a demandé un remboursement qu’on lui refuse.

Elle soupçonne une arnaque, confortée dans cette idée par le fait qu’il y a abondance de commentaires négatifs à l’égard de eDreams sur différents forums de voyageurs. C’est le cas sur eVoyageur et sur Voyage Forum, mais surtout sur le forum du Routard et sur Vacanceo.com. Les plaintes concernent le plus souvent des annulations inopinées et des prix qui ont changé (vers le haut, bien sûr!) dans le courriel de confirmation.

Ceci dit, je ne crois pas à une arnaque, car eDreams, qui est le actuellement le plus grand site de réservation en ligne européen, a été lancé par la multinationale espagnole Amadeus et récemment racheté par deux puissants holdings (également propriétaires d’Opodo, autre site géant et de Go Voyage, en France). Mais l’abondance de commentaires faisant état de mauvaises expériences prouve qu’il y a problème.

Lorsqu’un problème survient à la suite d’une réservation sur Internet, on se heurte souvent à un mur et on regrette de ne pas avoir traité avec un agent de voyages. Mais il existe toujours moyen d’obtenir réparation, lorsqu’on a réservé et payé sur Internet : c’est de contester la facturation auprès de sa compagnie de carte de crédit. En cas de services non obtenus, les compagnies de cartes rétro-facturent le commerçant et créditent le compte du consommateur.

Lire les commentaires (11)  |  Commenter cet article






Mercredi 27 avril 2011 | Mise en ligne à 10h35 | Commenter Commentaires (13)

Les passagers américains mieux protégés que les canadiens

Alors que le Canada persiste à laisser les compagnies aériennes n’en faire qu’à leur tête, les États-Unis renforcent la règlementation protégeant les passagers. Depuis 2007, les transporteurs américains devaient inclure les taxes et autres frais dans les tarifs figurant dans leurs publicités. Cette obligation sera désormais étendue à leurs sites Web. Au Canada, le sénat avait rejeté une mesure similaire en juin 2007, permettant à Air Canada et aux autres transporteurs de continuer à faire miroiter des tarifs deux fois moins élevés qu’ils ne le sont en réalité pour appâter les consommateurs.

L’Union européenne a, elle aussi, promulgué une série de règlements qui protègent les consommateurs contre les pratiques abusives des transporteurs. Le Canada demeure le seul pays occidental où les compagnies aériennes peuvent se livrer à des pratiques réprouvées par toutes les associations de consommateurs. Au Québec, l’Office de la protection du consommateur (OPC) déposait récemment une plainte contre plainte contre Air Canada pour avoir vendu des billets d’avion à des prix supérieurs à ceux figurant dans des publicités. Air Canada se défend en arguant que le transport aérien est une activité de juridiction fédérale, et que la Loi sur la protection du consommateur  édictée par le Québec ne s’applique pas aux transporteurs aériens dans la vente de billets d’avion.

Aux États-Unis, la nouvelle version du Airline Passengers Bill of Rights (Loi sur les droits des passagers) qui prendra effet dans quatre mois oblige également les transporteurs à afficher clairement sur leurs sites Web tous les frais afférents comme les suppléments pour enregistrer des bagages, ceux exigés pour présélectionner un siège et les pénalités en cas de changement de réservation. Mieux : les transporteurs devront même afficher les coûts des repas, collations et boissons vendus à bord.

En cas de perte de bagage ou de livraison en retard, les compagnies aériennes seront non seulement tenues à dédommager les voyageurs, mais elles devront aussi rembourser les suppléments exigés pour enregistrer le bagage en question. Chaque année, les transporteurs américain perdent ou égarent temporairement deux millions de pièces de bagages. Ce qui signifie qu’un peu plus de trois voyageurs sur 1000 ne retrouvent pas leur valise ou leur sac, lorsqu’ils arrivent à destination.

La réglementation américaine augmente également les pénalités en cas d’annulation de vols ou de bumping, c’est-à-dire lorsque des voyageurs se voient refuser l’accès à bord parce que le transporteur a confirmé plus de sièges qu’il n’en avait de disponibles (ce qu’on appelle la surréservation). Quelque 65 000 passagers se voient refuser l’accès à bord chaque année, aux États-Unis, pour cause de surréservation. Les primes accordées à titre de dédommagement seront doublées.

En 2010, sur 6,5 millions de vols programmés, les différents transporteurs en ont annulé 113 255 (soit 1,76%) pour cause de mauvais temps ou de bris mécanique.

Lire les commentaires (13)  |  Commenter cet article






Lundi 25 avril 2011 | Mise en ligne à 9h34 | Commenter Commentaires (4)

L’arrière-pays de la Costa del Sol

Q : Nous séjournerons à Puerto Banus, sur la Costa del Sol, du 4 au 18 juillet. C’est la présence de plusieurs excellents terrains de golf dans la région qui a convaincu mon conjoint de m’accompagner pour ce voyage. Cependant, entre les parties de golf, j’aimerais lui faire visiter  les principales villes et sites touristiques d’Andalousie. Il aime marcher en montagne, mais je tiens aussi à découvrir le patrimoine historique. Nous savons qu’il fera chaud, mais la canicule ne nous fait pas peur. Avez-vous des suggestions?

Marie-Claude Duchesne  Boucherville

R : Il risque, effectivement, de faire très chaud, en Andalousie, en juillet. À l’intérieur des terres, le thermomètre peut facilement grimper à 40 degrés en après-midi. Ce n’est pas pour rien que les bureaux et les magasins ferment de 13h30 à 16h30 et que les Andalous mangent très tard, lorsque la chaleur est retombée. Pour cette raison, entre les trois villes incontournables d’Andalousie (Grenade, Séville et Cordoue), je vous recommanderai de vous limiter à Grenade qui, à deux heures de route de Puerto Banus (180 kilomètres), est la plus proche des trois.

Il faudra, naturellement, y visiter l’Alhambra, palais des émirs musulmans qui régnaient sur la région jusqu’en 1492, les jardins du Generalife (le palais d’été, voisin de l’autre), vous perdre dans les rues de l’Albaicin (le vieux quartier agrippé à flanc de colline), admirer le coucher de soleil au mirador de San Nicolas et passer la soirée dans une des grottes du Sacromonte où les gitans donnent des spectacles de flamenco, avant de revenir souper (vers 22h30 comme les «locaux») dans l’Albaicin voisin. La cathédrale mérite également la visite. Cela signifie donc qu’il faudra passer une nuit à Grenade.

Au retour je vous conseillerai de revenir par les Alpujarras, cette région montagneuse aux petits villages pittoresques qui s’étend entre Grenade et Motril. Il y a de belles randonnées à faire dans ces montagnes, notamment autour du charmant village d’Orjiva.

À une heure de route de Marbella (dont Puerto Banus constitue une extension), la ville de Ronda, coupée en deux par une gorge vertigineuse, vous en mettra plein la vue. Elle est située en bordure du parc naturel de la Sierra de las Nieves, qui est sillonné par plusieurs sentiers de randonnée (dont le GR 243, qui part de Ronda). Un des sentiers les plus spectaculaires est celui qui mène au pic de Torrecilla (à 1818 mètres), d’où la vue porte jusqu’à la chaîne du Rif, au Maroc.

Vous ferez probablement plusieurs incursions à Malaga, qui n’est qu’à 45 minutes de route  (pour la vieille ville qui s’étend autour de la cathédrale, l’ancienne forteresse de l’Alcazaba et le musée Picasso). Mais lorsque le soleil se fera moins ardent, il faudra prendre la voiture pour découvrir les villages blancs (los pueblos blancos), avec leurs allures mauresques, qui parsèment les montagnes de l’arrière pays (je recommande Ronda la Vieja et Zahara de la Sierra, derrière Ronda, mais ils sont plus éloignés).

La Sierra de Bermeja, qui déploie ses montagnes derrière Marbella et Estepona, est également sillonnée par des sentiers de randonnées. Enfin, les gorges du Chorro, un canyon impressionnant situé à 40 kilomètres de Marbella, constituent un autre incontournable. Un sentier – el camino del Rey – qui part du village d’El Chorro permet de les découvrir dans toute leur splendeur. Comme autres buts d’excursion de la journée, je mentionnerai encore Gibraltar (68 kms), Nerja pour ses grottes (117 kms) et – pourquoi pas? -  Tanger, au Maroc.

Lire les commentaires (4)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    janvier 2010
    L Ma Me J V S D
    « déc   fév »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031
  • Archives

  • publicité