Le courrier du voyageur

Archive, février 2011

Lundi 28 février 2011 | Mise en ligne à 8h46 | Commenter Commentaires (2)

La Turquie d’Istanbul à la Cappadoce

Q : Je veux me joindre a un petit groupe en partance pour la Turquie et je me demande si les conditions sont  sécuritaires pour voyager dans ce coin de pays. Nous arriverons à Istanbul, puis nous nous dirigerons vers Canakkale, Kusadasi, Pamukkale,  Antalya et la Cappadoce. J’aimerais des conseils sur les principales choses à voir et sur les questions de  sécurité!
Mireille Leclerc

R : Vous m’énumérez là les étapes habituelles du circuit classique, à ceci près que vous le bouclerez dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, alors que la plupart des gens le font dans l’autre sens. Je n’ai pas de contre-indication à cet égard, d’autant plus que la Cappadoce constitue, à mon avis, le clou d’un voyage en Turquie. Mieux vaut garder le meilleur pour la fin.

Pas tout à fait la fin, parce que la route du retour vers Istanbul est longue (800 km). On fait généralement le trajet en deux étapes, en prévoyant une nuitée à Ankara, la capitale, qui ne présente qu’un point d’intérêt majeur : le musée des Civilisation anatoliennes (il y a bien le Mausolée d’Atatürk, mais bof!). Si les grands musées à caractère archéologique et historique ne vous branchent pas, je vous conseillerai un détour (de 200 kilomètres, quand même!) par la petite ville de Safranbolu, qui est un modèle bien conservé de la cité ottomane traditionnelle, ce qui lui a valu d’être classée au Patrimoine de l’UNESCO.

Pour le reste l’étape à Canakkale est programmée pour permettre la découverte du site de Troie. En fait, n’était-ce de la reconstitution du fameux cheval, on n’y voit pas grand-chose, sinon des vestiges épars dégagés par les fouilles. Ce qui n’est pas le cas à Éphèse (l’étape de Kusadasi), qui est la ville de l’Antiquité la mieux conservée après Pompéi, ainsi qu’un des hauts lieux de la chrétienté (la mère du Christ serait enterrée à proximité).

Kusadasi constitue également une bonne base pour découvrir les ruines des grandes cités grecques d’Asie Mineure que furent Milet, Priène et Didyme. C’est aussi une station balnéaire qui vous permettra de combiner visites et détente. Près d’Éphèse, Sirince est considéré comme un des plus beaux (mais des plus touristiques) villages de Turquie. À Pamukkale, les sources d’eau chaude et leurs concrétions de calcaire sont très décevantes : l’affluence touristique a infligé d’énormes dégradations au site. Les ruines voisines de la ville romaine Hierapolis sont plus intéressantes.

 Antalya est la ville principale de la Riviera turque. On y trouve une vieille ville intéressante, mais pour un séjour balnéaire, je favoriserais plutôt les stations situées entre Antalya et Bodrum comme Patara, Oludeniz et surtout Olympos. En Cappadoce, le centre touristique les plus fréquenté est Göreme, mais les grands villages d’Ürgup et d’Üçhisar constituent des pied-à-terre plus agréables pour partir à la découverte des anciens sanctuaires troglodytes et des paysages hallucinants de la région.

Quant à la sécurité, notre ministère des Affaires extérieures n’émet actuellement aucun avertissement déconseillant le séjour en Turquie. Avec 27 millions de visiteurs l’an dernier, ce pays est devenu une des principales destinations mondiales. S’il y avait des problèmes de sécurité, les touristes le fuiraient. Ce qui n’est pas le cas!

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Jeudi 24 février 2011 | Mise en ligne à 9h00 | Commenter Commentaires (16)

Je n’irai pas en Afrique du Sud

Au moment où j’écris ces lignes, j’aurais dû être en train de récupérer dans un hôtel de Johannesburg, après un long vol au dessus de l’Atlantique-Sud. Mais je suis tout bonnement installé devant mon ordinateur à Montréal. Mardi matin, j’ai pris un avion de United Airlines pour Washington où je suis arrivé à l’heure, bien avant l’ouverture du comptoir de South African Airways (SAA), où je devais m’enregistrer sur le vol de Johannesburg qui décollait en fin d’après-midi.

Lorsque les employés de SAA ont «ouvert» le comptoir, j’étais un des premiers dans la file d’enregistrement. Quelques minutes plus tard, je présentais mon passeport à l’employée de SAA, qui l’a longuement feuilleté, avant de me dire qu’elle ne pouvait pas m’embarquer à bord de l’avion. Motif : toutes les pages réservées à l’apposition des visas et des tampons d’entrée étaient estampillées. Il restait bien quelques espaces libres, ça et là, mais la jeune femme m’apprit que l’Afrique du Sud exigeait une pleine page vierge pour apposer son permis d’entrée dans le pays.

Après lui avoir demandé si elle blaguait, je l’ai priée d’appeler sa superviseure qui m’a répété qu’il s’agissait d’une exigence incontournable. Elle m’a montré un avis émis par l’ambassade d’Afrique du Sud à Washington stipulant, qu’effectivement les voyageurs qui ne disposaient pas d’une pleine page vierge réservée aux visas et tampons dans leur passeport seraient refoulés dès leur arrivée en Afrique du Sud.

 «Si je vous embarque, ils vont vous renvoyer par le prochain vol», m’a-t-elle expliqué. Elle m’a conseillé d’appeler l’ambassade du Canada et de demander qu’on greffe de nouvelles pages à mon passeport. «En faisant vite, vous aurez peut-être le temps de revenir à temps pour le vol de ce soir», a-t-elle poursuivi. «Sinon, je vous garde une place sur celui de demain soir.»

J’ai appelé l’ambassade de Washington où, à ma grande surprise, la préposée aux services consulaires, qui était pourtant une anglophone, m’a dispensé ses explications dans un excellent français. Mais, à ma grande déception, elle m’a annoncé qu’on ne greffait plus de pages supplémentaires dans les passeports canadiens, depuis quelques années.

Elle m’a dit qu’il fallait que je demande un nouveau passeport, soit à l’ambassade de Washington, ce qui prendrait entre 48 et 72 heures, soit à Montréal où je pourrais obtenir un passeport d’urgence en 24 heures, sur présentation de mes documents de voyage.

Cela se passait mardi après-midi. Dans un cas comme dans l’autre, les contraintes d’horaires m’auraient empêché de reprendre un avion de SAA avant vendredi soir, ce qui aurait reporté mon arrivée en Afrique du Sud au samedi soir, trop tard pour assister aux événements auxquels j’avais été invités (mais ceci est une autre histoire).  J’ai donc décidé d’annuler mon voyage. Je suis allé à la billetterie de United où une préposée très aimable a modifié ma réservation (je devais revenir une semaine plus tard) pour me permettre de rentrer à Montréal le soir même. Normalement j’aurais du acquitter des frais de 75$ pour faire le changement. Elle m’en a dispensé en compatissant à ma petite mésaventure.!

De retour à Montréal, j’ai contacté le ministère des Affaires extérieure, où le porte-parole aux affaires consulaires, Pierre Florea, m’a rappelé que «…avoir des pages vierges dans un passeport pour y placer un visas n’est pas une requête exceptionnelle réservée à la seule Afrique du Sud».  Je n’ignorais pas qu’il fallait se garder des pages libres pour permettre aux autorités des pays exigeant un visa d’y apposer leurs tampons, mais l’Afrique du Sud n’impose pas l’obligation du visa aux ressortissants canadiens. 

J’aurais du consulter plus attentivement le site Voyage.gc.ca, mis en ligne par le ministère. Ce n’est qu’après coup que je me suis aperçu que, dans les pages consacrées à l’Afrique du Sud, il est bien stipulé que «… l’entrée sera refusée aux Canadiens qui présentent un passeport dont toutes les pages sont remplies (au moins deux pages doivent être vierges pour y placer le visa ou le permis de séjour temporaire sud-africain requis)».

Mais je n’ai jamais lu jusqu’au bout tous les conseils dispensés sur ce site dont je recommande pourtant régulièrement la consultation aux lecteurs de ma rubrique «Le Courrier du voyageur». Ça m’apprendra 

La porte-parole de Passeport Canada m’a appris que la procédure consistant à ajouter des de pages à un passeport trop utilisé avait été abolie le 4 janvier 2005. «Un requérant dont toutes les pages sont remplies doit présenter une nouvelle demande de passeport.

J’avais un passeport de 24 pages. Ce matin, j’irai au Bureau des passeports et je m’en ferai préparer un nouveau de 48 pages, celui-là. Il coûte 5 $ de plus (92$ au lieu de 87$ pour le document de 24 pages), mais dans le cas de gens qui, comme moi, voyagent souvent, c’est indispensable.

En guise d’expérience touristique, j’aurais visité l’aéroport Dulles de Washington, qui est à peu près désert en milieu de journée. Et en attendant l’ouverture du comptoir de SAA, j’ai mangé un hamburger-frites au Harris Tap Bar, un troquet voisin du comptoir d’enregistrement Air France. Les frites n’étaient pas bonnes.

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Mercredi 23 février 2011 | Mise en ligne à 10h33 | Commenter Un commentaire

Un palmarès des meilleurs hôtels des destinations soleil

Toutes destinations confondues, c’est le Grand Palladium Riviera, un «cinq étoiles» situé près d’Akumal, sur la Riviera Maya, qui a recueilli les plus de commentaires positifs émanant des consommateurs sur le site de commentaires Monarc.ca, en 2010. Il devance deux autres «cinq étoiles», le Paradisus Rio de Oro, à Holguin, et le Riu Palace Pacifico, à Nuevo Vallarta, au classement des meilleurs établissements des destinations soleil dressé à partir des évaluations des clients des voyagistes canadiens. Le site Monarc.ca a enregistré 32 000 commentaires, depuis son lancement en septembre 2009.

Seuls les clients ayant voyagé avec un des grossistes canadiens spécialisés dans les destinations soleil (et Las Vegas) sont invités à inscrire leurs commentaires sur le site Monarc et à accorder une notation (par papillons et non par étoiles). Un formulaire leur est automatiquement adressé par courrier électronique deux jours après leur retour de voyage. «Ils peuvent uniquement évaluer l’hôtel où ils ont séjourné, ce qui garanti l’intégrité du processus», observe Fabrice Bozon, responsable du site. Une intégrité souvent questionnée dans le cas de sites de commentaires «ouverts» comme Tripadvisor, où des hôteliers essaient d’influencer le processus en faisant envoyer des appréciations bidon!

Sur Monarc.ca, les usagers sont invités à noter l’établissement dans lequel ils ont séjourné en fonction de cinq critères : le meilleur rapport qualité/prix, la meilleure restauration, la meilleure plage, le meilleur hôtel familial et le meilleur hôtel, tous critères confondus.

Dans la catégorie meilleur rapport qualité/prix, les plus hautes notes ont été attribuées au El Dorado Royale, autre «cinq étoiles» de la Riviera Maya. Il est talonné par le Paradisus Playa de Oro et le Iberostar Punta Cana.

Le El Dorado Royale remporte également la palme d’or dans la catégorie «restauration», suivi par le Dreams Puerto Vallarta et l’incontournable (ou presque) Paradisus Playa de Oro. L’Iberostar Punta Cana est identifié comme l’hôtel disposant de la plus belle plage, suivi du Royal Hideaway Cayo Ensenachos, près de Cayo Santa Maria, et du Barcelo Cayo Santa Maria.

Dans la catégorie des meilleurs établissements pour familles, le Now Sapphire Riviera – un autre «cinq étoiles» de la Riviera Maya! – occupe la tête du classement, suivi par le El Cid Castilla, à Mazatlan.

Bref, comme l’an dernier (le grand gagnant était le Iberostar Grand Paraiso) ce sont des propriétés de la Riviera Maya qui dominent le classement. Mis à part quelques exceptions (le Paradisus Rio de Oro, à Holguin, l’Iberostar Punta Cana et le Royal Hideway de Cayo Ensanachos, à Cuba), les établissements mexicains assurent une présence écrasante. Par contre, le Valentin Imperial, très présent dans le classement de l’an dernier, ne figure plus dans le peloton de tête, cette année.

À quelques exceptions près (notamment le Barcelo Cayo Santa Maria), les propriétés ainsi plébiscitées par les consommateurs sont des «cinq étoiles». C’est que les logiciels de Monarc se sont pas encore dotés de la fonction permettant de répartir les commentaires en fonction de la catégorie de l’hôtel. Mais Fabrice Bozon assure que cette fonction sera activée avant la fin de 2011.

Les «gagnants» dans chaque destination

À Cuba :

- Varadero : l’Iberostar Varadero

- Cayo Largo : l’hôtel Playa Blanca

- Cayo Coco : Melia Cayo Coco

- Holguin : Paradisus Rio de Oro

En République dominicaine :

- Punta Cana : Iberostar Punta Cana

- Puerto Plata : Iberostar Costa Dprada

- La Romana : Catalonia Gran Dominicus

- Samana : Gran Bahia Principe Cayo Levantado

Au Mexique :

- Riviera Maya : Grand Palladium Riviera

- Cozumel : Iberostar Cozumel

- Puerto Vallarta : Dreams Puerto Vallarta

- Riviera Nayarit : Riu Palaca Pacifico

- Ixtapa : Melia Azul

En Jamaïque :

- Montego Bay : Grand Palladium Lady Hamilton

- Negril : Riu Palace Tropical

- Ocho Rios : Riu Ocho Rios

- Runaway Bay : Gran Bahia Principe

Au Costa Rica :

- Jaco Beach : Jaco Bay Condo Hotel

- Leberia : Barcelo Langosta Beach

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