Le courrier du voyageur

Archive, janvier 2011

Lundi 31 janvier 2011 | Mise en ligne à 15h29 | Commenter Commentaires (7)

Annuler ou maintenir son voyage en Tunisie?

Q : J’ai acheté un voyage pour la Tunisie, avec départ en mars. Étant donné la situation qui prévaut dans ce pays, j’ai demandé à ma conseillère en voyages si je pouvais changer de destination ou être remboursée. Elle m’a répondu que pour changer de destination, ça me coûterait 300$ de frais et que je perdrais mon dépôt en cas d’annulation. Elle recommande plutôt de me prévaloir de mes assurances annulation.

Claude Fortin  Longueuil

R : Les grossistes sont tributaires de leurs fournisseurs à qui ils versent des dépôts, en l’occurrence les compagnies aériennes et les hôtels à destination. Certains transporteurs –notamment Air France qui est le plus utilisé pour la Tunisie – permettaient aux voyageurs qui devaient partir avant le 1er février d’annuler sans frais. Depuis, ce sont les «conditions générales» des voyagistes qui s’appliquent et elles prévoient des pénalités. D’où la recommandation de faire jouer l’assurance annulation. E

ncore faut-il en avoir contracté une. «Sur une groupe d’une cinquantaine de personnes, nous constatons qu’il y en a toujours cinq ou six qui, malgré nos recommandations, n’ont pas pris d’assurance», observe Jean-Pierre Caron, président d’Incursion Voyage. «Acheter un voyage sans assurance, c’est s’exposer à de fâcheux désagréments!».

Théoriquement, les assurances interviennent lorsque le Ministère des affaires extérieures a émis un «code rouge» recommandant d’éviter tout voyage non essentiel. Mais les conditions de remboursement varient d’une compagnie à une autre. Plusieurs assureurs n’interviennent que trois jours avant le départ, si le «code rouge» est maintenu. D’autres traitent les réclamations au cas par cas. «Nous remboursons lorsque le gouvernement a émis un avertissement et, cela, sans limite de temps», explique Michel Courtemanche, directeur des ventes de la Croix Bleue. «Par contre, nous n’assurons pas la peur. S’il y a des émeutes dans un pays où le voyageur doit partir dans six mois, nous estimons que la situation peut se stabiliser.»

Pour un départ en mars, c’est-à-dire dans environ un mois, la Croix Bleue interviendrait. Quant aux compagnies qui appliquent la «règle des trois jours» (une condition qui risque de saborder les vacances des consommateurs!), elles sont sensibles aux pressions. À vous d’en exercer, au besoin!

Mais il semble que la situation soit en train de se stabiliser en Tunisie. Certains grossistes – notamment Sultana Tours – font à nouveau partir des groupes. «Nous avons des clients qui sont restés là-bas pendant toute la durée des événements et leur séjour s’est déroulé sans heurts», affirme Julie Chagnon, directrice des ventes de ce voyagiste. Naturellement, le gouvernement maintient son code rouge. Mais c’est souvent le cas, même pour des pays où la situation est revenue à la normale depuis longtemps. Ce fut le cas à Bali où l’avertissement a été maintenu plusieurs années après les attentats de 2002.

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Jeudi 27 janvier 2011 | Mise en ligne à 15h27 | Commenter Aucun commentaire

Trois îles de l’archipel des Açores

Q : Nous souhaitons faire un voyage d’une dizaine de  jours aux Açores, vers la mi-avril. S’agit-il d’une bonne période? Pourriez-vous nous indiquer quelles sont les principales activités, visites ou découvertes que l’on peut faire dans cet archipel? Notre base principale sera à l’île de Sao Miguel. Comment pouvons-nous voyager vers les autres iles et laquelle ou lesquelles présentent le plus d’intérêt? Avez-vous des suggestions sur les moyens de s’y rendre.
Richard Lacroix

R : Le mois d’avril n’est pas la période la plus favorable pour un voyage aux Açores, notamment parce que l’accès à l’archipel est moins aisé qu’en été. Il vous faudra changer d’avion à deux reprises, soit à Londres ou à Newark, et à Lisbonne avant d’atteindre Ponta Delgada, ville principale de Sao Miguel et de l’archipel . En outre les prix sont passablement élevés : vous trouverez difficilement un billet à moins de 1400$ à cette période.

Cela alors que la compagnie Portugaise SATA reliera Montréal à Ponta Delgada en direct du 23 juin au 1er septembre. Pour un départ le 23 juin et un retour le 7 juillet, ce transporteur propose un tarif de 753$, taxes incluses. L’été les possibilités sont multiples, puisqu’Air Transat dessert Lisbonne à partir de la fin de mai, au départ de Montréal, ainsi que Terceira et Ponta Delgada au départ de Toronto, à partir du 22 juin. Mises à part ces deux liaisons saisonnières, il faut impérativement passer par Lisbonne pour aller aux Açores.

Même si la température reste relativement clémente toute l’année, elle dépasse rarement 20 degrés à la fin d’avril, alors qu’en juillet et août, le thermomètre grimpe à 24 ou 25 degrés en milieu de journée. Il pleut également moins pendant l’été (quoique il y ait moins de précipitations en avril que pendant l’automne et l’hiver).

Autre facteur qui ne joue pas en faveur d’avril : Atlanticoline et Transmacor, les deux compagnies de traversiers qui relient les neuf îles de l’archipel entre elles ne fonctionnent que de mai (et parfois de juin) à septembre ou octobre. Elles ne font la navette à l’année qu’entre les îles périphériques de Flores et Corvo. À cet effet, consultez les sites www.atlanticoline.pt et www.transmacor.pt. En avril – et même en mai – il vous faudra prendre les vols intérieurs de SATA, ce qui revient plus cher (consultez le site www.sata.pt).

Si vous persistez dans votre intention de visitez l’archipel, en une dizaine de jours, vous aurez le temps de faire une incursion à Terceira et peut-être à Pico.

À Sao Miguel, il faudra naturellement explorer la ville de Ponta Delgada, ainsi que la réserve naturelle de Lagoa do Fogo, qui se trouve à moins d’une vingtaine de kilomètres. Au Nord-ouest, les «Paysages protégés» de Sete Citades et la caldeira du volcan éponyme sont des «must». Allez-y par la côte sud et revenez par le côté nord, ce qui vous permettra de découvrir, de charmants villages comme Bretanha et Fenais da Luz et poussez une pointe jusqu’à la ville de Ribeira Grande. Je mentionnerai encore la ville thermale de Furnas, dans le centre-est.

À Terceira, attardez-vous à Angra do Heroismo, ancienne capitale de l’archipel et particulièrement dans le centre historique doté d’un très beau patrimoine architectural datant des XVIIe et XVIIIe siècles. L’île n’est pas grande (17 km de large sur 30 km de long), donc vous pourriez aisément en faire le tour en voiture, en prévoyant des arrêts dans la ville de Praia da Vitoria, qui a un joli centre piétonnier, et à Biscoitos où le musée du vin vous apprendra tout ce qu’il faut savoir sur le verdelho et sur le biscoitos.

Si vous avez le temps d’aller à Pico, deuxième plus grande île de l’archipel (mais très peu peuplée), il faudra voir la ville principale, Madalena et les villages de Calheta de Nesquim et de Lajes do Pico. En avril, vous ne pourrez entreprendre l’ascension du Pico, qui est le plus haut volcan de l’archipel (2350 mètres), car le sommet sera encore enneigé. Notez que les Açores sont une des excellentes destinations de randonnée pédestre. Les amateurs s’attaquent aux pentes de leurs nombreux volcans, généralement enchâssés dans des réserves naturelles protégées. Il y a, par contre très peu de plages, et leur sable est invariablement noir.

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Mercredi 26 janvier 2011 | Mise en ligne à 9h29 | Commenter Commentaires (6)

Le palmarès de la stupidité

La compagnie d’assurance Travel Guard vient de «couronner» le voyageur le plus malchanceux du monde : le Dr Gary Feldman, de Ventura en Californie.

À la faveur d’une mission humanitaire au Vietnam (aider les autres, ça vous vaut peut-être des points-bonis au paradis, mais pas sur cette terre!), le bon docteur avait pris quelques jours de congé pour se ressourcer dans la nature. Juché au sommet d’une falaise dans un paysage montagneux, il avait donné de la voix pour tester l’écho. Il ne se souvient pas si l’écho lui a répondu. Avant même d’entendre la réponse, il a glissé, fait une chute de 10 mètres et subi de multiples blessures, notamment des fractures aux deux jambes qui ont nécessité deux opérations et la pose d’une plaque de métal.

L’histoire du Dr Feldman est un des 800 récits de voyages qui ont mal tournés recueillis par Travel Guard. L’an dernier, cet assureur américain lançait le concours du «voyageur le plus malchanceux du monde» (www.worldsunluckiesttraveler.com). Chaque mois, il identifiait un (ou une) finaliste et à la fin de l’année, le public était invité à désigner le malheureux gagnant. Le premier prix attribué par Travel Guard au Dr Feldman était assorti d’un «voyage de rêve» d’une valeur de 10 000 $.  Espérons pour lui que le rêve en question ne relèvera pas, encore une fois, de la sous-catégorie des cauchemars!

La plupart des journaux américains ont rapporté la nouvelle. Ce palmarès des voyageurs le plus malchanceux du monde a valu à la compagnie d’assurance des retombées médiatique considérables. Les 50 000 palmarès des «plus belles plages» (ou des plus beaux hôtels, des plus belles femmes de chambres, des plus beaux bidets, des plus belles poignées de portes, etc…) et les 100 000 «Top 10 de quelque chose» attirent l’attention, génèrent les clics et, partant, font vendre de l’annonce aux médias en ligne.

Dans le secteur le plus propice aux palmarès – celui du voyage – le champion toutes catégorie est assurément la compagnie-sœur d’Expedia : Tripadvisor. À lui seul, le site francophone de ce média «social» publie au moins deux palmarès par semaine, 52 fois par année. Tripadvisor mérite de figurer en tête de liste du Top 10 des producteurs de palmarès! Du moins dans la catégorie «quantité». Parce qu’en ce qui concerne l’originalité, il commence à avoir à faire à fortes parties.

L’une d’entre elles est l’édition en ligne du magazine Travel&Leisure, qui dissèque allègrement les États-Unis à coup de palmarès. Ainsi, T&L a dressé un classement des villes les plus sales d’Amérique (voir sur le site www.travelandleisure.com). Sans grande surprise, New York remporte la palme («La ville qui ne dort jamais est aussi la ville qu’on ne nettoie jamais», commente finement T&L), suivie de la Nouvelle-Orléans. Minneapolis/St Paul est intronisé «ville la plus propre des USA», mais, on s’en doute, elle n’a aucune chance de figurer sur la liste des métropoles les plus excitantes du pays

T&L innovait également en publiant un classement des villes américaines où les gens sont les plus et les moins agréables (America’s most and least attractive people). Charleston (Caroline du Nord) se classait en première position comme ville où «tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil», suivie par San Diego (Californie) et Savannah (Géorgie). Non, ce n’est pas New York qui traîne de la patte en queue de peloton – la Big Apple se classe plutôt dans la bonne moyenne – mais bien Orlando, la ville de Disneyworld, la capitale américaine de la fantasmagorie et du carton-pâte. Comme ce classement est établi par voie de sondage, on ne peut qu’en déduire que les touristes qui visitent Orlando et le «Royaume enchanté de Disney» en reviennent désenchantés.

Mais la palme du palmarès de plus populaire reviendra probablement au site Jaunted.com, une publication numérique du groupe CondéNast. Dans son édition en ligne du 24 janvier, Jaunted a procédé à une première mise en candidature pour le palmarès 2011 du voyageur le plus stupide. L’heureux nominé est cet étudiant de l’université Columbia qui a voulu prendre l’avion à l’aéroport Kennedy en tentant de se faire passer pour… un bagage (www.jaunted.com/main/2). Un concours à suivre, donc. Le taux de participation devrait être très élevé. Après tout ce ne sont pas les candidats qualifiés qui manquent!

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