Question : quel couple exerce actuellement le plus d’influence sur l’industrie mondiale du voyage? Réponse (et ce n’est pas une opinion personnelle!) : le prince William et sa promise, Kate Middleton. L’annonce, cette semaine, des fiançailles du couple a déclenché une vague de fonds dans l’industrie du voyage. Les agents de voyages et les grossistes britanniques se demandent avec anxiété quand aura lieu le mariage.
La date n’a pas encore été arrêtée. Les fiancés ont parlé du printemps ou de l’été. S’il a lieu pendant l’été, cela risque de compromettre sérieusement les ventes de forfaits et de circuits à l’étranger. Un événement extraordinaire comme la Coupe du monde de soccer, par exemple, a pour effet de river une bonne partie des ménages britanniques à leur écran de télévision et à remettre le départ en vacances à plus tard, voire aux calendes grecques.
Or, un mariage dans la famille royale exerce sur les loyaux sujets de sa Majesté une fascination qui confine à l’obsession. Comme la majorité de ces loyaux sujets partent en vacances pendant les congés scolaires, les grossistes britanniques implorent le ciel pour qu’il ait lieu au printemps. Mais pour eux, les pronostics sont désastreux. Le bookmaker le plus célèbre du royaume, Paddy Power, prédit que le mariage aura lieu le 13 août. Il donne cette date à trois contre un, ce qui est une cote très basse.
Par contre, les agences réceptives (celles qui vendent des forfaits aux touristes étrangers) et les hôteliers se pourlèchent les babines. On s’attend à une ruée sur Londres pour la période des cérémonies du mariage. Sandy Dawe, grand patron de Visit Britain (l’équivalent local de Tourisme Québec) rappelle que des fiançailles royales génèrent habituellement un supplément de revenu de plus de 500 millions de livres (815 millions $) pour l’industrie du tourisme locale. Presque assez pour changer les rideaux et la passementerie de Buckingham Palace!
Ce qui fait dire à un des blogueurs du New York Times, Robert Mackey, que l’impact positif sur l’économie britannique devrait faire taire les fâcheux qui critiquent l’institution de la monarchie, sous prétexte qu’elle coûterait trop cher aux contribuables!
L’industrie touristique québécoise, de moins en moins performante, aurait bien besoin d’un mariage princier pour freiner son déclin. Hélas, l’héritier de la seule famille dont le lustre médiatique s’apparente un tant soit peu à celui d’une monarchie ne convolera certainement pas avant une bonne douzaine d’années! Encore faut-il espérer que René Charles aura le bon goût de se marier à Charlemagne plutôt qu’à Las Vegas!
En attendant, si vous êtes du nombre de ceux qui planifiaient un voyage à Londres ou ailleurs au Royaume-Uni, l’été prochain, ne tardez pas à réserver vos billets!
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