Le courrier du voyageur

Archive, octobre 2010

Jeudi 28 octobre 2010 | Mise en ligne à 11h14 | Commenter Commentaires (15)

Êtes-vous un client indésirable pour les hôteliers?

Vous ne le savez peut-être pas, mais si vous avez emporté (par distraction, bien sûr!) une robe de chambre mise à la disposition des clients dans un hôtel, ou encore un vase (à titre de souvenir, naturellement!), vous êtes probablement fiché sur un des deux sites professionnels qui répertorient les clients indésirables pour les hôteliers. Et vous le savez peut-être encore moins, mais si vous êtes un habitué des commentaires (trop!) critiques sur les sites d’appréciation comme TripAdvisor, vous risquez de vous voir répondre : «Désolé, mais l’hôtel est complet pour les dates qui vous intéressent!», alors que la moitié des chambres ne sont pas louées.

Au départ, ces deux sites ciblaient surtout les vandales et les voyageurs trop bruyants, comme les étudiants américains qui voyagent en groupe pendant la relâche scolaire et, sous l’effet de l’alcool, mettent leur hôtel sens dessus-dessous. Ainsi, sur la page d’accueil du site britannique GustScan (www.guestscan.co.uk), on peut lire que trois millions de sujets de Sa Majesté endommagent les lieux quand ils séjournent dans un hôtel ou un B&B et que 80% de tous les clients partent en «emportant un souvenir».

Mais c’est le site américain GuestChecker (www.guestchecker.com) qui a déclenché la controverse, lorsqu’on s’est aperçu que sa liste noire répertoriait plusieurs noms de voyageurs qui n’avaient jamais rien dérobé ou vandalisé. Ils étaient simplement des auteurs un peu trop prolifiques sur TripAdvisor, avec une propension trop appuyée au commentaire (très très) critique.

L’affaire a été évoquée, à la mi-octobre, sur le site spécialisé Hospitality Business News, qui s’interrogeait notamment sur le fait que ces listes noires contrevenaient peut-être aux dispositions légales portant sur la protection de la vie privée.

Ce à quoi les responsables de GuestChecker ont répondu en arguant que les seuls détails concernant la «vie privée» des clients répertoriés – noms, adresses et no. de téléphone – n’avaient rien de privé, puisqu’ils figuraient déjà dans n’importe quel annuaire téléphonique. Et que les autres renseignements dispensés étaient exclusivement des faits. «Nous nous contentons de rapporter ce qui s’est passé, afin que le prochain établissement où ils séjourneront puisse se préparer adéquatement à les recevoir», écrivait l’auteur de la réponse. Mais il faut probablement lire : «… puisse se préparer à ne pas les recevoir du tout.».

PS: Ne vous ruez pas sur GuestChecker ou GuestScan pour découvrir si votre voisin ou votre patron est un client d’hôtel indésirable. Les listes noires ne sont accessibles qu’aux abonnés, qui doivent obligatoirement être des professionnels de l’hôtellerie.

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Mercredi 27 octobre 2010 | Mise en ligne à 9h22 | Commenter Commentaires (2)

Réserver un guide privé au Japon

Q: Je projette un voyage de 21 jours au Japon. Je ne sais pas encore si je choisirai un circuit de groupe comme ceux proposés par Uniktour ou si j’irai seule avec mon conjoint. Si nous choisissons cette dernière option, nous aimerions prendre des guides sur place. Comment faire pour trouver un bon guide qui parle français? Je pensais arriver à Tokyo, visiter Kyoto, Nara, Osaka, Ueno et Tsukiji. Est-ce réalisable en 21 jours? Les hôtels trois ou quatre étoiles sont-ils comparables aux nôtres? Est-ce qu’un budget de 8000$ chacun vous paraît raisonnable? Quelle compagnie aérienne recommandez-vous? Et si c’est un voyage de groupe, recommandez-vous des agences en particulier? Le mois de mai est-il un bon moment pour voyager au Japon?
Sylvie Béliveau,   Drummondville

R : Il existe deux associations sérieuses de guides touristiques, au Japon : la Japan Federation of Certified Guides (www.jfg.to), qui regroupe 750 guides qualifiés et la Japan Guide Association (www.jga21c.or.jp), qui en fédère 980. Cette dernière dispose, sur son site, d’un moteur de recherche permettant d’identifier les guides francophones (avec les coordonnées pour les contacter). Pour la première, il faut faire une demande par courriel à l’adresse jfg@nifty.com.

Dans les deux cas, les tarifs des guides varient entre 25 000 et 45 000 yen par jour, soit entre 315$ et 570$. Ces prix n’incluent pas les frais d’hébergement et de repas, si vous louez les services d’un guide qui vous suivra pendant toute la durée du voyage. La solution la plus simple consisterait néanmoins à traiter avec une agence québécoise. Uniktour dispose d’une bonne expertise sur le Japon. C’est aussi le cas de grossistes comme Tours Hai International, Tours Chanteclerc, Exotik Tours et plusieurs autres qui sont revendus par la plupart des agences de voyages. Un budget de 8000$ par personne me paraît tout à fait réaliste.

Si vous choisissez de vous débrouiller par vos propres moyens, je vous conseillerai plutôt de retenir les services de guides locaux, à mesure de vos déplacements, de manière à éviter les frais d’hébergement et de repas qui pourraient faire doubler les tarifs (le Japon n’est pas un pays bon marché). Et je suggérerais que vous vous déplaciez en train, car ce n’est pas évident de conduire dans un pays qu’on ne connaît pas où la signalisation est surtout constituée d’idéogrammes japonais (même si elle est doublée en anglais sur les routes principales).

Pour cela, vous pourriez vous procurer une Japan Rail Pass, qui est offerte au Québec par certains grossistes montréalais (notamment Tours Hai International). Pour l’acheter, il vous faudra donc passer par une agence de voyages. Celle-ci pourra également vous dénicher le billet d’avion au meilleur prix disponible au moment où vous voudrez partir. Et le mois de mai est effectivement une des périodes qui vous permettra de bénéficier des températures les plus agréables pour visiter.

Les hôtels japonais sont d’un très bon niveau, mais en province, je vous conseille les ryokan, ces auberges à la japonaise, même s’ils ne sont pas vraiment plus économiques que les hôtels à l’occidentale. Pour la solution économique, il y a les Minshuku, des maisons d’hôtes, qui vous hébergeront pour moins de 100$ par nuit. Comme vous disposez de trois semaines et que Ueno et Tsukiji sont des quartiers de Tokyo, je vous conseille d’étoffer votre itinéraire en y incorporant Hakone et la région des cinq lacs, près du mont Fuji, Takayama et les Alpes japonaises, Okayama et Hiroshima.

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Dimanche 24 octobre 2010 | Mise en ligne à 13h57 | Commenter Commentaires (9)

Échanger sa maison pour économiser sur l’hébergement

Q : Nous serons a notre retraite ma femme et moi, l’an prochain. Nous avons une maison au Lac Supérieur, sur le versant nord de Tremblant, que nous voudrions échanger pour séjourner dans des pays étrangers de façon économique. Est-ce vraiment un concept avantageux et sécuritaire? Si oui, pouvez-vous nous conseiller une agence fiable pour encadrer ce type de projet ?

Guy Grandmont

R : Il existe quantité de sites voués à l’échange de maisons, mais ce ne sont pas des agences : ce sont des plateformes virtuelles qui permettent à des gens intéressés de se contacter et, éventuellement, de s’entendre sur un échange. En fait, ils vous offrent un espace où annoncer, au même titre que les petites annonces des journaux. Si vous n’êtes pas satisfait, les promoteurs du site n’encourent aucune responsabilité, tout comme La Presse n’encourt aucune responsabilité si vous êtes déçu après avoir acheté une voiture d’occasion repérée dans les annonces classées. Aucun site n’est en mesure de vous garantir que vous parviendrez à échanger votre maison à des dates qui vous conviennent contre une propriété qui réponde à vos critères.

C’est en vous inscrivant sur ceux qui affichent l’offre la plus importante en ce qui concerne le nombre de maisons ou d’appartements au Québec et dans les pays qui vous intéressent que vous aurez le plus de chances de recevoir des propositions. Pour réussir un échange, il faut également tomber sur des intéressés qui correspondent à votre profil (avec un logement offrant un type de confort similaire au vôtre). La Montréalaise Anne Babkine, cofondatrice du site echangevacances.com, conseille de s’inscrire sur plusieurs sites. Certains sont payants, mais plusieurs proposent des périodes d’essai gratuites.

Et il faut avoir «l’esprit ouvert», c’est-à-dire être prêt à accepter de procéder à un échange avec des gens venant d’une autre région (voire d’un autre pays) que celle choisie à l’origine. J’ai traité de cette question à plusieurs reprises, voici quelques années. Cela m’a valu beaucoup de témoignages. Ainsi, des gens qui cherchaient à séjourner en Europe se sont retrouvés à Hawaii. Ils ont d’ailleurs beaucoup apprécié. J’ai aussi fait état du cas d’une personne qui n’était pas satisfaite : les gens avec qui elle avait échangé sa maison étaient partis sans nettoyer et quelques objets avaient disparu.

Ceci dit, les expériences sont plus souvent positives que négatives et la formule est assurément intéressante sur le plan financier, d’autant plus que l’échange de maison est généralement assorti d’un échange de voiture. Vous trouverez un ensemble de conseils judicieux sur le site québécois www.echangevacances.com. Sinon, les adresses les plus populaires sont Intervac (www.intervac.com), Livingaway et sa version francophone Echangedemaison (www.echangedemaison.org), Echangeimmo (www.echangeimmo.com), Troc-habitat (www.troc-habitat.com) et Geenee (www.geenee.com).

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