Le courrier du voyageur

Archive, septembre 2010

Jeudi 30 septembre 2010 | Mise en ligne à 12h16 | Commenter Commentaires (5)

Un navire de la taille d’une ville

On pensait qu’aucune compagnie ne mettrait en service de navires plus gros que l’Oasis et l’Allure, les deux mastodontes de la Royal Caribbean, qui jaugent 220 000 tonneaux pour une capacité de 5400 passagers. Un groupe japonais, JCN pour Japan Contents Network, projette de faire construire le Princess Kaguya, un monstre de 450 000 tonneaux pour une capacité de 8400 passagers par le constructeur Aker Yards, qui exploite plusieurs grands chantiers maritimes en Europe.

Ses concepteurs ne présentent pas le navire comme un paquebot de croisière, mais plutôt comme une «extension urbaine». À bord, on retrouverait trois hôtels indépendants de 1200 chambres chacun, une galerie marchande de 300 mètres de long capable de loger 1200 boutiques, ainsi qu’une salle «multifonctions» de 7000 mètre carrés (77 000 pieds carrés). Et, surtout, il serait «ouvert» à la population des ports où il relâche. Le public aurait accès aux boutiques, aux restaurants (on en prévoit 55, dont 20 réservés aux passagers), aux spectacles et aux événements sportifs programmés à bord.

Les communiqués émis par JCN signalent qu’outre les 3600 membres d’équipage et les 8400 passagers, le navire pourrait encore accueillir 10 000 personnes. Bref il pourrait servir de centre de congrès mais aussi accueillir des foires commerciales et des événements sportifs.

Peu de port seraient capables d’accueillir un tel mastodonte de 500 mètres de long et de 9,5 mètres de tirant d’eau. Les promoteurs signalent toutefois que ce serait le cas de Barcelone, Venise, Marseille et Le Havre.

Aucune mention des coûts de construction n’est faite, mais, considérant que l’Oasis et l’Allure ont coûté chacun 1,4 milliard $, on estime que la construction du Princess Kaguya se solderait par une facture plus de 2 milliards $ pour les promoteurs.

Pour consulter le site des promoteurs : www.oceansilkroad.com

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Mercredi 29 septembre 2010 | Mise en ligne à 11h22 | Commenter Commentaires (2)

Cinq étapes incontournables entre Malaga et Nantes

Q : Nous avons acheté, à la dernière minute, un vol d’Air Transat pour Malaga, avec un retour de Nantes deux semaines plus tard. Selon vous, quel est le meilleur moyen de faire le trajet entre les deux villes et quels sont les endroits à ne pas manquer entre Malaga et Nantes ? Nous avons déjà vu Séville.

Manon Leroux

R : La voiture confère toujours une plus grande souplesse, mais les frais de retour du véhicule dans un autre pays que celui de la prise en charge sont assez élevés : de l’ordre de 200$, en fait. Ce qui vous vaudra une facture de près de 1000$, assurances incluses pour un modèle compact (et 800$ pour un modèle économique), essence non comprise. Comme vous disposez de relativement peu de temps pour franchir les 1575 kilomètres d’un parcours jalonné d’une série impressionnante de merveilles, vous devrez limiter vos visites à des villes. Et dans ce cas, le train constitue une meilleure option. Un Eurailpass France-Espagne vous coûterait 378 $ par personne pour six jours d’utilisation et 414 $ pour sept jours. Et vous n’auriez à payer ni essence (il faut compter au moins 150 euros pour un tel trajet) ni péages.

J’aurais cinq étapes à vous suggérer entre Malaga et Nantes, deux villes qui méritent que vous leur consacriez au moins une journée complète, soit deux nuits (Malaga pour la vieille ville et le musée Picasso; Nantes pour le château des Ducs de Bretagne, le quartier médiéval du Bouffay et la rue Crébillon). 

Ce sont Grenade (un must absolu pour l’Alhambra, les jardins du Generalife et le quartier de l’Albaicin : deux nuits), Tolède (pour la Cathédrale, le quartier de la Juderia, les murailles et la maison-musée du Greco : deux nuits), Madrid, bien sûr (où la brièveté de votre séjour de trois nuits, mais deux jours vous condamneront à ne voir que la vieille ville autour de la plaza Mayor, le musée du Prado et le parc du Retiro, à vous promener sur les paseos, ces grandes avenues bordées de grandes maisons bourgeois à l’architecture parfois extravagante, et s’il reste du temps, à voir le Palais Royal), Burgos (pour son extraordinaire cathédrale, sa vieille ville et la chartreuse de Miraflores : deux nuits), Bordeaux (la vieille ville, la rue Ste-Catherine –oui, oui! – et les quais, les Chartrons : deux nuits).

Naturellement, il s’agit d’une suggestion modulable. Si vous estimez bon de retrancher des nuits ici et là, vous pourriez envisager de faire étape à Bilbao (pour le musée Guggenheim) et à La Rochelle.

Toutes ces villes sont situées dans la trajectoire directe de votre itinéraire. Seules Tolède et Bilbao vous imposeraient un léger détour.

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Lundi 27 septembre 2010 | Mise en ligne à 14h02 | Commenter Commentaires (4)

Observer des aurores boréales au Canada

Q : Chaque année, nous aimons visiter une région du Québec ou du Canada, durant nos vacances estivales. N’ayant jamais eu l’opportunité de voir des aurores boréales, j’aimerais, si possible l’an prochain, découvrir un endroit qui nous permettrait d’en voir. Pourriez-vous nous indiquer quelles sont les meilleurs endroits et les meilleurs périodes de l’année pour voir des aurores boréales au Québec, ou ailleurs au Canada?

Joanne Billo

R : Théoriquement, c’est dans la zone comprise entre les 65e et 75e parallèles que les aurores boréales déploient leurs rideaux lumineux le plus souvent et avec la plus forte intensité. Donc une zone située au nord du cercle polaire arctique! Mais on peut les observer bien plus au Sud (jusque dans la vallée du St-Laurent) lorsque le soleil est en proie à ses plus fortes activités magnétiques. Comme cette activité est modulée en fonction de cycles de 11 ans et que les dernières fortes éruptions solaires ont eu lieu en 2004, c’en en 2015 que vous auriez les meilleures chances d’en voir dans les zones accessibles en voiture. Et ce, pendant l’automne (surtout en octobre) et en mars et presque toujours entre 18h et 1h du matin.

J’ai passé quatre ans à la Baie James et j’en voyais de très belles, lorsque je m’éloignais des campements entre la fin de septembre et la fin d’octobre. Cela, même si je ne me trouvais que sur le 54e parallèle! Vous pourriez donc très certainement en admirer lorsque le ciel est dégagé, en remontant la route de la Baie James jusqu’à Radisson et en poursuivant votre chemin sur la Transtaïga (qui n’est pas asphaltée) qui sillonne la taïga sur 666 kilomètres jusqu’à l’ancien chantier de Caniapiscau (les seules possibilités de ravitaillement et d’hébergement en dehors de sites de camping sont trois pourvoiries : voir le site www.rouebaiejames.com).

L’autre grande voie routière québécois appropriée est la route 389 part de Baie Comeau vers Manic 5 et Fermont et devient la Trans-Labrador à Labrador City (qui se trouve sur le 53e parallèle). Ailleurs au Canada, l’autre région accessible par la route (à 1550 kilomètres au nord d’Edmonton) est celle de Yellowknife (sur le 62e parallèle), dans les Territoire du Nord-Ouest.

Ceci dit, l’observation des aurores boréales est toujours aléatoire. Ma collègue, Marie Tison, qui anime un blogue sur la page «Voyages» de Cyberpresse, raconte dans un billet daté du 8 septembre que, malgré une quinzaine de séjours dans les zones arctiques, elle en a rarement vu. Deux de ses lecteurs signalent deux sites météorologiques consacrés à la prévision d’aurores boréales : www.gedds.alaska.edu/auroraforecast (mais il concerne surtout l’Alaska) et www.swpc.noaa.gov/pmap/pmapN.html (mais mieux vaut détenir un doctorat en astrophysique pour s’y retrouver !).

Vous trouverez une mine d’informations pertinentes sur le site de Gilles Boutin,un photographe de Lévis qui se présente comme un  «chasseur d’aurores boréales» à l’adresse www.banditdenuit.com. M. Boutin a publié un livre - Les aurores boréales Québec-Nunavik – aux éditions GID.

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