Le courrier du voyageur

Archive, juillet 2010

Jeudi 22 juillet 2010 | Mise en ligne à 9h49 | Commenter Commentaires (6)

Un combiné Alsace-Allemagne

Q : Nous envisageons un voyage de 18 jours en Allemagne et en Alsace fin septembre, début octobre. Nous détenons des billets d`avion aller-retour pour Francfort. Après avoir passé quelques jours dans la région de Cochem (Moselle) nous arriverons en voiture en Alsace. Pourriez-vous nous suggérer deux villes intéressantes où nous pourrions séjourner et d’où nous pourrions aisément rayonner pour visiter les environs? Nous pensions visiter Strasbourg, Colmar, Obernai, Riquewihr, Rosheim et la Route des vins. Quel itinéraire nous suggéreriez-vous pour retourner à Francfort ?

Dorothea Bourret

R : Les deux villes les plus intéressantes d’Alsace sont, assurément, Strasbourg et Colmar et, comme la province n’est pas si grande, elles sont bien situées pour rayonner. Par contre, sortir et rentrer en voiture dans une grande ville comme Strasbourg n’est pas toujours une sinécure. Si cela vous fait peur, installez-vous à Obernai, qui est une des plus jolies villes de la région et qui a le mérite d’être située à moins d’une trentaine de kilomètres de Strasbourg, du mont Sainte-Odile et encore plus près de Rosheim.

Ribeauvillé est idéalement située pour explorer la partie la plus intéressante de la Route des vins (soit le tronçon compris entre cette ville et Colmar) et pour accéder rapidement à ces incontournables que sont Colmar, Riquewihr, Kaysersberg, Eguisheim et le château du Haut Koenigsbourg.

Pour le retour à Francfort, je vous conseille de  traverser la Forêt Noire, en passant par Fribourg (Freiburg Im Breisgau), qui n’est qu’à une vingtaine de kilomètres de Colmar. La vieille ville de Fribourg est très jolie et on y trouve une très belle cathédrale, ainsi qu’un musée – l’Augustinermuseum – qui présente une belle collection d’art du Moyen-âge.

Si vous jugez que vous avez le temps, une route partant de Fribourg permet de faire un circuit en boucle de la Haute Forêt-Noire en passant par les sommets les plus élevés du massif : le Belchen et le Feldberg. Mais la route du retour vous permettra elle aussi de découvrir quelque belles bosses de ce massif de moyennes montagnes. Pour cela, vous n’aurez qu’à emprunter  la 294 jusqu’à Schiltach (qui mérite un arrêt), puis continuer jusqu’à Baden-Baden par Freudenstadt et la route des Crêtes. Baden-Baden, qui est la station thermale la plus réputée d’Allemagne, mérite une étape.

Heidelberg, qui se trouve à mi-chemin entre Baden et Frankfort en mérite une autre. Vous y visiterez le Château, la vieille ville et vous vous baladerez, de l’autre côté du Neckar, sur le Chemin des philosophes, un sentier qu’ont arpenté Hölderlin, Jean-Paul, Brentano et quelques autres vedettes du Romantisme allemand, qui ont étudié ou séjourné dans cette cité. De Heidelberg, il vous restera moins d’une heure de route pour rejoindre Francfort.

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Mardi 20 juillet 2010 | Mise en ligne à 12h45 | Commenter Commentaires (13)

Rébellion contre les «frais cachés» des transporteurs

«L’an dernier, les compagnies aériennes ont dépensé 31 millions $ en fais de lobbying… Combien les consommateurs de voyages ont-ils dépensé pour se faire entendre du gouvernement? Rien!». C’est – en traduction très libre – le laïus d’introduction qui figure sur le site de la Consumer Travel Alliance, l’association américaine des consommateurs de voyages. Parodiant la fourmi de la fable, on pourrait rajouter : «Et bien, payez, maintenant!»

Et c’est ce que font les clients des compagnies aériennes : ils casquent. Malgré la loi québécoise stipulant que les entreprises qui annoncent un produit doivent afficher le véritable prix, les transporteurs continuent à appâter le gogo avec des tarifs qui ne constituent qu’une partie du prix total du billet. Le reste, déguisé sous forme de «taxes», «frais portuaires», «frais de sécurité» et autres «frais de navigation aérienne», n’est dévoilé que vers la fin du processus d’achat. Mais les compagnies aériennes peuvent se moquer des juridictions provinciales tant qu’elles veulent : elles n’ont de comptes à rendre qu’au Fédéral.

C’est du moins ce qu’elles prétendent. L’Union des consommateurs tente de prouver que l’impunité n’est pas éternelle. L’organisme vient de loger un recours collectif contre Air Canada, conjointement avec un citoyen, Michael Silas. Ce dernier argue qu’il se préparait à acheter un billet d’avion annoncé au coût de 298$. À la fin du processus d’achat on lui a réclamé 126,96$ de plus. L’Union réclame donc au nom de tous les consommateurs qui ont acheté des billets depuis le 30 juin qu’Air Canada leur rembourse ces frais cachés et leur verse un montant additionnel de 100$, à titre de dédommagement.

Aux États-Unis, la Consumer Travel Alliance part, elle aussi, en guerre contre les transporteurs. Le 12 juillet, elle publiait les résultats d’une analyse portant sur les frais cachés exigés par les compagnies aériennes. Ses analystes ont compilé les montants «fantômes» exigés par les neufs principales compagnies aériennes du pays sur quatre routes très populaires : New York/Los Angeles, Boston/Washington, Chicago/Miami et Washington/Orlando. Et ils ont établi des moyennes.

Seulement deux services faisant l’objet de «frais caché» ont été considérés : le supplément réclamé pour disposer de plus d’espace pour les jambes (en s’asseyant à l’avant des cabines ou devant une sortie de secours) et les suppléments exigés pour enregistrer des bagages (aux États-Unis, les transporteurs demandent maintenant une somme de l’ordre de 15$ ou 20$ pour enregistrer une première valise, beaucoup plus parfois pour une seconde).

Ainsi, le voyageur qui demandait un siège situé devant une issue de secours et enregistrait une valise déboursait, en moyenne, 26% de plus que le prix initial du billet. S’il enregistrait deux pièces de bagages, le supplément grimpait à 54%. Mais ces pourcentages variaient beaucoup selon les compagnies aériennes et les routes empruntées. Dans certains cas, ils s’élevaient à 153% du prix «normal» du billet.

Chez nous, on ne paie pas encore pour enregistrer une pièce de bagage sur une compagnie canadienne. Mais l’expérience nous apprend que nos transporteurs finissent toujours par harmoniser leurs pratiques avec celles de leurs concurrents américains. Le recours collectif entamé par l’Union des consommateurs et Michael Silas, constituera probablement un test. Si les demandeur sont déboutés, les compagnies aériennes canadiennes s’en donneront probablement à cœur joie.

Deux sites à consulter: http://consumertravelalliance.org et www.consommateur.qc.ca.

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Lundi 19 juillet 2010 | Mise en ligne à 12h00 | Commenter Commentaires (7)

Comment réserver sa place dans les tentes de l’Oktoberfest

Q : Mon copain et moi prévoyons visiter Munich et les environs pendant l’Oktoberfest. Comme je ne parle pas allemand, j’ai un peu de difficulté à saisir comment cela fonctionne pour réserver les billets d’entrée dans les tentes de l’Oktoberfest. J’aimerais aussi savoir ce qu’il y a d’intéressant à visiter dans les environs de Munich? Nous serons là pour environ 5 jours.
Marie-Ève Cossette , Vancouver

R : L’Oktoberfest, qui a lieu cette année du 18 septembre au 4 octobre, se déroule dans une immense prairie, la Theresienwiese, facilement accessible par le transport en commun. C’est d’une véritable foire qu’il s’agit, avec manèges, scènes de spectacles et quantités de  tentes où on boit (de la bière) et on mange (du poulet grillé, de la saucisse, etc…), tout cela au son (tonitruant) d’orchestres bavarois.

L’accès au site est gratuit, mais des billets sont obligatoires pour entrer dans les 14 tentes exploitées par les six grandes brasseries munichoises (Löwenbräu, Augustiner, Spaten, etc…) qui disposent d’un monopole historique sur la vente de bière dans l’enceinte du champ de foire. Malheureusement, les réservations doivent se faire par téléphone. La meilleure source de renseignements à cet égard est le site de l’Office du tourisme de Munich, qui met en ligne une version francophone, à l’adresse www.muenchen-tourist.de. Dans la section «Okterberfest» vous trouverez une série de renseignements assez complets sur la manifestation et la liste des contacts pour réserver des places dans les tentes des brasseries, incluant les numéros de fax (ce qui constitue sans doute la meilleure solution, puisque par téléphone vous risquez de tomber sur une personne qui ne parle pas l’anglais).

Sachez, cependant qu’on trouve toujours des places dans les tentes, pendant les journées les moins occupées qui sont identifiées sur le site de l’office du tourisme. Outre ces tentes de brasseries, il y en a qui servent du vin et de la nourriture plus raffinée. C’est le cas du traiteur Käfer’s Wies’n-Schänke qui reste d’ailleurs ouvert plus tard (1h du matin) que les tentes des brasseries qui ferment à 11h30 et arrêtent de servir une heure plus tôt. Le site officiel de la manifestation (www.oktoberfest.de) dispose également d’une version anglophone, mais les renseignements sont plus complets sur celui de l’office du tourisme.

Quant aux endroits à visiter dans les environs de Munich, ils sont nombreux. Une excursion s’impose dans le massif de l’Ammergau (les Préalpes bavaroises) pour visiter le château de Neuschwanstein, ainsi que Garmisch-Partenkirchen, où un téléphérique permet d’accéder au plus haut sommet d’Allemagne, le Zugspitze (2964 mètres du haut desquels on bénéficie d’une vue superbe sur les Alpes allemandes et tyroliennes).

L’idéal serait, naturellement, de consacrer deux jours à ce périple et de disposer d’une voiture qui, de Garmisch, vous permettrait de rayonner vers d’autres endroits intéressants situés à proximité : le château de Linderhof, l’église de Wies perdue dans une forêt et la petite ville d’Oberammergau. Mais la visite combinée de Neuschwanstein et de Garmish, qui se trouvent à moins de 100 kilomètres de Munich, se fait bien en une journée. Si vous vous intéressez à l’histoire récente, la petite ville de Berchtesgaden, où Hitler avait son «nid d’aigle» (le Kehlstein) et son chalet (l’Obersalzberg) ferait l’objet d’une autre excursion intéressante dans les Alpes bavaroises. Tout près, le Königssee est un superbe lac de montagne.

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