Le courrier du voyageur

Archive, juin 2010

Mercredi 30 juin 2010 | Mise en ligne à 9h07 | Commenter Commentaires (22)

Expedia devient la plus grande agence de voyages du monde

Pour la première fois de l’histoire de l’industrie du voyage, c’est une agence en ligne – en l’occurrence Expedia – qui occupe le premier rang du classement des plus grandes agences de voyages mondiales dressé par le magazine spécialisé américain Travel Weekly. American Express, qui occupait le premier rang depuis 18 ans, est reléguée en seconde position et Carlson Wagonlit glisse du second au troisième rang.

Il suffit de consulter le classement pour s’apercevoir que la crise économique a durement frappé les agences traditionnelles. Ainsi, le volume de ventes d’American Express a chuté de plus de 25%, passant de 29,1 milliards $ en 2008 à 21,5 milliards $, l’an dernier. Celui de Carlson Wagonlit a fondu de 23% pour s’établir à 21,4 milliards $. Pendant ce temps, Expedia progressait légèrement : ses ventes ont grimpé de 500 millions $.

Les autres grandes agences Internet ont également mieux résisté à la crise. Les ventes d’Orbitz, qui occupe le sixième rang du palmarès dressé par Travel Weekly, n’accusent qu’un léger recul, passant de 10,8 milliards $ à 10,3 milliards $. Et une autre grande agence en ligne, Priceline.com, qui occupe le septième rang, cette année, a vu son volume d’affaire progresser de plus de 20% pour s’établir à 9,3 milliards $ (contre 7,4 milliards $ l’an dernier).

Un gros joueur Internet brille par son absence dans le classement de Travel Weekly : Travelocity. Ses dirigeants n’ont pas voulu dévoiler leurs données. Ils ont cependant déclaré que leur chiffre d’affaires avait baissé de 7%, ce qui laisse entendre qu’il doit se situer autour de 9,8 milliards $.

Les reculs se sont, naturellement, soldés par des licenciements. Carlson Wagonlit, qui employait 22 000 personnes en 2008 n’en appointait plus que 17 000 l’an dernier.

Le classement des 10 plus grosses agences en 2009 :

1. Expedia : 21,8 milliards $ de ventes

2. American Express : 21,5 milliards $

3. Carlson Wagonlit : 21,4 milliards $

4. Hogg Robinson Group : 16 milliards $

5. BCD Travel : 14,6 milliards $

6. Orbitz : 10,3 milliards $

7. Priceline.com : 9,3 milliards $

8. AAA Travel : 3,23 milliards $

9. Flight Center USA : 1,88 milliards $

10. Travel Leader Groupe : 1,68 milliards $

(Source: Travel Weekly)

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Q : Mon conjoint et moi prévoyons visiter le Sud de l’Italie du 18 septembre au 5 octobre. Nous avons acheté des billets d’avion aller-retour pour Naples et allons réserver une voiture. Au programme, nous avons inscrit la côte amalfitaine, incluant l’île de Capri, les Pouilles et possiblement la Basilicate et le nord de la Calabre. Nous avions aussi pensé à la Sicile : pensez-vous que ce serait trop? Est-il préférable de débuter ou de terminer par la côte amalfitaine ? Nous envisageons de coucher dans des gîtes : devrions-nous les réserver tous avant notre départ? – Combien de temps recommandez-vous de passer dans chacune de ces régions? Quels sont les endroits à visiter absolument? Quelles plages de la mer Adriatique et quelles randonnées nous recommanderiez-vous? 
Claudette Boulet

R : Permettez-moi de vous imposer un coup de cœur : le gros village de Peschisi, sur la côte nord du superbe promontoire du Gargano qui est une des merveilles des Pouilles. Avec ses maisons blanches agrippées aux flancs des falaises crayeuses et ses venelles tortueuses, le village fait penser à une casbah arabe. Comme d’autres localités des Pouilles (notamment la baie delle Zagare et le Lido di Portonuovo, sur cette même péninsule du Gargano ou encore les villes de Trani et Molfetta, près de Bari), il n’est pas la seule station de cette région à déployer une longue plage de sable blanc, mais il est celle qui a su préserver le mieux son cachet malgré le développement des infrastructures touristiques.

En outre, sa situation relativement centrale permet de rayonner aisément vers les principales attractions touristiques du Gargano : la foresta Umbra, réputée pour être une des plus belles forêts d’Italie, la petite ville de Vieste, la baie della Zagare et les tronçons routiers spectaculaires qui longent la côte un peu partout. 

À votre place, c’est par là que je commencerais. Peschici est situé à quatre heures de route de Naples, via les autoroutes A16 et A14 (à péage, malheureusement!), et vous pourriez y récupérer du décalage horaire, en combinant séjours sur la plage et courtes excursions dans les environs. Si je vous suggère de commencer par là, c’est pour plusieurs raisons, l’une d’entre-elle étant de garder Capri pour la fin. Malgré toutes les belles choses que vous pourrez découvrir dans le Sud de la péninsule si méconnu (chez nous, du moins), Capri constituera certainement le clou du voyage. Et les rues de la petite ville et celles d’Anacapri y seront certainement moins bondées la première semaine d’octobre qu’à la mi-septembre.

Ceci dit, même si vous disposez de trois semaines, ce sera à peine suffisant pour avoir un bon aperçu des Pouilles, du Nord de la Calabre, de la Basilicate et de la Côte amalfitaine. Je vous conseille donc vivement de réserver la Sicile (qui mériterait trois semaines à elle seule) pour un autre voyage.

Comme il y a énormément de choses à voir dans les Pouilles, il faudra vous limiter aux plus intéressantes qui, outre le Gargano, sont, à mon avis, la région des trulli, ces espèces de huttes circulaires à toits coniques construites avec les cailloux récupérés dans les champs, et la ville de Lecce, dans le talon de la botte. C’est le village d’Alberobello, qui abrite la plus grande et la plus belle concentration de trulli. Son musée de la Civilisation paysanne, lui-même aménagé dans un trullo, permet de sa familiariser avec le mode de vie bien particulier de cette région. Quant à Lecce, son surnom de «Florence du Midi» vaut mille explications. Les villes de Bari, d’Ostuni et de Tarente méritent également qu’on s’y attarde, mais vous n’en aurez guère le temps.

En Basilicate, il faudra vous arrêter à Matera, ville troglodyte célèbre pour ses Sassi, qui sont des habitations construite pour moitié en pierre et pour l’autre moitié taillée dans  le tuf (un massif de calcaire tendre). C’est dans cette ville que Pasolini a planté le décor de son film L’Évangile selon saint Matthieu et l’écrivain Carlo Levi a mis la région et ses habitants en scène dans un des plus célèbres romans italiens : Le Christ s’est arrêté à Eboli.

Dans le nord de la Calabre, vous explorerez le massif du Pollino, hérissé de plusieurs sommets culminant à plus de 2000 mètres. Le sentier des gorges du Raganello, qui part du village de Civita, vous fournira une superbe occasion de randonnée. Sinon Altomonte et Morano Calabro sont les localités les plus intéressantes du massif. À une soixantaine de kilomètres au Sud, la ville de Cosenza mérite le détour (pour la vieille ville) et vous pourriez remonter vers le Nord en longeant la côte de la mer Thyrrhénienne qui est, après la côte amalfitaine et la région des Cinque Terre, un des plus beaux tronçons du littoral italien (prévoyez un arrêt à Praia de Mare, à la frontière de la Campanie). 

Je ne m’étendrais pas sur la côte amalfitaine, dont j’ai traité à plusieurs reprises sur ce blogue. Sachez toutefois que son exploration en voiture est rendue difficile par une pénurie de stationnement. Lorsque vous louerez un gîte, assurez-vous qu’il dispose de places de stationnement. Il faudra, bien sûr visiter les localités de Ravello, Amalfi, Positano et Sorrente, mais aussi le site tout proche de Pompéi. Puisque vous aimez la randonnée, je suggère la ballade sur le sentier des Dieux, qui va de Praiano à Agerola et les parcours entre Praiano et Positano et entre Minori et Ravello. Et prévoyez deux jours à Capri, ce qui vous permettra de visiter Anacapri (que vous pourrez atteindre en deux heures par le sentier qui passe sur l’arrête rocheuse et par la vallée de Cetrella) et la villa San Michele (le panorama dont on jouit depuis les jardins est extraordinaire).

Étant donné que vous serez en hors saison, il ne sera pas nécessaire de réserver vos gîtes à l’avance, mais je recommande de le faire pour votre arrivée à Peschisi, ainsi que sur la côte amalfitaine et à Capri.

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Lundi 28 juin 2010 | Mise en ligne à 8h21 | Commenter Un commentaire

Des studios pour personnes seules sur le Norwegian Epic

En réponse à Ginette Poncelet dans le Courrier du 19 juin, j’écrivais que les compagnies de croisières facturaient habituellement double tarif aux personnes occupant seules une cabine. Un lecteur, Francis Létourneau, me rappelle à l’ordre. Il me signale que la compagnie Norwegian Cruise Line a rompu avec la tradition en aménageant 100 studios destinés aux personnes qui voyagent seules sur le dernier né de ses paquebots, le Norwegian Epic.

Ce méga-navire, d’une capacité de 4100 passagers, vient d’être mis à l’eau et il assure actuellement une série de courtes «croisières inaugurales» sur lesquelles la compagnie convie des agents de voyages et des journalistes spécialisés. Les «studios» en question sont plus petits (100 pieds carrés) que les plus petites des cabines intérieures (128 pieds carrés). Ils sont néanmoins équipés de lits doubles et permettent aux personnes voyageant seules de ne pas payer double tarif.

Ainsi, pour un départ du 4 décembre, par exemple, la cabine intérieure la moins chère se détaille 868$ par personne en occupation double et 1623$ en occupation simple, taxes comprises. Un studio revient à 1214$. Les occupants de ces unités ont accès à un «studio lounge» où ils ont l’occasion de rencontrer d’autres passagers qui, comme eux, voyagent seuls.

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