Le courrier du voyageur

Le courrier du voyageur - Auteur
  • André Désiront, collaboration spéciale

    Depuis 1984, André Désiront couvre l'actualité reliée au domaine du voyage pour un magazine spécialisé.
  • Lire la suite »

    Jeudi 6 mai 2010 | Mise en ligne à 8h45 | Commenter Commentaires (7)

    Comment vivent les Cubains

    Je suis à La Havane depuis samedi soir. Les Cubains, rencontrés dans la rue, parlent librement. «Après le départ des Russes, presque tout le monde avait faim à Cuba : on ne trouvait pas de fromage, mais des gens vendaient de la pizza sur laquelle ils avaient fait fondre des condoms», se souvient cette femme, qui me montre son carnet de rationnement. Les condoms ne coûtaient rien. La dame qui me parle se souvient d’avoir mangé du ragoût de chat. «Mais nous ne savions pas que c’était du chat», dit-elle. «Aujourd’hui, c’est encore la nourriture qui coûte le plus cher : pas les aliments de base comme le riz ou les haricots, mais la viande, le beurre, le poisson…»

    DSCN5221Néanmoins, plus personne n’a faim dans l’île. Ou si peu de monde! Grâce au «système D». «Nous n’avons pas le choix», poursuit mon interlocutrice. «Le salaire de base ne suffit pas pour vivre décemment. Tout le monde a d’autres sources de revenus que ceux provenant de son travail.»

    Elle loue des chambres dans la maison qu’elle occupe avec sa famille, dans le Vedado, un des quartiers centraux de La Havane. Les médecins, qui gagnent entre 600 et 1000 pesos par mois – l’équivalent de 30$ à 50$ – font du taxi après leur quart de travail. Tous voulaient quitter le pays pour le Venezuela ou la Bolivie, où le gouvernement cubain envoie des coopérants. Ou ils se recyclaient dans les métiers du tourisme, où les pourboires – en «pesos convertibles» – leur permettaient de vivre décemment. Le gouvernement leur a accordé l’usage d’une voiture et le droit d’avoir un accès Internet à domicile. La voiture, ils la reconvertissent en taxi après leur tour de garde et ils vendent du temps d’Internet à leurs voisins.

    Les enseignants aussi ont droit à un accès Internet à domicile. «Un de mes voisins est professeur et il demande 20 pesos convertibles par mois pour un abonnement à son accès Internet», m’explique la dame. «Je suis une de ses vingt clientes.»

    Qui devinera quel est  le vrai metier   de cette dame

    Qui devinera quel est le vrai métier de cette dame ?

    Le peso convertible, qui vaut actuellement 24 pesos réguliers, est devenu la monnaie d’échange indispensable pour se procurer les biens de consommations les plus courants. «Il n’y a plus que les aliments de base qu’on peut acheter avec des pesos cubains», constate la dame.

    Dans certaines provinces et dans certains secteurs de l’économie (le sucre, le tabac, les mines, la pêche), les travailleurs perçoivent 40% de leur salaire en pesos convertibles.

    Introduit en 1993 et d’abord réservé aux touristes et aux diplomates, le peso convertible (qui vaut environ 1,15$ Can) a rapidement envahi tous les secteurs de l’économie. Dans les quartiers centraux de La Havane, par exemple, il faut, qu’on soit Cubain ou touriste, payer en pesos convertibles. À tel point que le gouvernement songerait à abolir le peso régulier!

    Les enfants, eux, ont tous l'air heureux et bien nourris

    Les enfants, eux, ont tous l'air heureux et bien nourris


    • Ils n.ont pas besoin que des pesos convertibles.

      Imaginez un tampon hygiénique vaut 1 peso convertible c’est 1/25e de leur salaire de bas mensuel.
      La protection des travailleurs, oubliez-ça. On sable sans masque, pas de gants de sécurité.
      Une seule bicyclettes permettrait à 7 cubains d’aller travailler, il faut des pièces de rechange, pneus et chambres à air.
      Les souliers sont inabordables pour la plupart.

      Alors si vous y allez, faites-le ménage de vos gardes-robes, débarrassez-vous de vos souliers. Les Crocs sont particulièrement appréciés car ils coûtent un mois de salaire là-bas.

      Du chasse-moustique aussi, des vêtements chauds pour l’hiver, hé oui ils ont parfois froid.

      Des outils à main, des gants de protection.

      Mais attention, ils sont fiers. Oubliez les cochonneries des magasins à 1$. Ils savent reconnaître la qualité.

      Alors oui pour les pesos convertibles mais accompagnez-les d’un petit cadeau utile, vous vous ferez des amis sincères. Évitez aussi les trop grosses quantités, ça les mettrait mal à l’aise.

      Alors listez d’autres idées SVP.

      Si vous êtes toujours à Cuba, inscrivez leurs besoins.

    • Les Québécois se valorisent en prenant leur vacance a Cuba.
      Dire que plusieurs revent d’un systeme communiste semblable a celui des Cubains.
      En tout cas,a voir la photo du haut,les Cubaines ne manquent pas de nourriture.
      Un medecin a 1000 pesos par mois et une femme de chambre a 5000 pesos par mois.
      Belle facon de mal exploiter ses ressources et de mal maximiser le potentiel de la population.

    • Les cubains que je connais et qui vivent encore à Cuba, crèvent littéralement de faim. Dans certaines parties de l’Îles il est impossible trouver du riz (produit de base de la nourriture cubaine). Mais en public et encore plus à un journaliste, aucun cubain ne vous dira cela, car pour un cubain l’image est très importante encore plus si ce qu’il ou elle dira sera retenue contre lui ou elle par la CDR et le gouvernement cubain. Encore aujourd’hui, et je dirais encore plus depuis L’arrivée au pouvoir de Raoul Castro, les cubains crèvent de faim.
      Pour votre commentaire sur la femme chauffeure de taxi, cette photo montre un taxi d’état, donc un chauffeur professionnel (souvent un membre de l’armée, un policier blessé mais toujours un membre du parti. Le commentaire sur le médecin qui chauffe un taxi le soir est plus pour un “taxi particular”, soit une personne qui conduit illégalement d’autres personnes avec sa voiture privée.

    • N’oubliez pas d’aller à l’alliance française.
      Ma conjointe et moi l’avons trouvée par hasard, lors de quelques séjours à La Havane.
      Séjours hybrides 7 jours à La Havane et 7 jours à Varadero.
      Nous avons coutume de dire que nous sommes parmi les “vrais” cubains à La Havane, alors qu’a Varadero nous sommes parmi les travailleurs des tout inclus.
      Bon séjour!

    • Pauvrement. Mais le prof Lauzon adore…

    • Le rêve de Michael Moore.

    • Lors de mon dernier voyage à Cuba, les femmes de chambre nous ont dit avoir besoin de tout :
      j’apporte du savon toilette, tylenol, bas nylon, brosses à dents, stylos, mes vêtements en bonne condition, gougounes, enfin ce que les québécoises aiment, les cubaines ne sont pas
      différentes. J’adore y passer 7 jours pour la mer, le sable, le soleil… mais quand on s’éloigne des “tout inclus”, que l’on va faire un tour dans les campagnes, on voit leur misère.. une infirmière faisait plus de 30km à pied pour aller travailler à l’hôpital et cela 2 fois/jour…et les nôtres se croient maltraitées; nous avons été reçues pour le diner dans une famille cubaine, avons été traités comme des rois.. c’était excellent et je n’oublierai jamais comment la table était décorée, avec rien leur créativité avait pris la place. Dommage que les musées et tout ce qui fait partie du patrimoine, tombent en désuétude !

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse

  • Calendrier

    mars 2010
    L Ma Me J V S D
    « fév   avr »
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031  
  • Archives

  • publicité