Le courrier du voyageur

Archive, mai 2010

Lundi 31 mai 2010 | Mise en ligne à 8h54 | Commenter Commentaires (5)

Des moyens de transport pour circuler en Argentine

Q : Nous sommes un couple dans la soixantaine, habitués à voyager. Nous préparons un voyage de six semaines en Argentine et au Chili, l’automne prochain. Outre Buenos Aires et Santiago, nous voulons visiter Iguaçu, la vallée de Mendoza et le nord-ouest de l’Argentine, la péninsule de Valdès et la Patagonie, El Calafate et la Terre de Feu, la région des Lacs et les vignobles chiliens. Quel itinéraire et quels moyens de transport suggéreriez-vous, compte tenu du temps qui nous est imparti, des distances  et du fait que nous voulons éviter les aller et retours? Nous voulons aussi ne prendre des vols intérieurs que lorsque nécessaire ou plus avantageux, afin de respecter l’environnement.

Diane Auger et Claude Chamberland

Q : Même si vous disposez de six semaines, sachez que les distances sont considérables, en Argentine. Il y a 2500 kilomètres entre Buenos Aires et El Calafate et il faut compter 20 heures de trajet pour aller de la capitale à Iguaçu en autobus. Si vous choisissez cette option, il faudra vous préparer à passer des jours et des nuits sur la route (les bus sont, par ailleurs, assez confortables : il y a souvent trois classes de service et les «Première» sont dotées de fauteuils-lits). À cet effet, consultez le site www.omnilineas.com, qui affiche les horaires et les noms des compagnies (avec les hyperliens appropriés) desservant toutes les routes de bus en Argentine. Sinon, la compagnie Aerolineas Argentinas propose une passe «Visit Argentina» taillée sur mesure pour des gens qui ont un programme de visite comme le vôtre.

L’itinéraire le plus logique vous mènerait d’abord de Buenos Aires à Iguaçu, puis à Trelew (porte d’entrée de la péninsule de Valdès), à Ushuaia (en Terre de Feu), à El Calafate (la région des glaciers), à Bariloche (pour la région des lacs), puis à Jujuy, au nord-ouest. Les huit «coupons de vol» requis pour boucler ce trajet avec la passe Visit Argentina (huit car chaque vol compte et il vous faudra revenir deux fois à Buenos Aires) vous coûteraient 839$ US, si vous voyagez avec cette compagnie aérienne entre l’Amérique du Nord et l’Argentine et 100$ US de plus, si vous empruntez un autre transporteur. Naturellement, les bus vous coûteraient moins cher (environ 400 $ de moins par personne pour un tel trajet).

À partir de Jujuy, c’est la voie terrestre qui s’impose, parce qu’elle vous permettra d’admirer les paysages spectaculaire que vous traverserez. L’idéal consisterait à louer une voiture à Jujuy pour explorer la région qui s’étend entre cette ville et Mendoza : la «ruta de la Cornisa, Salta, les parcs nationaux (Ischigualasto et Talampaya) jalonnant la route de Salta à Mendoza et les vignobles. Une voiture vous permettrait également de découvrir le parc national de l’Aconcagua et la vallée d’Uspallata, à la frontière du Chili. Mais il faudrait rentrer à Mendoza pour rendre le véhicule, car les frais de convoyage seraient inutilement élevés, si vous la conservez jusqu’à Santiago. Pour passer de Mendoza à Santiago, vous aurez le choix entre trois compagnies d’autobus répertoriées sur le site Omnilineas. Au Chili, il faudrait également louer une voiture pour explorer la vallée de Maipo, principal domaine viticole chilien, qui se trouve près de Santiago. L’autre grande vallée viticole, celle de Maule, s’étend au sud de Talca, à 250 kilomètres au sud de Santiago.

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Vendredi 28 mai 2010 | Mise en ligne à 10h56 | Commenter Commentaires (6)

Programme pour trois capitales européennes

Q : Nous partirons mon mari et moi le 22 août pour Londres où nous séjournerons cinq jours, puis nous irons passer cinq jours à Amsterdam et cinq jours à Bruxelles.  Quels trains devrions-nous prendre entre ces villes? Et quels sont les incontournables à voir et à faire?  Devrions-nous visiter d’autres villes à proximité?
Monique Fréchette  St-Hubert

R: À Amsterdam, il y a trois musées incontournables : le Rijksmuseum, qui est une des plus grandes institutions muséales européennes, le musée Van Gogh et la maison d’Anne Frank. J’en mentionnerai un quatrième : le musée Van Loon, charmant hôtel particulier d’une famille aristocratique.

Sinon, il faut faire le tour des canaux en bateau, lécher les vitrines des Negen Straatsjes – neuf rues étroites bordées d’antiquaires, de galeries et de magasins amusants – se promener dans le «Red Light District» (la visite guidée à pied organisée par l’Office du tourisme vaut le coup!) et le long des canaux qui ceinturent le centre-ville, entrer dans la Oude Kerk (la Vieille Église), traîner aux terrasses des cafés (mes deux préférés : le café Van Zuylen, face au pont Torensteeg, et le café Sluyswacht, près de la maison de Rembrandt) et prendre une bière dans un «café brun» (le bistro typiquement néerlandais : je suggère le Van Puffelen sur Prinsengracht).

Pour sortir de la ville : les petits villages situés au nord de la ville (Marken, Edam, Volendam et, de préférence un vendredi matin pour le marché aux fromages, Alkmaar), Harlem, La Haye et Delft… vous aurez l’embarras du choix.

À Bruxelles, il faudra vous balader sur la Grand Place (visitez la maison des Maîtres chocolatiers) et dans les rues environnantes (les Galeries St-Hubert, la rue des Bouchers, les Sablons) et arpenter la rue Neuve (la grande rue commerçante piétonne) en prévoyant un petit détour par la place de Brouckère (pour le café de l’hôtel Métropole).

Pour les musées, je recommande celui d’Art ancien (pour l’école flamande) et son voisin de la place Royale, le tout nouveau musée Magritte, le Centre belge de la bande dessinée, ainsi que la surprenante Maison Horta, à Saint-Gilles (Horta est une figure emblématique de l’Art nouveau).

Sinon, il faut découvrir la cathédrale des Saints-Michel-et-Gudule et l’église Notre-Dame-du-Sablon, se balader dans le quartier des Marolles et, particulièrement dans les rues Haute et Blaes (les Marolles sont le quartier populaire) et grimper au sommet de l’Atomium, dans le parc du Heysel. S’imposent encore : une promenade dans le parc du bois de la Cambre, une séance de frites à Friteland (rue Maus), une visite de la brasserie Cantillon et de son musée de la Geuze et une incursion à Tour&Taxis, complexe d’anciens entrepôts réaménagés en immeuble à bureaux et incisés par une rue bordée de restaurants, de boutiques et de bistros. Pour sortir de la ville, vous avez le choix entre Bruges, Anvers et Gand, trois villes superbes situées à moins d’une heure de train.

Londres est une des métropoles mondiales les mieux pourvues en musée : le British Museum, la National Gallery, le Victoria & Albert, la Tate Britain, la Tate Modern, sont des institutions immenses. Il faut donc préparer la visite et choisir une ou deux sections. Je recommande la Tate Modern et la Courtauld Gallery.

Sinon, il faut escalader les 334 marches du beffroi de Big Ben, faire un tour chez Harrods, visiter la cathédrale Saint-Paul, la Tour de Londres, Westminster Abbey, ainsi que Kensington Palace et ses jardins. , une balade dans Regent’s Park, une déambulation dans les rues des quartiers excentrés de Chelsea et de Hampstead (assortie d’une visite de Kenwood House et, si votre cœur penche à gauche, pourquoi pas un crochet par la tombe de Karl Marx, au Highgate Cemetery?).

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Jeudi 27 mai 2010 | Mise en ligne à 10h52 | Commenter Commentaires (4)

La Libye à nouveau accessible en croisière?

Les Américains pourront à nouveau voyager en Lybie, ce qui laisse présager que les compagnies de croisières actives en Méditerranée pourraient réinscrire Tripoli sur la liste des escales de leurs croisières en Méditerranée.  La «Grande Jamahiriya arabe libyenne populaire et socialiste», de son pompeux nom officiel, est la seule destination d’Afrique du Nord resté jusqu’ici pratiquement fermée au tourisme. Elle vient de se doter d’un nouvel objectif : attirer 1,5 million de visiteurs étrangers par année.

Peut-on y croire? En 2004, les autorités libyennes ont «ouvert» le pays et plusieurs compagnies de croisières se sont empressées d’ajouter Tripoli à la liste de leurs ports d’escales. Mais les Libyens ont semé des embûches sur le chemin des promoteurs touristiques en décrétant une série de mesures aussi incohérentes qu’incompréhensibles. Si bien que les compagnies de croisières ont dû trouver des alternatives et rayer le pays de leurs programmations. D’ailleurs, moins de deux ans après «l’ouverture», les citoyens américains ont été interdits de séjour dans le pays.

Ainsi, en 2007, les Libyens ont compliqué les choses pour les ressortissants des autres nations, en exigeant une traduction en arabe, par un «traducteur certifié», des renseignements personnels figurant dans le passeport. Pour se conformer à leurs demandes, Passeport Canada accepte d’apposer un cachet spécial (moyennant des frais de 12$ et une démarche supplémentaire) dans les passeports de nos concitoyens.

L’an dernier, les autorités libyennes ont interdit l’accès aux Européens. La mesure faisait suite à une série de différents opposant la Suisse à la Libye. Les Suisses avaient brièvement détenu un des fils du dirigeant libyen, Mouammar Kadhafi, accusé d’avoir molesté des employés d’un palace genevois où il était descendu. Ils avaient aussi interdit de séjour 180 personnalités du régime libyen. Pourquoi avoir alors étendu l’interdiction de séjour à tous les ressortissants européens? Le prétexte avancé est que la Suisse, qui n’est pas membres de l’Union européenne, fait partie de «l’Espace Schengen», qui englobe la plupart des pays d’Europe. L’interdiction a été levée en février dernier.

Autre incohérence : l’obligation signifiée aux touristes entrant en Libye de détenir une somme de 700 euros en espèces. Et les douaniers vérifiaient si c’était bien le cas à l’arrivée. Or, la plupart des voyageurs circulaient dans le pays dans le cadre de circuits organisés, où tout était payé d’avance, et ils n’avaient aucune chance de dépenser une telle somme. Pour qu’ils évitent de se la faire voler, les organisateurs locaux leur proposaient de prendre la somme en charge pendant leur séjour et de la leur remettre le jour du départ. Sur les forums de discussions, plusieurs voyageurs européens font mention de cette pratique qui a, semble-t-il très bien fonctionné.

Aucun grossiste québécois ne programme la Libye, mais nombre de nos compatriotes sont des clients des compagnies de croisières de luxe, toujours intéressées à offrir des escales inusitées pour séduire une clientèle qui a beaucoup voyagé. Oceania, Seabourn et Silversea ont déjà manifesté leur intention de retourner en Libye.

Mais les autorités de ce pays, qui ont signifié que le visa de groupe serait à nouveau en vigueur pour les passagers des compagnies de croisières recommenceront-elles cet agaçant ballet d’avancées et de reculs?

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