La guigne semble poursuivre Atlantic City, qui se présente comme la «capitale du jeu dans l’Est de l’Amérique du Nord». Quatre des 11 grands hôtels-casinos sont en difficulté, incapables de payer les intérêts de leurs prêts hypothécaires ou encore les taxes sur le jeu dues à l’État du New Jersey.
Les revenus du jeu ne cessent de diminuer. Alors qu’ils s’élevaient à 5,2 milliards $, en 2006, ils étaient tombés à 3,9 milliards $ en 2009 (dont 3,1 milliards de rentrées via les machines à sous) et les analystes anticipent une baisse de près de 25%, cette année. L’an dernier, la ville a enregistré une diminution de 8,5% du nombre de visiteurs qui ont arpenté la fameuse avenue longeant la plage, le Boardwalk.
Naturellement, la crise économique qui a frappé les États-Unis de plein fouet, a joué, mais la multiplication de salles de jeux (de machines à sous) dans les États voisins de Pennsylvanie et du Connecticut a largement contribué à la désaffection d’une partie de la clientèle de proximité.
Las Vegas résiste mieux. Les revenus du jeu y ont aussi baissé sensiblement au cours des deux dernières années. Ainsi, les revenus des casinos du Strip (la grande avenue où sont concentrés les hôtels-casinos les plus populaires) ont chuté de 6,13 milliards $, en 2008, à 5,55 milliards $, l’an dernier. Mais la ville est beaucoup moins dépendante de ses casinos : la majorité des revenus du tourisme y sont réalisés dans les secteurs de la vente au détail (le shopping dans les centres d’achat de luxe), de la restauration et des spectacles (ils coûtent chers, les billets pour les spectacles du Cirque du Soleil et de Céline Dion!).
Les analystes observent qu’Atlantic City aurait intérêt à se doter de meilleurs programmes d’animation et de spectacles de plus haute qualité. Ils conseillent également d’augmenter les budgets de promotion, qui plafonnent actuellement à 8 millions $ par an. En comparaison, Las Vegas consacre chaque année 300 millions $ pour se mettre en marché.










hdufort
13 avril 2010
20h51
Avec la concurrence des casinos Mohawk du nord de l’état de New York (Akwesasne, etc), il est vrai, Atlantic City a perdu une partie de sa clientèle du nord-est américain.
Mais pour les plages, c’est un superbe secteur et bien situé à proximité des grandes villes (en particulier New York et Philadelphie). De Seaside Heights (belle bande de sable et boardwalk avec télésiège, hélas peu connue au Québec) jusqu’à Cape May, le New Jersey nous offre de belles destinations.
Atlantic City devrait se renouveler, s’ouvrir sur les grands espace tout autour. Elle pourrait par exemple miser sur les sports et loisirs de plein-air (régates, parachute, pistes de 4×4, ski nautique, etc), devenir le “playground” des grandes villes du nord-est.
jbaril
13 avril 2010
21h03
Il y a deux ans, j’avais évalué la possibilité d’aller passer une semaine à Atlantic City. Cependant, j’avais trouvé que les hôtels étaient très onéreux. Y aura-t-il de bonnes occasion à AC au cours des prochains mois?
Merci.
brutus033
13 avril 2010
23h12
Le problème d’Atlantic City c’est qu’on tombe dans un ghetto à tous les 100 pieds….
alainr39qc
14 avril 2010
08h41
Nous sommes allés à l’été 2005 à Atlantic City. Il y avait beaucoup de gens. La chambre d’hôtel était à 140$US/nuit et le stationnement des casinos à 15$US/jour, on prenait les jitners pour aller à la plage! Nous y sommes retournés l’été dernier. La même chambre était à 99$US/nuit (on parle du Sheraton) et les stationnements des casinos étaient à 5$US/jour! C’était beaucoup plus économique que d’aller à Wildwood tout en étant mieux logés et mieux nourris!
2piedssulabavettedupoele
15 avril 2010
19h48
Pour y être allé je comprends ce qui s’y passe. Imaginer la mer, la plage, le boardwalk, les hôtels/casinos de luxe…puis le ghetto! Tant et si bien que, à chaque rue, une voiture de police était prête à intervenir sur le boardwalk! Ça ne donne pas le goût d’y aller plus qu’il faut.
Las Vegas, où nous sommes plus souvent qu’à notre tour, est aussi pauvre (surtout dans l’ancienne aire de jeux qu’est Fremont) mais on y cache la pauvreté.