Le courrier du voyageur

Archive, février 2010

Vendredi 26 février 2010 | Mise en ligne à 9h36 | Commenter Aucun commentaire

L’appartement ou l’hôtel en Corse et en Sardaigne?

Q : Nous préparons un voyage de trois à quatre semaines en Corse et en Sardaigne en septembre prochain. J’ai lu votre article :”Les incontournables de l’île de Beauté” en date du 3 mars 2008 et j’aimerais vous demander quelques conseils supplémentaires. Nous avons l’intention de louer des appartements dans les des îles. Est-ce une bonne formule ou est-il préférable de loger dans des hôtels? En Sardaigne devrions-nous privilégiez le nord ou le sud? Vaut-il mieux louer l’auto avant de partir ou sur place?
Rachelle Duval

R : Effectivement, l’appartement ou la villa de location sont d’excellentes formules. En Corse, je vous conseillerais de louer une semaine dans la région de Calvi, d’où vous serez en mesure de rayonner vers la région du golfe de Porto, le golfe de Girolata, les Calanches de Piana et même (à 1h30/2h de route) Corte et les gorges de la Restonica, dans le centre de l’île.

La semaine suivante, vous pourriez vous installer dans la région de Porto-Vecchio, d’où vous accéderez rapidement à Bonifacio, Sartène, Propriano et au massif de Bavella. L’offre de villas et appartements de location en Corse est pléthorique. Il suffit d’inscrire les mots «location d’appartements» et «Corse» sur Google pour tomber sur des dizaines d’agences de location. Vous trouverez plus de 3000 propositions sur le site www.abritel.fr .

Quoiqu’il s’agisse d’une île très intéressante, les paysages sardes sont moins spectaculaires que ceux de la Corse. Comme c’est aussi le cas en Corse, les routes sont très sinueuses, ce qui ralentit considérablement la conduite. Or, les incontournables (Alghero et les grottes di Nettuno, la route de Cagliari à Muravera, la région de la Barbagia et les monts du Gennargentu, la route d’Arbatax à Dorgali, la Costa Smeralda) sont disséminés aux quatre coins de l’île, ce qui m’incite à vous conseiller d’oublier la formule «location».  Passez plutôt d’une région à l’autre en changeant d’hôtels.
Quant aux voitures, louez-les avant de partir. Plusieurs grossistes québécois ont négocié d’excellents tarifs avec des compagnies de location françaises et italiennes.

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Jeudi 25 février 2010 | Mise en ligne à 8h20 | Commenter Un commentaire

Sri Lanka et Inde: si semblables et si différents

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Impossible, lorsqu’on se balade au Sri Lanka, de ne pas faire constamment le rapprochement avec l’Inde. Les similitudes sont légions. Raciales d’abord. Les Cinghalais, qui composent 74% de la population sont des Indo-européens originaires du Nord du sous-continent indien. Les Tamouls qui, avec 18%, sont l’autre groupe ethnique important, sont des Dravidiens, comme leurs cousins du Sud de l’Inde.

Les types physiques sont similaires. Et si le Bouddhisme, religion pratiquée par les Cinghalais, a été quasiment rayé de la carte en Inde, il n’en est pas moins originaire de ce pays qu’un mince détroit d’une trentaine de kilomètres de large sépare du Sri Lanka. Les Tamouls, eux, sont majoritairement hindouistes. Les statues de Ganesh, le dieu-éléphant, sont souvent postées aux carrefours et on ne peut pas traverser une agglomération sans longer la façade tarabiscotée d’un temple hindouiste.

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Il y a néanmoins une particularité indienne qu’on ne retrouve pas au Sri Lanka : c’est la misère brute, presque obscène, qui en Inde fait partie du paysage, qu’il soit urbain ou rural. Il n’y a quasiment pas de bidonvilles à Colombo et si la pauvreté est le lot de 20% de la population sri-lankaise, on ne côtoie pas, ici, de grande misère.

Hier, en chemin pour le rocher de Sigiriya, un des sites archéologiques les plus réputés du pays, nous avons fait un arrêt dans une petite ferme. La maison est en adobe, le toit en feuilles de cocotiers et le sol en terre battue. Mais une antenne plantée à côté de la maison permet de capter plusieurs canaux de télévision.

La famille dispose de quelques carrés dans une rizière et, à côté de la maison, d’un potager qui subvient à ses besoins en légumes. Comme des milliers de familles sri-lankaises, elle a bénéficié d’un programme lancé au début des années quatre-vingt par le SLFP (le Sri Lanka Freedom Party), de tendance socialiste, qui a distribué des terres et subventionné la construction de maisons modestes, dans la «zone sèche», qui occupe le centre et le nord du pays. Grâce à ce programme, périodiquement reconduit, on ne voit pas, comme dans les villes indiennes, des sans-abris s’installer sur les trottoirs des villes pour dormir.

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Et la «zone sèche», n’est pas si sèche que ça. Les pluies de moussons ont beau y être moins abondantes, les rizières sont bien irriguées par un système de lacs artificiels et de canaux aménagés au premier millénaire de notre ère. Dans ces maisons d’adobe ou même de briques (le gouvernement subventionne encore la construction en dur), on n’a pas toujours l’électricité et encore moins souvent l’eau courante. Les habitants vont se laver dans les canaux, où ils s’approvisionnent en eau pour leurs besoins ménagers. Le spectacle de femmes qui lavent leur linge ou de familles immergées, en train de se savonner, fait partie du décor, quand on roule dans la campagne sri-lankaise.

Le cinquième de la population vit sous le seuil de la pauvreté, mais pas dans le dénuement extrême. L’État subventionne les écoles et le système de santé. Le filet de sécurité sociale est loin de valoir le nôtre et encore moins celui des principaux pays européens, il n’en est pas moins un des meilleurs d’Asie. Et pour les voyageurs qui ont arpenté les routes du sous-continent indien et de la péninsule indochinoise, ça se sent.

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Mercredi 24 février 2010 | Mise en ligne à 9h35 | Commenter Un commentaire

Y a-t-il des spéciaux pour célibataires?

Q : Les «aubaines» que vous annoncez dans La Presse s’appliquent toujours pour deux personnes voyageant ensemble. Pour ma part, je voyage seul et j’aimerais bien profiter, moi aussi, des prix réduits sur les forfaits. Y a-t-il des spéciaux pour célibataires?
Daniel Perro

R : J’alimente le Courrier du Voyageur depuis près de quatre ans et vous êtes le premier à me poser cette question qui doit pourtant tarauder bien des Québécois qui voyagent seuls par goût ou par nécessité. La réponse est «oui». Les «spéciaux» annoncés sur les sites Web dans grossistes, dans leurs annonces et ceux qui sont mentionnés dans la rubrique «aubaines de la semaine» de La Presse du mercredi sont également valables pour les personnes seules.

Naturellement, le voyagiste leur demandera de payer le supplément de chambre simple, comme c’est le cas pour les forfaits dont le prix n’a pas été réduit. Si les grossistes et les agences de voyages indiquent toujours des prix par personne valables dans le cas où deux personnes partagent la même chambre, c’est parce que  la majorité des consommateurs voyagent en couple, qu’il s’agisse de conjoints ou d’amis.

Lorsque vous repérerez un forfait à prix réduit qui vous intéresse, demandez à votre agent de voyages de s’informer s’il est disponible en chambre simple et moyennant quel supplément. À certaines périodes de l’année (les périodes creuses, en général), certains hôteliers n’exigent aucun supplément pour les occupations simple. Là encore, un agent de voyages sera en mesure de vous renseigner.

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