Le courrier du voyageur

Archive, avril 2009

Jeudi 30 avril 2009 | Mise en ligne à 11h14 | Commenter Commentaires (2)

Y a-t-il trop de monde en Corse en été?

Q : Ma copine et moi (couple dans la jeune trentaine) souhaitons faire un voyage cet été, du 13 juillet au 3 août.  Nous avons pensé visiter la Corse, puisqu’elle présente plusieurs de nos champs d’intérêts (marche en montagne et proximité de la mer notamment).  Nous sommes prêts à camper pour une bonne partie du voyage. Mais nous avons lu que, pendant cette période de l’année, la Corse se fait envahir par des hordes de touristes, et que les prix sont multipliés par cinq.  Nous recommanderiez-vous de considérer une autre destination?  Nous avons aussi pensé à l’Espagne (Barcelone et l’Andalousie).
François Hotte

R : Effectivement, la Corse est envahie par les touristes en juillet et, surtout, en août. Mais c’est aussi le cas de l’Espagne (où l’affluence est même pire) et de toutes les régions méditerranéennes situées près de la mer. Au contraire, l’affluence sera certainement moins pesante en Corse. Là-bas, ce sont surtout les abords des grandes stations balnéaires comme Calvi ou les environs de Porto-Vecchio, qui seront bondés. Certaines stations comme l’Île Rousse, par exemple, sont moins prises d’assaut. Et si vous campez dans des villages de l’arrière-pays, vous bénéficierez de conditions très acceptables. Le tout sera, lorsque vous voudrez rejoindre une plage, d’éviter les plus populaires, car vous vous empêtreriez dans des embouteillages. Comme vous disposez de trois semaines, vous voudrez probablement faire le tour de l’île. Il y a de superbes ballades à faire dans la région de Corte, au centre de l’île. Je pense notamment aux gorges de la vallée de la Restonica. Là-bas, vous ne vous exposerez pas aux bains de foule. Près de la mer, vous pourriez prévoir quelques jours dans l’arrière-pays de Porto (à ne pas confondre avec Porto-Vecchio!), d’où vous accèderez rapidement aux calanques de Piana et à la réserve de Scandola. Leurs plages sont à l’écart des grands centres de villégiature. On ne peut accéder à celles de la réserve de Scandola que par bateau, et le seul moyen de se rendre à la superbe plage de l’anse de Girolata est de marcher pendant une heure trente sur un sentier de chèvre. Ce qui limite les candidatures! Le Cap Corse, cette étroite péninsule du nord de l’île, sera également moins bondée. Et dans le sud (car, tant qu’à y aller, il faudra visiter Bonifacio et Porto-Vecchio), vous pourrez également trouver des campings agréables dans l’arrière-pays. L’Office du tourisme de la Corse répertorie la liste des campings de l’île sur son site : www.corse-tourisme.info.

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Mercredi 29 avril 2009 | Mise en ligne à 11h14 | Commenter Un commentaire

Des informations pour préparer une visite de Petra

Q : Le 2 avril, vous avez publié un article sur Pétra dans la rubrique «48 heures à…», du cahier Vacances/Voyage. Sur quels sites pourrions-nous trouver plus d’information sur l’excursion «Pétra la nuit» et l’académie culinaire, et sur les hôtels.  Ces activités sont-elles de coût abordable?  Quel est, selon vous, le meilleur temps de l’année pour visiter cet endroit?  Étiez-vous avec un groupe de voyage organisé ou aviez-vous, sur place, pris un guide local?
Ann Bilodeau, Boisbriand

R : Le site qui dispense les meilleures informations pour préparer une visite de Petra est anglophone : www.go2petra.com. Dans le menu, vous trouverez notamment une section «Budget» qui énumère les coûts des différentes prestations à Pétra. Vous y trouverez également une liste des hôtels de Wadi Musa (le village qui sert de porte d’entrée au site archéologique). Notez que même les hôtels «deux» ou «une étoile» sont généralement très acceptables. Sauf en ce qui concerne les taxis et les transports en commun, la Jordanie n’est pas un pays bon marché pour les voyageurs qui cherchent des prestations «à l’occidentale», notamment parce que les autorités ont écarté l’option du tourisme de masse pour favoriser le développement de structures d’accueil plutôt «moyennes» et haut de gamme. Ainsi, les frais d’entrée sur le site de Pétra sont très élevés (25% vont au fonds d’aménagement du parc archéologique et le reste dans les poches de l’État) : 21 dinars jordaniens, soit 37$ canadiens pour la passe d’une journée, 26 dinars (45 $) pour deux jours et 31 dinars (55 $) pour trois jours (la quatrième journée est gratuite). On achète ces billets du centre des visiteurs situé à l’entrée du site, dans le bas du village de Wadi Musa (qui est construit à flanc de montagne). Proposée les lundis, mercredis et jeudis, l’excursion «Petra la nuit» coûte 12 dinars (21 $). On la réserve, de préférence à l’avance, au Centre des visiteurs, mais il n’y a pas vraiment de contingentement, alors cela peut se faire le jour même. L’académie culinaire Petra Kitchen ne dispose pas d’un site web. Tout ce que je peux vous dire, c’est que cette «académie-restaurant» est située sur la rue principale de Wadi Musa, à trois minutes de marche de l’entrée du site. Je constate que les commentaires recueillis sur le site francophone de Tripadvisor ne sont pas très élogieux. C’est qu’on n’y apprend pas vraiment à cuisiner : c’est plutôt une expérience amusante et une façon d’échanger avec les touristes affectés au même plan de travail. La séance coûte 30 dinars (52 $) pour le «cours» de cuisine, le repas (plantureux) et les boissons non alcoolisées. Le vin ou la bière sont facturées à part. Pour plus d’informations, vous pourriez les contacter par courriel à l’adresse kitchen@petramoon.com. Les meilleurs périodes pour visiter Petra sont le printemps (avril et mai) et l’automne (octobre et novembre), En été, la chaleur est accablante et en hiver, il peut faire frisquet (mais j’y étais en février et j’ai bénéficié de températures très agréables : 20 à 22 degrés au milieu de la journée). Lors de mon passage, j’étais en compagnie d’un groupe de journalistes spécialisés invités par le gouvernement jordanien et nous disposions donc d’un guide. Vous pouvez louer les services d’un guide au Centre des visiteurs. Les tarifs sont de 20 dinars (35 $) pour deux heures et 50 (88 $) dinars pour quatre heures.

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Lundi 27 avril 2009 | Mise en ligne à 19h01 | Commenter Commentaires (4)

La crise fait mal dans les Caraïbes

La crise économique a fait mal à la plupart des destinations soleil, au cours de l’hiver. Ce sont les îles considérées comme des destinations de luxe, Anguilla, Antigua et Sainte-Lucie, en tête, qui ont le plus souffert. Le nombre de touristes américains et européens a diminué partout, alors que toutes les destinations, sauf trois, enregistraient une hausse du nombre de visiteurs canadiens. Par contre, Cancun et la Riviera Maya, que les Américains et les Européens perçoivent comme des destinations «économiques», tirent bien leur épingle du jeu.
Selon la Caribbean Tourism Association, pendant les mois de janvier et février, le nombre de visiteurs a baissé :

- de 18,8% à Anguilla
- de 13% à Sainte-Lucie
- de 11,3% dans les Îles Cayman

À l’opposé, Cuba enregistre une augmentation de 4,5% des arrivées pour janvier et février

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