Le courrier du voyageur

Archive, mars 2009

À force de prendre des vacances à Torremolinos ou en Algarve, les Britanniques ne savent plus reconnaître un mouton ou un arbre aussi commun que le pin. C’est ce qui ressort d’une enquête menée par la chaîne d’hôtels à prix budget, Travelodge, qui exploite des établissements un peu partout dans l’Angleterre rurale. Plus de la moitié (53%) des 3000 Britanniques interrogés dans le cadre de ce sondage, orchestré au début de l’année, estimaient que la campagne anglaise était «ennuyeuse» et le tiers des répondants n’ont jamais envisagé de prendre des vacances au Royaume-Uni. Ce désintérêt conduit à une sorte d’inculture consternante. Ainsi, 10% des personnes interrogées étaient incapables d’identifier un mouton et 22% ne savaient pas reconnaître un lièvre (la moitié de ces derniers, à qui on montrait une photo de lièvre, ont répondu qu’il s’agissait d’un cerf). Huit répondants sur 10 (83%) n’ont pas pu reconnaître une campanule (une des fleurs les plus répandues dans la campagne anglaise), près de la moitié (44%) ont été incapables d’identifier un chêne, et 71% avouaient leur ignorance, lorsqu’on leur montrait la photo d’un pin.
Invité à commenter les résultats de ce sondage, John Tribe, professeur de tourisme à l’Université du Surrey, estime que cette inculture est le résultat de trois décennies de démocratisation du voyage. Selon lui, à force de prendre des vacances à l’étranger, les Britanniques ne savent plus que leurs campagnes constituent des destinations de vacances charmantes. Quant à la chaîne Travelodge, pour renverser la vapeur, elle a mis en vente à des prix variant de 40$ à 60$, plus d’un demi-million de nuitées dans ses établissements en milieu rural.
Les résultats de ce sondage induisent tout naturellement une question : les vacances dans les destinations soleil rendent-elles idiot?

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Lundi 30 mars 2009 | Mise en ligne à 9h26 | Commenter Commentaires (3)

Deux étudiants à la découverte de l’Espagne

Q : Nous sommes un jeune couple d’étudiants de 20 ans. Nous voulons visiter l’Espagne et le Portugal pour une période de quatre semaines, de la fin de juillet à fin d’août. Nous nous demandons aussi s’il est possible de faire un détour au Maroc. Nos intérêts sont les paysages, le trekking, l’histoire et la culture. Notre budget est de 6500$ incluant le billet d’avion. Quel aéroport et quelle compagnie aérienne nous conseillez-vous ? Quel itinéraire nous suggérez-vous ? Devrions-nous voyager en autobus ou en train ?
Virginie Bibeau-Villiard

R : Je vous suggère de vous procurer un billet d’Air Transat pour Barcelone, avec un retour de Madrid. Actuellement, Air Transat demande 974$ pour un aller à la fin-juillet et un retour fin-août. Mais revérifiez les prix dans un mois : ils pourraient baisser, parce que la demande n’est pas au rendez-vous. Si vous voulez intégrer quelques plages de trekking au sein de votre itinéraire, je vous conseille de laisser tomber le Portugal. Non pas parce que ce pays n’en vaut pas la peine, mais parce qu’il y a tellement à voir en Espagne (et au Portugal aussi, d’ailleurs!), qu’en trois semaines (vous consacrerez la quatrième à la découverte de Madrid, de Barcelone et de leurs environs) votre périple se transformerait en course contre la montre. Alors, gardez le Portugal pour un prochain voyage! Quant au trekking, il fait très chaud, en Espagne, au mois d’août. Il serait donc sage de privilégier les sentiers situés en altitude et à cet égard, je vous recommanderais ceux du parc national de Ordessa y Monte Perdido, dans les Pyrénées (particulièrement la vallée d’Ordessa), et ceux du parc national de la Sierra Nevada, au sud de Grenade. Pour vous déplacer en Espagne, le moyen le plus économique et le plus pratique serait de vous procurer une passe KMTRICO (www.kmtrico.com), qui vous donnera un accès illimité au réseau d’autobus de la compagnie Alsa (www.alsa.es) qui couvre tout le pays. Elle vous coûtera 240 euros (402 $) pour trois semaines (ou encore 299 euros pour quatre semaines, mais pendant vos séjours à Madrid et à Barcelone, il sera plus économique d’acheter des billets pour les petites excursions que vous pourriez effectuer dans les environs : Cadaqués, depuis Barcelone, et l’Escurial depuis Madrid). Voici, en gros, l’itinéraire que je suggère pour un premier voyage: De Barcelone, dirigez-vous vers Saragosse, puis Huesca et le parc national de Ordesa y Monte Perdido. Prenez ensuite la direction de Pampelune, puis de Burgos. Poursuivez vers Salamanque et Caceres. Descendez ensuite vers Séville, puis Jerez et Cadix. À Algesiras, au sud-est de Cadix, vous pourriez prendre un traversier vers Tanger, au Maroc, où les plages seront moins bondées, en été, que celles de la Costa del Sol. Si vous voulez pousser plus loin, au Maroc, Fès (à 300 kilomètres au sud), qui déploie la plus grande médina (la ville arabe traditionnelle) d’Afrique du Nord, s’impose. Mais pour cela, il vous faudra sacrifier certaines étapes espagnoles. Reprenez le traversier pour Algésiras, puis le bus vers Malaga (ou Torremolinos, qui sera archibondée en août). En passant, il y a une très belle excursion à faire dans les montagnes de Malaga : vers Antequera avec une randonnée entre les formations calcaires du parc naturel del Torcal de Antequera). Prochaine étape : Grenade, avant de remonter vers Tolède et Madrid. Depuis Madrid, une excursion s’impose à l’Escurial (et tout près, les montagnes de la Sierra de Guadarrama sont harnachées de beaux sentiers de randonnée). Votre budget de 6500$ suffira amplement si vous logez dans les auberges de jeunesse (voir les sites www.hostelz.com et www.hihostels.com) ou dans des «hostels» qui sont des hôtels pour petits budgets (voir les sites www.hostels.com; www.bugeurope.com, www.hostelsbookers.com; et www.hostelworld.com).

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Vendredi 27 mars 2009 | Mise en ligne à 8h39 | Commenter Un commentaire

Traverser l’Atlantique en paquebot

Q : Je souffre d’une maladie pulmonaire qui m’interdit de prendre l’avion, depuis l’an dernier. Or je voudrais retourner en Europe. Est-il possible de traverser l’Atlantique en bateau? En effectuant une recherche sur l’internet, je ne trouve que les croisières New York/Southampton avec Cunard à des prix très élevés. S’agit-il de la seule compagnie qui assure cette liaison?
Charles-André Ferron, Repentigny

R : Le Queen Mary 2 de la Cunard est le seul navire qui effectue cette liaison sur une base plus ou moins régulière. Onze départs de New York sont programmés entre le 14 avril et le 5 novembre et onze retours sont prévus de Southampton entre le 20 avril et le 11 novembre. Bref, il y a un ou deux départs par mois dans chaque sens. Le paquebot continue son va-et-vient transatlantique pendant toute la saison, mais à certaines dates les itinéraires sont plus longs – de 10 jours à deux semaines – et le navire poursuit sa route plus loin : jusqu’à Cherbourg ou à Hambourg. Je conçois que vous trouviez les prix élevés, si vous les comparez à des vols transatlantiques sur des compagnies comme Air Transat ou même Air France. Mais il ne faut pas oublier que le Queen Mary 2 est un grand paquebot luxueux et que, non seulement il vous assure le gîte dans des cabines confortables, mais aussi que vous êtes nourri – et très bien – et distrait pendant six jours, puisque les repas et les spectacles sont inclus. En fait, le paquebot constitue une destination en soi et c’est un peu comme si vous séjourniez six jours dans un tout inclus. Ces considérations prises en compte, les tarifs ne sont pas si élevés que cela. Ils démarrent à 745 $ US pour une cabine intérieure à l’aller et à 1044,31 $ au retour. Les tarifs pour les cabines avec balcons démarrent à 1094,85 $. Les traversées transatlantiques de la plupart des autres compagnies sont des croisières de «repositionnement». C’est-à-dire que les navires qui ont passé l’hiver dans les Caraïbes sont ramenés en Europe où ils navigueront en Méditerranée ou en mer Baltique, pendant l’été. Les traversées dans le sens Amérique/Europe sont toujours programmées en avril et les retours s’échelonnent de septembre à la fin de novembre. Royal Caribbean, Celebrity, Princess, Costa, MSC… la majorité des compagnies commercialisent ces croisières de «repositionnement» qui durent généralement entre 11 jours et deux semaines, parce que des escales sont prévues aux Açores, aux Canaries, au Portugal ou dans d’autres endroits qui se trouvent plus ou moins dans la trajectoire. Comme elles se vendent beaucoup moins bien que des croisières traditionnelles dans les Antilles ou en Méditerranée, on trouve parfois d’excellentes aubaines. Un agent de voyages spécialisé en croisières saura vous guider judicieusement dans le dédale de l’offre. Alternative : le voyage en cargo, puisque de nombreux navires de marchandises disposent de quelques cabines (une demi-douzaine, en général). À cet effet, vous pourriez consulter le portail www.geocities.com/freighterman.geo ou encore le site www.freightercruises.com. Mais les prix sont souvent plus élevés que sur un paquebot traditionnel. Ainsi, pour un passage de Montréal à Anvers, en Belgique, la compagnie allemande Hapag Lloyd demande 1185 euros et plus. Il est vrai que la traversée dure 11 jours.

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