Le courrier du voyageur

Archive, janvier 2009

Jeudi 29 janvier 2009 | Mise en ligne à 9h41 | Commenter Commentaires (5)

Conseils pour se déplacer en Écosse et en Angleterre

Q : Ma cousine et moi projetons un voyage de trois à quatre semaines en Écosse et à Londres, à la fin du printemps. Nous commencerions par l’Écosse que nous voulons explorer pendant une période de dix jours à deux semaines et terminerions par une semaine à Londres. Nous cherchons à loger dans des conditions de sécurité et de propreté raisonnables, mais nous sommes ouvertes à l’idée de dormir dans les auberges de jeunesse, des YWCA ou des résidences universitaires. Il est question qu’un couple d’amis se joigne à nous, auquel cas, nous louerons probablement une voiture. Sinon, y a-t-il de bons services de trains ou d’autobus qui desservent les attractions à ne pas manquer en Écosse ? Pour repartir de l’Écosse vers Londres, nous conseillez-vous un vol intérieur ou le train ? Si nous choisissons le train, y a-t-il des endroits, en chemin, que nous ne devrions pas manquer ?
Johanne Thiffault Ottawa

R : Outre Édimbourg, Glasgow et Aberdeen, les sites touristiques les plus intéressants d’Écosse sont des massifs montagneux dans lequel sont encastrés des lacs (les «loch», en gaélique) : les Trossachs, au nord de Glasgow, ou encore le Wester Ross, soit la partie ouest du comté de Ross, avec le Loch Maree et les étonnants jardins d’Inverewe. Skye, la grande île des Hébrides reliée à l’Écosse par un pont à péage, mérite également le détour. Le réseau écossais d’autobus vous permettra d’accéder à des petites villes situées au coeur de ces endroits, mais ne vous laissera pas la latitude d’explorer à votre guise pour vous imprégner des paysages. Même si vos amis ne se joignent pas à vous, je vous conseillerais de louer une voiture, après le séjour à Édimbourg, par exemple, et de la rendre à Glasgow, après avoir bouclé un trajet qui vous amènerait à Aberdeen, Inverness, dans le Wester Ross, à Skye et dans les Trossachs. La conduite à gauche nous désoriente de prime abord, mais on s’y habitue très vite. Ceci dit, toute la Grande-Bretagne est desservie par un réseau d’autobus tissé serré. La plus grande compagnie est National Express (www.nationalexpress.com), qui relie plus de 1000 communautés du pays. En Écosse, City Link (www.citylink.co.uk) dessert plus de 200 villes et villages et commercialise des passes conçues sur le modèle des passes de train qui, pour cinq jours d’usage sur une période de dix jours, coûte 59 Livres, soit environ 100$ Can. Le site de l’Office du tourisme britannique - www.visitbritain.fr (fr pour la version francophone) – dispense une quantité d’informations utiles, tant à propos des transports que de l’hébergement. Il distribue notamment le guide des ”Bed and Breakfast”, qui répertorie 10 000 maisons d’hébergement. Consultez aussi les sites www.bedandbreakfastnationwide.com; www.londonbb.com; www.bestbandb.com; et www.accomodationdata.com. Quant aux auberges de jeunesse (voir le site www.hihostels.com), elles font face à une vive concurrence des «hostels», qui sont des auberges, des hôtels, ou des résidences universitaires se spécialisant dans la clientèle «jeune» et «budget». Trois sites vous permettront d’établir des comparaisons : www.hostels.com; www.hostelbookers.com; et www.hostelworld.com. Je vous suggère de prendre un vol de Londres à Édimbourg, dès votre arrivée en sol britannique (Easyjet, si vous arrivez à Gatwick avec Air Transat, mais si vous arrivez à Heathrow avec Air Canada ou British Airways, aucune compagnie «low cost» n’assure malheureusement de vols intérieurs au départ de cet aéroport), en prenant la précaution de réserver longtemps d’avance pour bénéficier d’un bon tarif et de ménager un bon délai d’attente en cas de retard de votre vols en provenance du Canada. Pour rentrer d’Écosse vers Londres, le train serait le moyen de transport le plus pratique (environ 4h de trajet), mais le plus coûteux (plus de 200$). L’avion vous reviendra au même prix que l’autobus (une cinquantaine de nos dollars avec Easyjet de Glasgow, mais il vous faudra payer les transferts villes/aéroports), et vous épargnerez les neuf heures de trajet. Si vous choisissez malgré tout l’autobus (sur les longues distances, cherchez les «fun fares» de National Express), deux destinations situées à mi-chemin s’avèrent très intéressantes : la région des lacs (mais vous aurez découverts beaucoup de paysages similaires en Écosse) et la petite ville médiévale de Durham, juste au sud du mur d’Hadrien, qui abrite notamment une des plus belles cathédrales d’Angleterre.

Lire les commentaires (5)  |  Commenter cet article






Mardi 27 janvier 2009 | Mise en ligne à 9h44 | Commenter Aucun commentaire

L’usage d’un blackberry à Cuba

Q : Je quitte pour Cuba dans deux semaines et je viens tout juste de recevoir le billet d’avion électronique sur lequel une mention en bas de page stipule que pour des raisons de sécurité, les satellites, GPS et talkies-walkies sont interdits à Cuba. On mentionne que ces appareils seront confisqués à notre arrivée par les douanes cubaines. Je possède un Blackberry avec la fonction GPS sur l’appareil. Est-ce que cela peut causer un problème? Est-ce que je risque de me faire confisquer mon appareil par la douane cubaine?
Geneviève L’Abbé

R : Sur le site des douanes cubaines – www.aduana.co.cu: malheureusement seulement en versions espagnole et anglaise – on constate effectivement dans la section «regulated articles» que les voyageurs doivent demander un permis pour introduire un talkie-walkie, un GPS, ainsi que certains téléphones cellulaires à Cuba. Cependant, ces restrictions sont à prendre avec un grain de sel. «Les GPS sont interdits, mais ceux qui sont intégrés à un appareil de type Blackberry ne le sont pas; d’ailleurs ils ne fonctionneront pas dans l’île», assure Dany Paquette, du Bureau de tourisme de Cuba. Les talkies-walkies le sont aussi pour la bonne raison qu’ils risquent de créer des interférences : ils fonctionnent sur ondes courtes, tout comme les appareils de communication utilisés par les opérateurs d’ambulances, les employés des autres services publics et également ceux des hôtels où séjournent les touristes. Une exception : les voyageurs accompagnés d’enfants. «Dans ce cas, on peut invoquer la question de sécurité : les parents veulent pouvoir communiquer avec leurs enfants pour savoir où ils se trouvent», dit Dany Paquette. «L’idée est de ne pas créer d’embouteillages sur les ondes.» Quant à votre Blackberry, selon Mme Paquette, personne ne vous le confisquera à Cuba. Cependant, il ne fonctionnera que si votre fournisseur de communications au Canada est Rogers. Et encore, seulement partiellement. Vous pourrez téléphoner et recevoir ou envoyer des messages-textes (SMS), mais pas accéder à vos courriels ou à Internet. Si votre fournisseur n’est pas Rogers, vous pourrez louer un téléphone qui fonctionnera pendant votre séjour à Cuba (et vous permettra de recevoir des SMS) auprès de WCR (www.worldcr.com): 1-877-626-0216 ou, à Montréal, 514-327-0216.

Aucun commentaire  |  Commenter cet article






Vendredi 23 janvier 2009 | Mise en ligne à 9h25 | Commenter Commentaires (7)

Un périple au Labrador en camping-car

Q : Mon mari et moi, prévoyons nous rendre au Labrador l’été prochain. Nous nous déplacerons dans un véhicule de marque Pontiac Aztek équipé d’une tente. Pouvez-vous nous conseiller le meilleur itinéraire pour Goose Bay via Baie Comeau et Labrador City ainsi que la meilleure période en tenant compte des mouches noires. Nous aimerions aussi voir les petits villages sur la côte jusqu’à Blanc Sablon. Est-ce possible de combiner les deux dans une période de 24 à 25 jours?
Paula Poulin, St-Adolphe-d’Howard

: Vous disposez de suffisamment de temps pour faire le tour du Labrador. De Baie Comeau jusqu’aux villes jumelles de Labrador-City/ Wabush, la route 389 est bien asphaltée, par contre, elle est très sinueuse et il faut compter dix heures pour parcourir les 585 kilomètres séparant les deux agglomérations. En outre, il serait dommage de ne pas consacrer deux ou trois heures à la visite des installations de Manic 5, qui se trouvent à 214 kilomètres de Baie Comeau (et peut-être, au passage, à celles de Manic 2, juste au nord de Baie Comeau). Ce qui impliquera peut-être de passer la nuit dans la région (il y a un motel au kilomètre 211). À Labrador City, où vous pénétrez sur le territoire de la province de Terre-Neuve et du Labrador, la route 389 devient la route provinciale 500 qui n’est pas asphaltée. Il faut compter quatre heures pour franchir les 244 kilomètres séparant Labrador City de Churchill Falls et cinq heures pour le tronçon Churchill/Happy Valley-GooseBay. Une fois à Goose Bay, à moins de rebrousser chemin, vous devrez prendre le traversier pour Cartwright, une petite communauté de pêcheurs située au bord de la mer du Labrador. Une mer que les gens du cru surnomment «Iceberg Alley», parce que de mai à juillet on y voit défiler des milliers d’icebergs qui se détachent de la banquise au nord du Groenland. Je ne dispose pas des horaires pour 2009, mais l’an dernier, le Sir Robert Bond, des Provincial Ferry Services, partait de Goose Bay le mardi soir à 17h et arrivait à Cartwright le mercredi matin à 6h. Téléphonez au 1-709-535-0810 pour obtenir les nouveaux horaires. La traversée (qui se passe presque entièrement sur un fjord peu spectaculaire, le Hamilton Inlet), vous coûtera 127,85$ pour le véhicule et son conducteur et 48,60$ pour le second passager. La route 510 relie Cartwright à Blanc Sablon, au Québec, en longeant la mer du Labrador, puis le détroit de Belle-Île. Elle traverse une douzaine de petits villages de pêcheurs qui comptent chacun entre 200 et 300 habitants. Le tronçon de 338 kilomètres entre Cartwright et Red Bay n’est pas asphalté et il faut compter huit heures pour le parcourir. Les 82 kilomètres qui séparent Red Bay de Blanc Sablon sont asphaltés. En chemin, vous devrez impérativement vous arrêter à Battle Harbour et à Red Bay. Le premier village est situé sur une île, accessible par traversier depuis Mary’s Harbour. C’était la principale communauté de la côte du Labrador, mais les habitants ont été évacués en 1966 pour être relocalisés à Mary’s Harbour. Voici une quinzaine d’années, le gouvernement a restauré les principaux bâtiments qui constituent aujourd’hui le cœur d’un site historique. Red Bay est un village souvent décrit comme «le premier centre industriel d’Amérique du Nord», parce que les pêcheurs basques, qui venaient chasser la baleine dans le détroit de Belle-Île bien avant que Jacques Cartier n’y accoste, y avaient implanté des installations où ils ont dépecé et traité des milliers de baleines. C’est un Site historique national du Canada et l’histoire de la région y est illustrée dans un très beau musée. En trois semaines et demie, vous aurez non seulement le temps de boucler ce trajet (que ce soit à Churchill, à Goose Bay ou sur la côte, on a vite fait le tour des attractions locales et des petits musées installés dans chaque village), mais aussi de découvrir les cinq villages québécois de la Basse-Côte-Nord reliés par une route de soixante kilomètres à Blanc Sablon (très beaux paysages dans la région de Rivière-Saint-Paul). Pour sortir de Blanc Sablon, vous aurez deux options. La première consiste à prendre le Relais Nordik jusqu’à Natasquan (départ le vendredi à 23h45, arrivée à 9h00 le dimanche : informez-vous au 1-800-563-0680), ce qui vous coûtera entre 900$ et 1000$ pour deux personnes, le transport du véhicule et l’usage d’une cabine économique pour deux nuits, repas non inclus. La seconde implique un retour par la côte ouest de Terre-Neuve (il y a un service de traversier quotidien entre Blanc Sablon et St. Barbe) et la Nouvelle-Écosse, en visitant au passage le très beau parc national du Gros-Morne. Notez qu’il n’y a que trois terrains de camping au Labrador, tous trois situés entre Red Bay et Blanc Sablon. Il vous faudra donc faire du camping sauvage et, de temps à autre, loger dans un des B&B qu’on retrouve dans chaque village. Les mouches noires sévissent avec virulence dans la région à partir de la fin juin. Vous les éviterez en partant au début de juin, mais beaucoup de sites (le musée de Red Bay, Manic 5…) sont fermés jusqu’au 24 juin. Et septembre est pluvieux. Il faudra donc «faire avec»!

Lire les commentaires (7)  |  Commenter cet article






publicité

  • Catégories



  • publicité





  • Calendrier

    janvier 2009
    L Ma Me J V S D
    « déc   fév »
     1234
    567891011
    12131415161718
    19202122232425
    262728293031  
  • Archives