Le courrier du voyageur

Archive, décembre 2008

Mardi 30 décembre 2008 | Mise en ligne à 10h50 | Commenter Aucun commentaire

La Bulgarie en complément à un voyage en Turquie

Q : Nous prévoyons aller en Turquie l’été prochain. Nous disposons d’environ 24 jours.
Nous pensions voyager deux semaines en Turquie et le reste du temps, nous aimerions visiter  soit un pays de l’Europe de l’Est ou la Grèce. Deux semaines suffisent-elles pour bénéficier d’un bon aperçu de la Turquie? Si nous décidions d’opter pour un pays d’Europe de l’Est, lequel nous suggèreriez-vous? Pouvez-vous nous conseiller un itinéraire? Serait-ce plus économique d’acheter un billet pour Paris ou une autre ville d’Europe de l’Ouest et d’acheter un billet d’une compagnie à bas tarif pour nous rendre à Istanbul?
Ginette Vallée

R : Je vous ne vous conseille pas de scinder votre trajet aérien en achetant un billet pour Londres, Amsterdam ou Paris, par exemple, complété par le billet d’une compagnie à bas tarifs jusqu’à Istanbul. Aucune compagnie «low cost» n’assure la liaison Paris/Istanbul. Condor dessert le couloir Amsterdam/Istanbul, mais les tarifs (plus de 300 euros!) ne sont pas attrayants. EasyJet programme des vols entre Londres et la métropole turque et les tarifs sont intéressants si on réserve longtemps d’avance (j’obtiens un aller-retour à environ 200 $ Can, en mai). Mais, à partir d’avril, ce transporteur ne desservira plus Istanbul que depuis de l’aéroport de Luton. Ce qui implique un transfert fastidieux depuis l’aéroport de Gatwick (si vous arrivez par Air Transat) ou celui de Heathrow (si vous arrivez par Air Canada ou British Airways). Comme, en plus, les horaires ne sont pas aménagés pour assurer de bonnes correspondances, les petites économies que vous pourriez réaliser n’en valent pas la chandelle. Vous pouvez obtenir des prix variant de 1142$ (avec Air France, via Paris) à 1349 $ (avec KLM, via Amsterdam) pour un itinéraire complet entre Montréal et Istanbul en mai, sans compter les sites d’agences en ligne (1172$ sur Orbitz, pour des vols KLM). Je privilégierais donc l’option «vols réguliers», d’autant plus qu’un agent de voyages sera peut-être en mesure de vous proposer l’équivalent, voire mieux, tout en vous assurant un service plus complet. Quant aux pays qui s’imposent comme compléments à un voyage en Turquie, ce sont la Grèce et la Bulgarie, qui ont toutes deux une frontière avec la Roumélie (la Turquie d’Europe). La Bulgarie est donc le pays d’Europe de l’Est que je vous recommande (pour accéder à la Roumanie, il vous faudrait traverser la Bulgarie, ce qui vous ferait perdre une grosse journée pour effectuer l’aller et le retour). Vous pourriez donc louer une voiture à Istanbul (comptez entre 600$ et 700$ pour 10 jours, assurance complémentaires non comprises, mais si vous payez la location avec une carte de crédit or…) et vous diriger vers Nessebar, une station balnéaire juchée sur un promontoire rocheux qui surplombe la mer Noire et qui est la plus belle ville de la côte bulgare. Seconde étape, Varna, la plus grande station balnéaire du pays, où les zones piétonnes du centre-ville sont très agréables. Mettez ensuite le cap sur Shumen, où vous irez découvrir le cavalier de Madara (à 10 kilomètres de la ville, c’est un immense bas-relief du VIIIe siècle, classé au Patrimoine de l’UNESCO et il y a de superbes promenades à faire dans le parc où il se trouve!), puis sur Veliko Tarnovo, où vous passerez au moins deux nuits pour avoir le temps d’explorer la superbe vieille ville et d’aller découvrir les églises-musées et les monastères du village d’Arbanassi, situé à une dizaine de kilomètres. Dirigez-vous ensuite vers Koprivshtitsa, où la période la de «Renaissance nationale bulgare» (au XIXe siècle) est illustrée par les très belles maisons colorés, puis vers Sofia, où vous passerez au moins deux jours entiers. Avant de rentrer en Turquie par Edirne (l’ancienne Andrinople), faites un crochet par le monastère de Rila et Bansko, qui mérite une étape, car c’est la porte d’entrée du parc national de Pirin (classé au Patrimoine de l’UNESCO), et prévoyez une autre étape à Plovdiv, deuxième ville du pays. Une bonne partie de ce trajet (les régions de Veliko Tarnovo et de Bansko) s’effectue dans de très beaux paysages de montagnes. Quant à savoir si deux semaines suffisent pour bénéficier d’un bon aperçu de la Turquie, la réponse est «oui».

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Mercredi 24 décembre 2008 | Mise en ligne à 11h12 | Commenter Commentaires (3)

Comment se rendre aux îles Baléares

Q : Nous voulons visiter des îles Baléares en mai 2009. Nous passerons une semaine à Ibiza et Formentera, une semaine à Majorque et une à Minorque. On nous propose des billets Montréal/Ibiza avec correspondance à Paris et Madrid, à l’aller, et un retour de Minorque, avec escales et correspondances dans les mêmes capitales, au retour. Existe-t-il des vols qui ne nous obligeraient pas à faire tant d’escales? Est-il préférable de se déplacer d’îles en îles par bateau ou par avion? Pouvez-vous me donner des suggestions ou des trucs.
Nicole Landry

R : L’agence de voyage ou le site que vous avez consulté ne tient probablement pas compte des compagnies à bas tarifs qui prolifèrent en Europe (près de 40% de tous les vols assurés sur ce continent). Ibiza et Palma de Majorque sont notamment desservies au départ de Paris par Air Berlin et par easyJet. Mais Air Berlin, notamment, décolle de l’aéroport d’Orly, ce qui implique un long transfert, si vous arrivez à Charles de Gaulle et les horaires d’easyJet ne s’harmoniseront pas nécessairement avec vos vols entre Montréal et Paris. Je vous suggèrerais plutôt de passer par l’aéroport londonien de Gatwick, où easyJet propose un choix plus élaboré de départs vers les Baléares. Dans ce cas, vous pourriez prendre un des vols d’Air Transat, qui dessert Gatwick deux fois par semaine, à partir du début mai, et chercher une correspondance sur le site d’easyJet (www.easyJet.com). Thomas Cook Airlines (www.flythomascook.com) dessert également les Baléares au départ de Gatwick, mais leurs tarifs sont plus élevés. Ainsi, une simulation effectuée à la mi-décembre me donnait un tarif de 85 livres, soit 157$ Can pour un aller-retour entre Londres et Ibiza (mais vous pourriez aussi revenir de Minorque, puisqu’easyJet dessert la route Gatwick/Mahon), en mai, avec easyJet, alors que Thomas Cook Airlines proposait un prix deux fois plus élevé. Attention : avec les compagnies à bas tarifs, il importe de réserver longtemps d’avance, car le prix augmente à mesure que l’avion se remplit. Ceci dit, en effectuant vos recherches, vous constaterez peut-être que l’option proposée via Paris et Madrid est peut-être plus intéressante, aussi bien en ce qui concerne les prix que les horaires. L’autre avantage conféré par un billet avec correspondances acheté auprès d’une compagnie «régulière», c’est que si un vol est en retard et que vous manquez la correspondance, vous êtes protégés. Si le vol d’Air Transat, par exemple, arrive en retard à Londres et que vous manquez le vol d’easyJet, il vous faudra racheter de nouveaux billets. Mais il n’en coûte rien de comparer. Autre alternative : Amsterdam, qui est desservie depuis Montréal par des vols quotidiens de KLM. Deux compagnies à bas tarifs assurent la liaison entre la métropole des Pays Bas et les îles Baléares : Air Berlin (www.airberlin.com) et Transavia (www.transavia.com). Mais les prix que j’obtiens sont plus élevés que ceux d’easyJet. Pour effectuer vos recherches, utilisez le site français Low Cost Airline Guide (www.low-cost-airlines-guide.com/fr),. Il vous donnera toutes les compagnies à bas tarifs qui desservent deux paires de villes, en Europe, avec les liens vers les sites de réservations. Quant aux liaisons aériennes entre les trois principales îles Baléares, elles sont assurées par Air Berlin et sont parfois moins coûteuses que les traversiers. Ainsi, Air Berlin me donnait un tarif de 39 euros entre Ibiza et Palma, alors que la compagnie Trasmediterranea proposait un prix de 50 euros pour la traversée par voie maritime. Mais ces avantages minimes peuvent être anihilés par les coûts de taxi pour vous rendre à l’aéroport. Il faudra donc que vous fassiez des recherches pour évaluer quels moyens de transports conviennent le mieux. Trois compagnies de traversiers assurent la liaison entre Ibiza, Palma et Mahon, à Minorque : Trasmediterranea (www.trasmediterranea.com), Balearia (www.balearia.com) et Iscomar (www.iscomar.com), qui dessert aussi la route Ibiza/Formentera. Leurs horaires pour le mois de mai ne sont pas toujours disponibles, mais dans ce cas, vous pourriez attendre jusqu’à la fin de janvier pour effectuer les réservations.

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Lundi 22 décembre 2008 | Mise en ligne à 9h38 | Commenter Commentaires (4)

Attendre ou non pour acheter ses billets d’avion?

Q : Ma conjointe et moi préparons un voyage en France avec nos deux enfants.  Depuis quelques mois, je suis l’évolution du prix des billets d’avion pour Paris. Nous désirerions partir au début juillet et revenir un mois plus tard.  Malheureusement, même avec la chute du prix du pétrole, les prix demeurent inchangés (environ $5000 pour les quatre). Lorsque je jette un coup d’oeil à la disponibilité des sièges, beaucoup sont encore libres. Devrais-je réserver tout de suite ou peut-on encore s’attendre à des réductions de «dernière minute»? Je vous pose la même question pour la location d’auto. Nous voudrions passer une journée à Venise, afin que les enfants puissent voir cette ville romantique que ma conjointe et moi connaissons déjà.  Nous voudrions prendre un vol de Nice ou de Monaco. Y a-t-il des sites qui se spécialisent dans les vols intérieurs?  Tout ce que j’ai trouvé à présent ce sont des vols de compagnies régulières. En ce qui concerne l’argent, pourrons-nous aisément retirer des Euros via notre carte de guichet Desjardins, ou devrons-nous nous munir de chèques de voyage ?
Perry Périard

R : Attendre à la dernière minute en présumant que les prix des billets d’avion baisseront relève du jeu de hasard, au même titre que miser sur le rouge à la roulette. On pourrait évaluer les probabilités. La conjoncture économique étant ce que l’on sait, on peut présumer que beaucoup de consommateurs préfèreront reporter leur voyage en Europe à l’année suivante. Mais lorsque la demande fléchit trop, les transporteurs décident habituellement de réduire leur capacité, donc d’annuler des vols et de «consolider», c’est-à-dire de replacer les passagers sur d’autres vols. En outre, vous voulez partir au début de juillet, c’est-à-dire au début des vacances scolaires. Il y a, comme vous, des dizaines de milliers de parents qui attendent le début des vacances scolaires pour partir en Europe. Il s’agit d’une des périodes les plus achalandées de l’année, durant laquelle les sièges d’avion sont très rarement soldés. Personnellement, je crois que les compagnies aériennes seront obligées de procéder à des ventes de sièges intéressantes, tout au long de la saison d’été, mais pas au début de juillet. Mais je peux me tromper. À vous de savoir si vous voulez prendre le risque! Ceci dit, une recherche effectuée à la mi-décembre me permet de trouver des meilleurs tarifs que vous. Ainsi, Farecompare (www.farecompare.com), un méta-moteur qui farfouille dans une centaine de sites me dirige vers Orbitz, qui propose un tarif de 740 $ Can par personnes, taxes et frais inclus, pour Paris, avec Swiss, via Genève, pour un départ du 2 juillet et un retour le 2 août. Soit un peu moins de 3000$ pour quatre. «Swiss, via Genève!», me direz-vous. Je sais, c’est compliqué, d’autant plus que le vol Montréal/Genève est assuré par Air Canada, mais vendu par Swiss en code partagé! Mais les transporteurs pratiquent le yield marketing, une méthode très complexe de gestion des prix par marchés. Passer par Genève pour aller à Paris relève de l’incongruité et personne n’a envie de faire une escale quand il existe des vols directs : mais pour économiser 2000$… Quant à la voiture, les prix ne sont jamais soldés à la dernière minute. Au contraire, réservez-là dès que possible pour profiter des rabais «réservez-tôt» (et considérez la possibilité de l’achat-rachat).
Il existe une compagnie à bas tarifs qui dessert la route Nice/Venise : c’est le transporteur suisse Baboo (www.flybaboo.com). Mais l’aller et retour vous coûtera au bas mot 150 euros par personnes. Puisque vous disposerez d’une voiture, il serait nettement plus économique d’effectuer les 570 kilomètres (cinq heures, par l’autoroute) par la route, d’autant plus que vous pourriez vous arrêter pour visiter une des jolies villes – Pavie, Plaisance ou Parme – qui se trouvent approximativement à mi-chemin. Quant à l’argent, vous ne devriez pas avoir de problème à retirer des euros dans les guichets bancaires européens affiliés aux réseaux Maestro et Cirrus (soit la majorité). Une précision, cependant : les NIP (numéros d’identification personnelle) de la carte Accès Desjardins sont parfois alphanumériques, c’est-à-dire composés de chiffres et de lettres. Or les claviers des guichets de nombreuses banques européennes sont exclusivement numériques. Il faut donc se rappeler à quels chiffres correspondent les lettres de notre NIP (exemple : le M correspond au chiffre 6) ou modifier son NIP pour le rendre entièrement numérique. À mon sens, les chèques de voyages sont devenus des outils financiers quelque peu désuet pour voyager dans les pays européens.

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