Le courrier du voyageur

Archive, octobre 2008

Vendredi 31 octobre 2008 | Mise en ligne à 9h07 | Commenter Aucun commentaire

Le Danemark et la Suède à partir de Copenhague

Q : Nous sommes deux couples qui projettent de visiter le Danemark au printemps 2009. Nous pensons en profiter pour visiter une partie de l’Allemagne puisque nous voulons louer une auto et arriver par voie terrestre à Copenhague. Nous disposons de trois semaines et d’un budget  moyen (7000$/ couple), compte-tenu du coût élevé de la vie dans ces deux pays.  Nous aurons la chance d’être hébergés à Copenhague parce qu’un de nos proches parents y demeure. Que peut-on visiter de ce pays et en Suède, toute proche, à partir de ce pied-à-terre?  Est-il possible de trouver d’autres points de chute qui nous permettraient de visiter dans un certain rayon sans avoir à plier bagages chaque jour? Comme nous serons à proximité de la Suède, que devrions-nous visiter? En regardant les tarifs d’avion, les prix les plus intéressants semblaient favoriser une arrivée à Bruxelles, qu’en pensez-vous?  
Angèle Archambeault

R : De la capitale danoise, vous aurez facilement accès à tous les points d’intérêt de l’île de Sjaelland (où se trouve Copenhague), notamment Elseneur (Helsingor, avec le fameux château de Kronborg, où Shakespeare a situé sa pièce Hamlet) et Roskilde, ainsi que l’île de Mon avec ses superbes paysages de plages, de dunes et de falaises blanches. Vous pourrez également explorer une partie de la Fionie (l’île placée entre le Sjaelland et le Jutland, qui est la partie continentale du Danemark), notamment Odense (à moins de deux heures de route), son vieux quartier Andersen (le conteur Hans Christian Andersen est un fils de la ville) et sa cathédrale, ainsi que, dans les environs, le village fionien et le château d’Egeskov, sans oublier les rives du fjord au nord d’Odense, tout cela en rentrant à Copenhague le soir. La petite île d’Aero , juste au sud de la Fionie, avec sa petite ville du XVIIe siècle mérite une autre incursion d’une journée, qui vous permettrait, au passage, de découvrir Faborg (dans le sud de la Fionie) et sa belle région.
Grâce au pont sur l’Öresund (le détroit séparant l’île de Sjaelland de la Suède), vous pourrez facilement gagner Malmö, troisième ville de Suède en moins d’une demi-heure. Malheureusement, il s’agit d’un pont à péage et cela vous coûtera une cinquantaine de nos dollars dans chaque sens pour le franchir en voiture. La Scanie, dont Malmö est la capitale, est une des belles régions de Suède. À une demi-heure à l’est, la petite ville médiévale d’Ystad, à l’entrée de la mer Baltique, et la ville de Lund, avec sa superbe cathédrale complèteraient bien un itinéraire d’une journée. Vous pourriez prévoir une nuit dans la région d’Helsingborg, face à Elseneur et monter, le lendemain, jusqu’à Göteborg (à 310 kilomètres de Copenhague), deuxième ville de Suède et plus grand port de Scandinavie. Au passage, il faudra vous arrêter dans la péninsule de Kullen, près d’Helsingborg, sur les falaises qui dominent l’Öresund.
Le Jutland, par contre, n’est pas vraiment accessible dans le cadre d’une excursion d’une journée. Arhus, deuxième ville du pays et principale point d’intérêt de la péninsule jutlandaise est à 300 kilomètres de Copenhague. Vous pourriez peut-être vous y établir deux nuits et boucler un circuit d’une journée dans le nord de la péninsule, qui est entaillée par un très long fjord, jusqu’au village de pêcheurs de Skagen, en passant par Alborg (à visiter au passage) et en revenant par Viborg et son centre historique. Comme il s’agit d’une boucle d’environ 400 kilomètres, l’alternative consisterait à ne loger qu’une nuit à Arhus et à passer la suivante à Skagen. L’idée d’atterrir à Bruxelles n’est pas mauvaise si vous voulez visiter certaines villes d’Allemagne au passage. À l’aller, je recommanderais des arrêts à Düsseldorf (c’est un tout petit détour), Brême et Hambourg. En entrant au Danemark, un arrêt pour visiter la ville médiévale de Ribe (encore un petit détour) sur la côte ouest du Jutland, s’imposerait. Au retour, vous pourriez rentrer par Hanovre et Göttingen.

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Mercredi 15 octobre 2008 | Mise en ligne à 9h20 | Commenter Aucun commentaire

Une croisière autour de l’Amérique du Sud

Q:  : Nous sommes intéressés par deux croisières consécutives de Royal Caribbean repérées sur l’internet. Il s’agit du Radiance of the Seas, au départ de Fort Lauderdale vers Valparaiso, au Chili, puis de Valparaiso vers Buenos Aires, du 9 novembre au 7 décembre 2008. Une cabine extérieure pour deux personnes au milieu du navire ne nous coûterait que 5829$ US  et ce pour les 28 jours de croisière. Nous utilisons nos points aéroplan pour les vols. Croyez vous que le rapport qualité-prix soit raisonnable et avantageux?  Comment comparer les navires de Royal Caribbean à ceux d’autres compagnies telles que Princess ou Celebrity Cruises?  Considérant les coûteuses visites offertes à chaque escale, lesquelles devrions-nous privilégier? Pour nous, il s’agira d’une première sur une croisière. 
Serge & Thérèse Guay

R : Comme ses grandes rivales, Carnival et Norwegian Cruise Line, Royal Caribbean est une compagnie «d’entrée de gamme» (ne pas confondre avec bas de gamme : le degré de confort offert sur ces navires est comparable à celui d’un hôtel quatre étoiles!). Les membres de l’industrie des croisières classent les compagnies dans trois grandes catégories : «contemporain» (c’est l’entre de gamme avec Royal Caribbean et Carnival, notamment), «premium» (Celebrity Cruises, Cunard, Holland America…) et «luxe» (Crystal, Seabourn, Silversea…) Les consommateurs qui se paient de longues croisières en Amérique du Sud sont généralement des gens aisés. Ce sont des habitués qui ont essayé plusieurs navires et plusieurs compagnies. Lorsqu’ils sont mûrs pour naviguer en dehors des secteurs les plus populaires (les Caraïbes, la Méditerranée et, dans une moindre mesure, l’Alaska et la mer Baltique), ils choisissent des navires de la catégorie «premium» comme Celebrity Cruises, voire «de luxe» s’ils en ont les moyens. Comme Carnival, qui est propriétaire de Holland America, Costa, Princess, Seabourn et quelques autres), Royal Caribbean est présente dans les créneaux supérieurs avec Celebrity et Azamara (une nouvelle compagnie de luxe). L’idée étant bien sûr de conserver une clientèle dont les moyens et le besoin de confort augmentent avec l’âge! Si les prix demandés pour ces itinéraires sur le Radiance of the Seas sont si bas (d’autant plus qu’il s’agit d’une cabine extérieure), c’est parce que leurs croisières en Amérique du Sud se vendent plus ou moins bien. La clientèle naturelle pour ce type d’itinéraire choisira plutôt Celebrity, voire Princess (qui se situe un demi-cran en dessous de Celebrity, mais au dessus de Royal Caribbean). Je reviens d’une croisière sur l’Explorer of the Seas de Royal Caribbean, où j’assistais à un congrès d’agents de voyages. Le service est excellent et le personnel de bord particulièrement aimable. Par contre, la qualité de la nourriture est plutôt banale (mais attention, on ne parle pas de fast-food, ni même du buffet de tout inclus quatre étoiles : en croisière, toutes les compagnies se réclament de la gastronomie et l’éventail du choix est assez large!). Alors que Princess bénéficie d’une excellente réputation à cet égard et que Celebrity se classe parmi les meilleures! La différence se traduit aussi par plus d’espace par passager. Le Radiance est de la même taille que l’Infinity que Celebrity affecte à l’Amérique du Sud, cet automne : 90 000 tonnes dans les deux cas. Mais il embarque 500 passagers de plus (2500 contre 2000). Ce qui signifie des cabines et des espaces publics un peu moins grands. Ceci dit, 28 jours sur le Radiance à moins de 6000$, c’est une formidable aubaine!
Le prix des excursions vendues à bord est toujours gonflé : c’est une façon pour les compagnies de compenser pour les tarifs souvent maintenus à un bas niveau pour séduire la clientèle. Certaines villes d’escales se visitent très bien à pied. C’est le cas de Cathagène, par exemple, qui est la grande ville la moins dangereuse de Colombie (et la plus belle) ou encore de Valparaiso (mais ici, il faut se méfier des voleurs à la tire!), de Punta del Este et de Montevideo. Pour ces escales, il n’est vraiment pas nécessaire de payer les 42$ ou les 50$ par personne réclamés pour le tour de ville de quatre heures. Munis d’un guide de voyages, vous pourriez très bien vous débrouiller à pied et, pour circuler entre deux attractions éloignées, en taxi. Par contre, à Lima, vous vous sentirez un peu plus en sécurité en achetant une excursion du bord. Dans d’autres endroits, ce n’est pas la ville d’escale, mais les attractions naturelles situées dans les environs qui sont intéressants. Je pense à Ushuaia et au Parc National de la Terre de Feu, situé à 12 kilomètres de la ville, ou encore à Arica, au Chili. Au départ de cette ville, Royal Caribbean propose une excursion de 11 heures qui vous amène à plus de 3000 mètres d’altitude dans l’Altiplano chilien et dans le parc national Lauca, à la frontière bolivienne. Elle se vend 142$ par personne. Ce qui, pour un tour d’horloge complet n’est pas exagéré. Par contre, à Ushuaia, l’excursion au parc national de la Terre-de-Feu vendue à bord coûte 105$ pour quatre heures. Pour la moitié de ce prix, vous pourriez vous arranger avec un taxi ou encore avec une agence locale. Même remarque pour Puerto Madryn, en Patagonie, où plusieurs agences proposent des tours dans la fameuse péninsule de Valdez pour une cinquantaine de dollars. Je vous conseille de faire un travail de recherche dans les guides de voyages (Lonely Planet donne souvent les références des agences qui organisent des excursions locales) et sur Internet. Il est facile de repérer les offices de tourisme d’une ville ou d’une région sur Internet (celui d’Ushuaia, par exemple est à l’adresse www.e-ushuaia.com). Ils dressent la liste des attractions de la ville et des environs et celle des agences de voyages locales.

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Lundi 13 octobre 2008 | Mise en ligne à 9h20 | Commenter Un commentaire

L’homme qui aimait le froid

Q : J’ai 22 ans et je voudrais faire un beau voyage pendant un ou deux mois, en juillet 2009, avant d’entrer sur le marché du travail. La majorité de mes amis partent «sac-à-dos» en Europe ou en Amérique centrale. Moi je préfère les pays froids! J’adore l’hiver et toutes ses activités. Pourriez me référer quelques sites qui offrent des forfaits/information sur ce type de voyage. Le Nord du Québec m’intéresse aussi.
Maxime Smith-Daigle

R : À moins de partir avec une compagnie dite «d’aventure» qui organise des expéditions en kayak au Groenland, sur la Terre-de-Baffin ou au Spitzberg, à des prix qui excèdent largement le budget habituel d’un «backpacker», oubliez le Nord. Les billets d’avion coûtent cher (First Air demande plus de 1700$ pour un billet Montréal/Kuujjuaq), les infrastructures touristiques sont quasi inexistantes et hors de prix (les rares hôtels et maisons d’hôtes accueillent surtout des fonctionnaires ou des gens d’affaires et techniciens qui y séjournent dans le cadre d’un contrat gouvernemental) et les communautés ne sont pas reliées entre elles par des routes. Si vous aimez l’hiver, allez là où il sévit en juillet, c’est-à-dire dans l’hémisphère austral et, plus particulièrement en Argentine et au Chili. Si vous disposez vraiment de deux mois, vous pourriez acheter un billet d’avion pour Santiago du Chili et revenir de Buenos Aires, en passant par la Terre de Feu et la Patagonie. Là-bas, ce sera l’hiver, mais il n’est pas aussi rigoureux que chez nous. À Ushuaia, qui est la ville la plus méridionale du monde, les maximas moyens sont de 4 degrés en juillet et août et les minimas de -3 degrés. À Montréal, pendant les mois d’hiver correspondants (janvier et février), on enregistre des maximas moyens de –6 et –4 degrés et des minimas de –14 et –12 degrés. Les réseaux routiers chiliens et argentins sont desservis par d’excellentes compagnies d’autocars : Tur Bus entre Santiago et Puerto Montt (www.turbus.cl) et Cruz del Sur pour le Sud (www.busescruzdelsur.cl). Il existe également un service de traversier mixte qui relie Puerto Montt et Puerto Natales, en Terre de Feu chilienne tous les lundis. Le trajet, entre les îles du canal de Patagonie prend trois jours et trois nuits et il en coûte 390$ US, repas compris, pour une couchette (beaucoup plus cher pour des cabines!). Pour passer du Chili à l’Argentine, des autobus relient Punta Arenas (la grande ville de la Terre de Feu chilienne) à Rio Gallegos ou Porvenir (une ville chilienne plus au sud, qui est reliée à Punta Arenas par traversier) à Rio Grande. Pour remonter le long de la route nationale 3 qui relie Ushuaia à Buenos Air sur 3250 kilomètres, en traversant la Patagonie argentine, vous n’aurez que l’embarras du choix entre plusieurs excellentes compagnies d’autobus. Vous pourrez accéder à leurs horaires et tarifs sur le site www.omnilineas.com.

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