Le courrier du voyageur

Archive, septembre 2008

Vendredi 26 septembre 2008 | Mise en ligne à 9h05 | Commenter Aucun commentaire

En méharée dans le Sahara marocain

Q : Je projette une méharée au Maroc, en compagnie d’une amie. Connaissez-vous une agence fiable que je pourrais contacter, à Montréal ou au Maroc? Je veux être certaine que nous disposions chacune d’un dromadaire pour nous et nos bagages, car je ne veux pas passer mes journées à marcher à côté. J’ai vu des agences sur l’internet qui fournissent le dromadaire seulement pour transporter les bagages… J’aimerais aussi que la méharée dure entre cinq et huit jours, et ensuite j’aimerais visiter Aït-Ben-Haddou et Ouarzazate. Au total, le voyage durerait entre 16 et 18 jours. Avez-vous quelques sites internet à me recommander?
Céline Forest Montréal

R : Si je comprends bien, vous voulez qu’on vous organise un voyage en deux temps : un circuit dans ce qu’il est convenu d’appeler le Grand Sud marocain et une méharée dans le Sahara. Les circuits du «Grand Sud», d’une durée d’une semaine, incluant la découverte de la région de Ouarzazate (près d’où se trouve le ksar – ou village fortifié – d’Aït-Ben-Haddou, qui a servi de décor à plusieurs films) comprennent aussi le Tafilalet (une région d’oasis qui était un des points d’arrivée des caravane transsahariennes), la palmeraie de Tineghir, au pied de la chaîne de l’Atlas, et les gorges du Todra (qui ont aussi servi de décor à plusieurs films). Une bonne vingtaine de grossistes québécois, qui programment le Maroc, le vendent en forfait pour groupes ou pour voyageurs individuels. Certains d’entre eux offrent des forfaits qui sortent de l’habituel circuit en autocar ou en 4X4 – des treks dans l’Atlas, par exemple – mais, à ma connaissance, aucun ne propose de méharées. Il y en a qui seraient peut-être en mesure de vous en organiser une parce que leurs correspondants au Maroc en proposent (soit sur une bas individuelle, soit en vous intégrant à un petit groupe de gens originaires de différents pays). À vous de voir avec une agence de voyages. Il existe une agence, à Montréal, qui organise des méharées, c’est Uniktour (www.uniktour.com). Elle commercialise un forfait type incluant une méharée de cinq jours sur l’erg Chebbi, qui est le plus grand champ de dunes du Sahara marocain. Pour être certaine de disposer d’un dromadaire que vous pourrez monter à votre guise, il suffira de bien préciser cette exigence dans votre demande. Mais à ma connaissance, c’est le cas dans la plupart des méharées. Ces dromadaires qui servent de montures transportent aussi leur part de bagages et en les montant pendant cinq ou six heures d’affilée, vous les fatigueriez certainement. Mais, à moins d’être une méhariste aguerrie, je crains qu’au-delà de deux ou trois heures quotidiennes de dromadaire, vos cuisses et votre dos n’implorent grâce. Vous aurez besoin de vous dérouiller les jambes souvent. En janvier 2005, j’ai participé à une méharée organisée par une agence de Zagora, dans la vallée du Draa, à la lisière du Sahara : Caravane du Sud (www.caravanedusud.com). L’organisation et l’encadrement étaient impeccables. Je disposais d’un dromadaire que je pouvais monter à ma guise, mais la posture était trop inconfortable pour le bipède non entraîné que je suis. J’ai donc passé la plus grande partie de mes journées à marcher (et dans les dunes, c’est fatiguant!). J’ignore à quelle date vous entreprendrez votre périple, mais évitez l’été, car il fait trop chaud. Et, en hiver, méfiez-vous du froid! En janvier, j’en ai souffert. Les températures sont agréables entre 10h et 16h, mais après, le froid s’installe et le thermomètre glisse au niveau du point de congélation à la fin de la nuit. Si vous partez entre novembre et mars, emmenez un gros polar et des vêtements chauds pour les matinées et les soirées (pour la nuit sous la tente, les organisateurs prévoient des couvertures très épaisses).

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Mercredi 24 septembre 2008 | Mise en ligne à 9h05 | Commenter Commentaires (2)

Leur coeur balance entre le nord et le sud de l’Argentine

Q : Nous sommes deux couples qui planifions un voyage de trois semaines en Argentine à la fin novembre. Nous arrivons à Buenos Aires et repartons de Santiago. Nous savons déjà que nous irons à Mendoza et traverserons les Andes en bus pour nous rendre à Santiago à la fin du voyage. Nous préférons nous concentrer sur une partie du pays plutôt que d’avaler des kilomètres par milliers, mais nous hésitons entre le nord et le sud, la région des chutes, des missions jésuites et autres et la Patagonie, les glaciers et la Terre de Feu! Nous aimons le plein-air, le trekking… et nous aimons aussi le contact avec la culture, le mode de vie…les villes. Quelles seraient vos suggestions?
Anne Dumouchel

R : Faire le nord et le sud de ce grand pays (3700 kilomètres du nord au sud) qu’est l’Argentine en trois semaines équivaudrait à visiter huit pays d’Europe en 21 jours et vous avez raison de vouloir vous concentrer sur une des deux moitiés du pays. Le nord est intéressant, non seulement pour les chutes Iguaçu, où le parc national abrite la plus grande variété florale et faunique d’Amérique du Sud, pour les missions jésuites des environs de San Ignacio, mais aussi pour la région de Mendoza où vous passerez et, particulièrement, le parc national de l’Aconcagua et la vallée d’Uspallata, qui a servi de décor au film «Sept ans au Tibet. Vous pourriez aussi pousser une pointe dans la région de Salta au nord-ouest et prendre le «train des nuages» jusqu’à San Antonio de los Cobres, qui se trouve à 3800 mètres d’altitude… Mais le sud est tout aussi intéressant, notamment Ushuaia, la ville la plus méridionale du monde, la péninsule de Valdez en Patagonie, et la région des glaciers autour de Calafate. Objectivement, je serai bien en peine de vous dire que le Sud vaut davantage le détour que le nord. Subjectivement, j’opterais sans hésiter pour le Sud, parce que je préfère les régions dites «froides» aux régions subtropicales. Si vous me donnez le choix entre un voyage au Groenland et un voyage à Tahiti, je choisirais le Groenland. Mais c’est une question d’inclination personnelle. La Patagonie est un superbe terrain de jeux pour les amateurs de plein air, mais on pourrait en dire autant du parc de l’Aconcagua ou encore des vallées Calchalquies, dans la province de Salsa. Mais si vous aimez aussi les villes, choisissez le nord. Mendoza et Salta (une des plus jolies villes du pays) valent le détour.

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Lundi 22 septembre 2008 | Mise en ligne à 10h41 | Commenter Commentaires (3)

Mieux vaut visiter la Namibie avec un chauffeur-guide

Q : Une de nos amies habite en Namibie et nous aimerions lui rendre visite et profiter de l’occasion pour explorer un peu ce pays durant trois semaines en juillet 2009. Cependant nous avons beaucoup d’interrogations. Est-ce la bonne période de l’année pour y aller? Est-il  sécuritaire d’y voyager seul?  Quel budget faut-il prévoir? Quelle ligne aérienne? Peut-on louer une auto?  Avez-vous un itinéraire à nous suggérer? Nous ne cherchons pas le grand luxe mais quand même un minimum de confort.  
Rita Tétreault

R : Il y a deux grands pôles d’attraction en Namibie : les animaux et les déserts. Le pays est la plus grande réserve animalière du monde et une bonne partie de son territoire est occupée par deux des déserts les plus arides et les plus spectaculaires du monde : le Namib et le Kalahari. On n’y loge donc pas tant dans des hôtels que dans des lodges ou encore dans des campings aménagés dans les parcs nationaux et les réserves privées. Comme le pays s’est ouvert au tourisme depuis peu, il s’est doté d’infrastructures assez luxueuses ou, en tout cas, coûteuses, car les campings doivent être protégés par des gardes armés, pour empêcher les campeurs de servir de dîner aux lions ou de voir leurs tentes piétinées par les éléphants. Car ce n’est pas la criminalité sévissant au sein de la population qu’il faut craindre (sauf à Windhoek, la capitale, où il faut prendre certaines précautions), mais l’appétit ou les humeurs ombrageuses des animaux sauvages. Peut-on louer une auto et se débrouiller par ses propres moyens? Pas vraiment. La signalisation est quasiment inexistante et au confluent de deux pistes (car la plupart du temps, il ne s’agit pas de routes, mais de pistes!), on a une chance sur deux de se tromper. La seule agence québécoise qui détienne une bonne expertise de la Namibie est Voyages Traditours, de Laval. Elle y programme des groupes, mais aussi des voyages individuels. «Nous avons des clients qui partent sans encadrement, mais ils nous appellent souvent pour crier au secours, parce qu’ils se sont perdus et n’en peuvent plus», raconte Jérémie Obert, de Traditours. «Quant aux animaux, l’an dernier, nous avons eu des clients qui faisaient du camping sauvage en dressant la tente sur le toit de leur véhicule de location. Un matin, ils ont été réveillés par les feulement d’un lion qui avait posé les deux pattes dur le toit du véhicule pour flairer leur tente.» Mieux vaut donc louer un véhicule avec un chauffeur-guide. Coût estimé avec hébergement en camping : 6000$ par personne pour deux semaines, billets d’avion compris. Comptez 2000$ par personne de plus pour la troisième semaine, car la location de 4X4 coûte cher : les véhicules sont modifiés pour les équiper de deux réservoirs d’essence, car les stations d’essence sont rares dans ces grandes étendues désertiques. Juillet est un mois durant lesquelles les températures ne sont pas trop torrides dans le nord du pays. Certains préfèrent l’automne et le printemps, alors que les animaux sont plus nombreux à se rassembler autour des points d’eaux. Il faut passer par Johannesburg pour aller à Windhoek. La seule compagnie qui desserve cette ville avec de bonnes correspondances est South African Airways (excellente, d’ailleurs!), qui vole au départ de Washington, de Paris ou de Londres. Mieux vaut passer par Washington, car les vols entre l’Europe et l’Afrique du Sud partent le soir, ce qui, pour des voyageurs venant d’Amérique du Nord, implique une journée d’attente à Paris ou à Londres. L’itinéraire idéal est, à mon sens, celui que Voyages Traditours conseille à ses clients. Après un court séjour à Windhoek, on met le cap vers le nord où on passe deux ou trois jours dans un des plus grands parcs nationaux du monde (et un des plus beaux parcs animaliers), celui d’Etosha. Ensuite, on redescend vers la région d’Outjo où son installées les tribus Himbas, qui vivent à l’écart de la civilisation dans des huttes de bois. On poursuit vers l’ouest, par la Forêt pétrifiée, où d’immenses troncs d’arbres fossilisés surgissent d’une coulée de boue dans le désert, puis vers le mont Bramberg, un bloc de granit qui culmine à 2600 mètres. Les autres étapes se trouvent dans le désert du Namib : Cape Cross et sa colonie d’otaries, au bord de l’Atlantique, la station balnéaire de Swakopmund (une importante colonie allemande), Walvis Bay (le grand port du pays), les dunes rouges du Namib et le canyon de Sesriem, puis retour vers Windhoek. En trois semaines, vous auriez le temps de piquer une pointe au sud vers le canyon de Fish River, qui est le plus grand du monde après le Grand Canyon, et de faire une incursion dans le désert du Kalahari, à l’est (qui est, cependant, moins spectaculaire que le Namib).

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