Le courrier du voyageur

Archive, août 2008

Vendredi 29 août 2008 | Mise en ligne à 8h24 | Commenter Commentaires (4)

Des sites pour trouver un compagnon de voyage…

Q : Je suis dans la quarantaine et j’aimerais savoir s’il existe un regroupement pour gens seuls voulant voyager avec d’autres personnes, mais sans s’intégrer à un groupe. Seuls, nous sommes confinés aux tout-inclus, aux groupe organisés classiques ou «d’aventure» ou alors, il faut nous résigner à voyager en solo, ce qui est parfois un peu ennuyeux. Il existe des clubs de rencontre, des clubs de golf, des clubs de vélo… existe-t-il des clubs pour voyageurs? J’ai beau chercher sur l’Internet, je ne trouve rien.
Céline Paquette

R : Il existe au moins deux sites dont la mission est de mettre en contact des gens qui cherchent des compagnons de voyages. Le premier, Travbuddy (www.travbuddy.com), est américain et recrute la majorité de ses membres dans les pays anglophones, dont le Canada (6% des membres). Il compte quand même quelques adhérents en France (1% des membres) et au Québec. Autre bémol pour vous qui vous déclarez dans la quarantaine : la majorité des adhérents sont des jeunes dans la vingtaine. L’autre site, Voyages Célibataires (http://voyages-celibataires.inooi.com) est français, mais en le consultant, vous constaterez que plusieurs Québécois y ont recours. L’échantillonnage d’âges y est beaucoup plus varié et le site s’affiche comme une plateforme qui favorise «les rencontres entre célibataires pour trouver un compagnon ou une compagne de voyage». Il existait un autre site américain, Tripup, mais il a été désactivé et sur la page d’accueil, on conseille maintenant de s’adresser à Facebook. Ce qui n’est pas une mauvaise idée, après tout, puisqu’on peut y placer des annonces et que Facebook compte plus de 665 000 membres dans la région de Montréal (soit 20% de la population, alors que 10% des Québécois sont inscrits sur Facebook) ! Il existe aussi aux Québec deux organismes qui planifient des activités pour célibataires, sans être des clubs de rencontre : Bougex (www.bougex.com) et Action-Passion (http://actionpassion.com). Il s’agit surtout de sorties d’une journée ou d’une fin de semaine axes sur «le plein air». Mais ils programment également des voyages et Bougex publie des petites annonces du type «cherche compagnon de voyage».

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Mercredi 27 août 2008 | Mise en ligne à 8h24 | Commenter Aucun commentaire

L’Indonésie au-delà de Bali

Q : Nous sommes un couple dans la cinquantaine et nous comptons entreprendre un voyage en Indonésie, d’une durée de trois semaines à un mois, en mai ou juin prochain.  Nous prévoyons visiter Bali, Lombok, l’île des Célèbes et, possiblement, Java. Nous organisons généralement nos voyages sans intermédiaires, mais celui-ci semble plus difficile à planifier. Nous avions déjà visité le Vietnam, dans le cadre d’un circuit privé avec Uniktour et nous en sommes revenus très satisfaits. Y a-t-il des grossistes qui programment ces îles? Pouvez-vous nous conseiller et nous suggérer un itinéraire à suivre?  Nous prévoyons un budget de l’ordre de 10 000$ à 12 000$ : est-ce suffisant?
Sylvie Mailhot

R : Une bonne quinzaine de grossistes québécois programment des séjours et des circuits dans l’île de Bali et quelques uns (notamment Tours Chanteclerc) proposent des forfaits combinant Bali et Lombok, mais, à ma connaissance, aucun n’étend son champ d’activités à l’ensemble de l’archipel indonésien. Par contre, plusieurs agences de Montréal commercialisent des forfaits dans certaines autres destinations indonésiennes. Trois sont des agences dites «d’aventure» : le Club Aventure qui annonce un circuit combinant Sumatra, Bali et Java et un autre en Irian Jaya (la partie occidentale de la Papouasie, qui est sous domination indonésienne); Explorateur qui propose un périple dans quatre îles (Sumatra, Java, Florès et Bali) et Karavaniers du Monde, qui publicise un circuit dans l’île de Sulawesi, aussi connue sous le nom de «Célèbes» (mais il s’agit d’un programme de 24 jours, dont une dizaine en randonnée dans la jungle). Deux autres agences, qui se spécialisent en confection de forfaits sur mesure pour voyageurs individuels ou petits groupes, ont développé une expertise assez étendue sur la destination. L’une est Uniktour, qui vous a donné satisfaction en vous préparant un voyage au Vietnam, et l’autres est Dessine-moi un voyage. Uniktour offre notamment un programme axé sur la découverte des volcans de Java (car l’île est le siège d’une importante activité volcanique), complété par un circuit à Bali. Dessine-moi un voyage affiche sur son site Web (www.dessinemoiunvoyage.com) quatre propositions types de circuits en Indonésie, dont un forfait de quatre jours consacré à la découverte du pays des Torajas, dans l’île de Sulawesi. Détail intéressant : cette agence organise aussi des séjours «chez l’habitant». Ces entreprises entretiennent en Indonésie les contacts qui leur permettent de concevoir un circuit adapté à vos besoins. Un budget de 10 000 $ à 12 000 $ devrait s’avérer suffisant (à condition de ne pas loger dans des «quatre étoiles») pour un voyage d’un mois, durée raisonnable pour vous ménager un bon aperçu de ces quatre îles. Vous pourriez consacrer une semaine à la découverte de Java, une autre à explorer Bali, cinq jours à visiter Sulawesi, et passer trois ou quatre jours à Lombok. En comptant les journées perdues à vous déplacer d’une île à l’autre, le mois serait bouclé. À Java, principale des 17 000 îles de l’archipel indonésien, outre Djakarta, la capitale, je suggère un séjour à Yogyakarta où vous visiterez notamment l’immense palais de Kraton Hadiningrat, que les Javanais considèrent comme le centre du monde. Yogyakarta est la porte d’entrée naturelle des sanctuaires hindouistes de Prambanan et du site bouddhiste de Borobodur, qui par son ampleur (au IXe siècle, le chantier a mobilisé 45 000 personnes pendant 75 ans) et sa splendeur se compare à Angkor Vat, au Cambodge. Dans l’est de l’île, vous ne vous attarderez pas à Surabaya, deuxième ville du pays, qui ne présente aucun intérêt sur le plan touristique, mais vous poursuivrez vers le parc national Bromo-Tengger-Semeru, où vous pourrez escalader le volcan Bromo, dont le cratère étale ses bords à 2300 mètres d’altitude, et visiter des villages de l’ethnie Tengger, qui pratique un mélange d’animisme et d’hindouisme. À Djakarta, où huit des 12 millions d’habitant résident dans des bidonvilles, je suggère un des circuits pédestres dans les quartiers défavorisés offerts par l’organisme humanitaire Interkultur (http://jakartahiddentour.wordpress.com).
Des traversier relient Ketapang, à l’extrémité est de Java, à Gilimanuk, dans l’ouest de Bali en 30 minutes. Dans cette île, vous visiterez le Pura Luhur Uluwatu, le plus beau des temples balinais, perché sur un promontoire marin dans la péninsule de Bukit (où se trouve notamment une des stations balnéaires les plus achalandées, Nusa Dua), la ville d’Ubud et ses environs (dans la région où les traditions balinaises résistent le mieux au laminoir de la mondialisation), le village de Tenganan et la région du Gunung Agung, volcan sacré dont les flancs abritent le plus important complexe de temples de l’île, le Pura Besakih. Si vous disposez de temps, vous pourriez pousser une pointe jusqu’à Singaraja, la grande ville du nord qui a conservé ses allures coloniales. Outre Nusa Dua, la station balnéaire la plus connue est Kuta, avec ses excroissances, Legian et (un peu plus chic) Seminyak. Mais si vous envisagez de passer quelques jours à la plage, choisissez plutôt Lombok qui est desservie par traversier six fois par jour, au départ de Padang Bai, sur la côte est de Bali. D’ailleurs, outre grimper au sommet du volcan Gunung Rinjani (3726 mètres), ce qui se fait dans le cadre d’un trek de cinq jours, ce sont surtout les plages de l’île de Lombok qui sont intéressantes, notamment parce que les effets du tourisme de masse s’y font moins sentir qu’à Bali. Là, la station la plus réputée est Kuta (à ne pas confondre avec la grande station balinaise du même nom!), très prisée des surfeurs, notamment. Mais la mode est actuellement aux îles Gili, trois gros îlots situés à proximité de la côte nord-ouest de Lombok.
Quant à Sulawesi, il s’agit d’une destination qui fait l’objet d’un engouement croissant en France (20 000 Français l’ont visitée l’an dernier, ce qui n’est pas mal pour une obscure destination des antipodes). Outre Macassar, la capitale (anciennement nommée «Ujung Pandang»), on y visite surtout le pays Toraja, dont les villages sont composés de maisons sur pilotis aux toits incurvés, disposées en cercles.

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Vendredi 22 août 2008 | Mise en ligne à 9h34 | Commenter Commentaires (2)

Un programme de 36 heures à Athènes

Q : Nous ferons une croisière au départ d’Athènes, à la fin d’octobre 2008. Nous devons arriver deux jours d’avance à 9h du matin, ce qui nous laisse le reste de cette journée, ainsi qu’un jour complet, le lendemain. Notre hôtel est situé près du Musée National Archéologique. Que faut-il voir absolument à Athènes durant cette courte période? Bien que nous soyons en assez bonne forme, il nous faut tenir quand même compte du décalage horaire. Recommandez-vous une visite en autocar?
Lise et Pierre Charbonneau

R : Si vous disposiez de trois jours, je vous recommanderais effectivement d’acheter un tour guidé en autocar, qui vous permettrait de vous repérer, avant d’amorcer des visites plus approfondies par vos propres moyens. Mais, le temps que vous rejoignez votre hôtel, il ne vous restera plus qu’une journée et demie. Comme on ne réinvente pas la roue, je vous recommanderais ces classiques que sont l’Acropole, la Plaka, le centre-ville et le musée. Le premier après-midi, je vous suggère de découvrir le centre-ville en marchant. Partez d’abord de votre hôtel jusqu’à la place Monastiraki et son capharnaüm de brocanteurs et autres boutiquiers, ce qui devrait vous prendre une vingtaine de minutes. L’Agora grecque, qui fut le berceau de la démocratie est tout près. Visitez-là, puis dirigez-vous vers Syntagma – la Place de la Constitution – qui est le cœur de la ville. Le côté opposé au Parlement est occupé par des cafés-terrasses, où vous pourrez vous rafraîchir avant de repartir (toujours en marchant) passer la soirée dans la Plaka, qui est le vieux quartier de la ville. Vous pourrez y terminer la soirée avant de rentrer à votre hôtel à pied ou encore en reprenant le métro sur la place Monastiraki. Les restaurants de la Plaka sont à Athènes ce que ceux de la rue Prince Arthur sont à Montréal. On n’y voit pas beaucoup d’Athéniens, mais les lieux sont charmants très animés. Le parcours que je vous suggère mettra vos jambes à contribution sur une distance de cinq ou six kilomètres (sans comptez les détours que vous pourrez faire dans les venelles de la Plaka). Vous pourrez toujours prendre le métro de la place Omonia, près d’où se trouve votre hôtel, à la place Monastiriki, puis, en sortant de la Plaka, de Syntagma à Omonia, pour rentrer à votre hôtel. Mais il s’agit de trajets très courts. Le lendemain, vous consacrerez la matinée à la visite du musée Archéologique, qui est le plus grand musée d’antiquités grecques du monde et, l’après-midi, à la découverte de l’Acropole. Le meilleur moyen de grimper sur l’Acropole sera de prendre un taxi. Attention : les chauffeurs de taxis athéniens n’hésitent pas à escroquer les touristes, en leur faisant faire des détours inutiles. Et ils sont très difficiles à attraper, surtout pendant les heures de pointe, mais il y a une station sur la place Omonia. Munissez-vous d’un bon guide de voyage pour visiter le Parthénon, l’Érechthéion, le temple d’Athéna Nike, etc…
En soirée, prenez le métro vers le Pirée et allez manger dans un des restaurants de fruits de mer de Zea ou de Mikrolimano, qui sont les marinas réservées aux voiliers et yachts de plaisance. Il faudra descendre à l’avant dernière station – Faliro – et marcher un peu (environ 1 kilomètre pour Zea). Le métro, qui est très sûr, constitue le moyen de transport le plus adéquat (vous pourrez d’ailleurs l’emprunter pour rejoindre votre navire de croisière le lendemain). Mais il ferme à minuit. Si vous dépassez cette heure, il y a d’excellents services de bus entre le Pirée et la place Omonia.

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