Le courrier du voyageur

Le courrier du voyageur - Auteur
  • André Désiront, collaboration spéciale

    Depuis 1984, André Désiront couvre l'actualité reliée au domaine du voyage pour un magazine spécialisé.
  • Lire la suite »

    Partage

    Vendredi 27 juin 2008 | Mise en ligne à 11h50 | Commenter Aucun commentaire

    Un vol de sept heures qui se transforme en vol de 11 heures

    Q : Voici neuf mois, j’ai acheté un billet d’Air Canada à destination de l’Europe et le transporteur m’a fait passer par Toronto, me contraignant ainsi à passer 11 heures plutôt que sept dans l’espace confiné d’une cabine d’avion. Il m’est déjà arrivé de prendre des vols vers certaines destinations européennes impliquant des escales à Paris, Amsterdam ou Zurich, mais c’était en toute connaissance de cause. Cette fois, j’avais acheté ce que je croyais être un vol direct. La compagnie n’a as réagi à ma plainte. À l’Office de la protection du consommateur on m’a suggéré de loger une plainte Monique Deslauriers

    R: Les cas impliquant des escales imprévues sont relativement nombreux dans le secteur du transport aérien et ils s’avèrent très frustrants pour les voyageurs persuadés de bénéficier d’un vol direct. Néanmoins, à moins que le retard ne vous ai occasionné des déboires lourds de conséquences (si vous aviez acheté un vol non remboursable sur une compagnie européenne à bas tarifs et que vous l’aviez manqué, par exemple) je crois qu’aucun tribunal ne vous accorderait de substantiels dommages pour quatre heures de confinement de plus dans un avion. Selon Me Daniel Guay, avocat spécialisé en droit du voyage, les juges de la Cour des petites créances rendent des décisions différentes dans de tels cas. «En février 2004, dans la cause portant sur un vol de Royal Air Maroc entre Casablanca et Montréal, qui a fait une escale imprévue à New York, le juge a invoqué la Convention de Montréal qui stipule qu’un transporteur doit justifier la nécessité de faire escale par un cas de force majeure», explique-t-il. «Le retard était de 13 heures et il a accordé 200$ de dédommagement par passager. En juin 2007, la Cour des petites créances a été saisie du cas d’un vol d’Air Canada entre Vancouver et Montréal qui avait fait une escale imprévue à Toronto, ce qui a occasionné un retard de trois heures. Le juge a estimé que les déplacements aériens comportent des inconvénients normaux auxquels toute personne doit s’attendre. Et il a débouté les plaignants. En 1998, une décision de la Cour d’appel du Québec a statué qu’un contrat peut être modifié par le transporteur si la modification est mineure et si elle est dictée par un cas de force majeure. Un bris mécanique, par exemple!» Et quatre heures de retard après un vol de sept heures sera probablement considéré comme une modification mineure, selon Me Guay. En plus, le passager doit fonder sa réclamation sur des preuves de dommages réels : des factures de restaurant, d’hôtel, de taxi… Bref, les chances que la Cour des petites créances vous accorde un dédommagement sont minces. Et si dédommagement il y a, il sera mince, lui aussi. Et vous perdrez au moins une journée de travail ou de loisir.


    À vous de lancer la discussion!

    Soyez la première personne à commenter cet article.

    Vous désirez commenter cet article?   Ouvrez une session  |  Inscrivez-vous

    publicité

  • Catégories

  • Blogues sur lapresse



    publicité





  • Calendrier

    janvier 2011
    L Ma Me J V S D
    « déc   fév »
     12
    3456789
    10111213141516
    17181920212223
    24252627282930
    31  
  • Archives

  • publicité