Le courrier du voyageur

Archive, mars 2008

Jeudi 27 mars 2008 | Mise en ligne à 11h52 | Commenter Aucun commentaire

Pas de traversier entre le Portugal et Madère

Q : Nous irons au Portugal bientôt et nous cherchons par quel moyen nous rendre à Madère. Nous n’avons trouvé que des vols assez chers. Dans ce pays de marins, nous osons penser qu’il y a sûrement un service de traversiers, mais nous ne parvenons pas à mettre la main sur cette information. D’autre part, avez-vous déjà suggéré un itinéraire idéal au Portugal et, si oui, à quelle date?
Danielle Durand

R : Il n’existe effectivement pas de service de traversier entre Madère et le continent. Cela peut paraître étonnant pour un pays que se réclame d’une grande tradition d’explorations maritimes. Peut-être faut-il mettre cette lacune sur le compte de la distance – 980 kilomètres – qui sépare Lisbonne de la capitale de l’archipel, Funchal! Un traversier moderne prendrait une bonne trentaine d’heures à la couvrir. Les seules liaisons maritimes vers Madère relient Funchal aux Canaries ou encore à la petite île satellite de Porto Santo. Si vous mettez votre projet de visiter Madère à exécution, je vous conseille vivement d’aller passer un ou deux jours dans cette île située à 40 kilomètres de l’île principale. Vous y trouverez notamment ce dont Madère est dépourvue : une très longue plage de sable fin (elle fait neuf kilomètres). Quant aux tarifs pour les vols entre Lisbonne et Madère, ils sont élevés, mais pas excessifs. Sur SATA (www.sata.pt), ils varient de 220 à 300 euros. En simulant une réservation à la mi-mai, j’obtiens un prix de 261 euros (396$) pour un aller et retour. En me livrant au même exercice avec TAP, l’autre compagnie portugaise (www.flytap.com), j’obtiens un tarif de 231 euros, soit 350$. Je crois que cela en vaut la peine, car Madère est une des plus belles îles qu’il m’ait été donné de voir.
Pour répondre à la seconde partie de votre demande, j’ai effectivement suggéré un «itinéraire idéal» au Portugal dans ces mêmes pages, le 25 août dernier. Vous pourrez le trouver sur mon blogue sur Cyberpresse (www.cyberpresse.ca : cliquez sur l’onglet «blogues» et cherchez le mien). Vous le trouverez dans les archives, au mois d’août 2007.

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Lundi 24 mars 2008 | Mise en ligne à 11h58 | Commenter Aucun commentaire

Que visiter dans les Ardennes et en Champagne?

Q : Nous avons troqué notre condo et notre voiture  à Sherbrooke pour un appartement et
une auto à Charleville-Mézières dans les Ardennes. Pouvez-vous nous indiquer les principaux points d’intérêt dans la région, ainsi qu’en Champagne, car nous y passerons tout le mois d’août et nous comptons bien explorer les environs?
Monique et Tom Cameron Sherbrooke

R : Charleville est une petite ville charmante et sa place Ducale, qui date du XVIIe siècle, est un bijou. Mais on en a vite fait le tour. Cependant, sa situation – entre la Champagne et les Ardennes belges – en fait un excellent pied-à-terre pour explorer une région d’Europe trop souvent négligée par les Québécois qui ont tendance à se précipiter vers le Sud, après avoir passé quelques jours à Paris. Elle vous permettra notamment de découvrir Reims (à 76 kilomètres), sa cathédrale gothique (une des plus impressionnantes d’Europe), ses musées et ses maisons de Champagne. Épernay (les autres grandes marques ont leur «maison» sur l’avenue de Champagne) et le phare de Verzenay (planté au milieu du vignoble champenois, avec son musée de la Vigne) sont tout proches. Et, à 205 kilomètres, Troyes, avec les maisons à pans de bois du vieux quartier et sa belle cathédrale, mérite une excursion d’une journée.
La vallée de la Semois (les Français écrivent «Semoy»), qui déroule les quatre cinquièmes de son parcours à travers les Ardennes belges, est un must. Je vous suggère d’y consacrer au moins deux jours (en revenant chaque fois à Charleville qui est à moins d’une heure de route de tous les points de la vallée). Dans les deux cas, Bouillon (à 30 minutes de Charleville), renommée pour son château-fort juché sur un promontoire qui domine la Semois, pourrait constituer un bon point de départ. Vers l’Est, vous bénéficierez de points de vues spectaculaires sur les méandres de cette rivière très encaissée entre de hautes collines et, à Florenville, vous pourriez quitter la Semois pour gagner la célèbre abbaye d’Orval, qui est aussi intéressante à visiter que sa bière est bonne (les Bénédictins y accueillent des hôtes, mais il faut réserver longtemps d’avance). Vers l’Ouest, vous découvrirez d’autres points de vue spectaculaires sur la rivière qui pénètre en France après Bohan et se jette dans la Meuse à Monthermé. Cette partie de la vallée de la Meuse est également très belle. Vous vous arrêterez notamment à Bogny-sur-Meuse (on vous y racontera la légende des quatre fils Aymon) et à Laifour avant de rentrer à Charleville.
Je vous conseille également une incursion au Grand Duché du Luxembourg. La ville de Luxembourg (une des plus petites capitales d’Europe) occupe un site spectaculaire et la vieille ville est charmante et très animée. Elle n’est située qu’à 143 kilomètres, soit moins de deux heures de route de Charleville. Au Grand Duché, vous pourriez poussez une pointe jusqu’à Echternach, à la frontière allemande (une cinquantaine de kilomètres de Luxembourg), qui est le point de départ d’un circuit routier de 34 kilomètres à travers la «Petite Suisse Luxembourgeoise». Vous y apprécierez un des paysages les plus accidentés de cette grande région de forêts et de collines, les Ardennes, qui couvre, non seulement le département français éponyme, mais aussi une grand partie du sud de la Belgique et la totalité du Luxembourg. Comptez une journée pour la Petite Suisse, car il y a de sublimes randonnées (à la portée de tous les mollets) à faire et quelques châteaux à visiter. Et tant qu’à être à Echternach, autant pousser une pointe jusqu’à Trèves, en Allemagne, une ville fondée par les Romains. Donc il vaudra mieux prévoir une nuit à Luxembourg ou à Echternach. Vous pourriez revenir par Metz (avec sa vieille ville aux rues piétonnes, trop méconnue) et Verdun.
Autres buts d’excursions possibles à moins de 200 kilomètres : Arras et Lille, en France (quoique Lille soit à 211 kilomètres), et les grottes de Han (les plus belles d’Europe), Dinant, Namur et Liège, en Belgique.

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Mercredi 19 mars 2008 | Mise en ligne à 10h00 | Commenter Commentaires (3)

La sécurité en Espagne

Q : Nous projetons un voyage en Espagne du 3 au 30 mai 2008 (Barcelone, la Costa Brava et la Costal Del Sol). Nous avons loué une voiture pendant 21 jours. Nous entendons beaucoup de commentaires négatifs concernant la sécurité, les contraventions, etc… Ce qui nous inquiète. Est-ce pire en Espagne qu’en France?
Marcel Bélanger

R : L’Espagne affiche un des taux de criminalité les plus bas des pays de l’Union Européenne : 21 délits par 1000 habitants, en 2005, contre 62 en France et plus de 90 dans des pays pourtant réputé «sécuritaires», comme la Belgique, le Danemark ou la Finlande. En Europe, seule, la Lituanie peut se prévaloir d’un taux de criminalité plus bas : 15 par 1000 habitants. Le problème, en Espagne, c’est que si les crimes contre la personne (donc avec violence) sont rares, la petite criminalité l’est beaucoup moins. Et les touristes sont particulièrement ciblés dans les zones les plus touristiques : Madrid, Barcelone, l’Andalousie (donc la Costa del Sol). Cela se manifeste par du vol à la tire (attention aux pickpockets!), par du vol à l’arraché (attention à vos sacoches!) et par des vols dans les voitures. Lorsqu’on stationne l’auto, il ne faut rien laisser à la vue dans l’habitacle, sans quoi, on risque de retrouver une vitre fracturée… Aux feux rouges dans les grandes villes, des «spécialistes» sont à l’affût des sacs et des caméras qui trainent sur le siège arrière, par exemple. Comme on roule souvent les vitres ouvertes, parce qu’il fait chaud, ils n’ont qu’à se pencher pour se servir. Une autre tactique employée par les voleurs, sur les autoroutes, consiste à faire des signaux pour suggérer que vous avez une crevaison. Pendant que vous vous arrêtez, ils feignent de vous porter assistance et s’emparent des objets à portée de vue dans l’auto. Les vols dans les chambres d’hôtels sont également fréquents. À Barcelone, ils constituent 25% de tous les délits rapportés à la police. Mais les touristes qui respectent les précautions d’usage (ne pas manipuler de liasses d’argent en public, mettre ses effets en sécurité et ne rien laisser trainer à la vue dans les voitures), s’en tirent habituellement sans dommages.
Quant aux contraventions, à ma connaissance, les policiers espagnols n’ont pas la gâchette plus rapide que dans d’autres pays. Depuis juillet 2004, il est obligatoire de posséder un gilet fluorescent et deux triangles de signalisation à surface réfléchissante, dont on dispose en cas de panne ou d’arrêt inopiné sur la chaussée. Si vous louez la voiture en Espagne, ces accessoires devraient vous être fournis avec le véhicule. En ce qui concerne les contraventions, s’il s’agit d’une voiture de location, vous devrez les acquitter, même après votre retour au Canada. En cas d’ultime recours, le loueur sera facturé par les autorités et il aura le droit d’en retenir les montants sur votre carte de crédit dont il aura conservé le numéro. Par contre, s’il s’agit d’un achat-rachat (les trois fournisseurs effectuent maintenant la livraison à Madrid et à Barcelone), il n’y aura pas de suites. La voiture aura changé de propriétaire à la fin de votre voyage et le fabricant qui vous a «vendu» la voiture ne communiquera pas vos coordonnées aux autorités.

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