Le courrier du voyageur

Archive, septembre 2007

Jeudi 27 septembre 2007 | Mise en ligne à 11h59 | Commenter Commentaires (2)

Il y a peu de tout inclus en Thaïlande

Q : Nous sommes une famille de cinq qui vit présentement en Chine. Nous cherchons, sans succès jusqu’a maintenant, des formules tout-inclus sur une plage de Thaïlande pour nos vacances. Ce type de forfait existe-t-il en Thaïlande? Nous sommes intéressés par des îles comme Phuket, Koh PhiPhi, Krabi ou Koh Samui. Y a-t-il des agences au Québec qui vendent ce type de forfaits?
Manon Blain et Michel Lafontaine

R : Votre question m’a surpris et elle a également étonné les préposés au service «Asie» d’Exotik Tours, un des principaux grossistes québécois parmi ceux qui programment la Thaïlande. «Nous n’avons jamais enregistré de demande pour des tout inclus en Thaïlande», observe le directeur des ventes, Christian Guillet. «La raison est bien simple : il y a tellement de restaurants qui proposent une cuisine savoureuse à des prix dérisoires dans les stations balnéaires thaïlandaises, que la formule tout inclus n’a pas de raison d’être.» J’ajouterai que les Européens et les Nord-Américains qui constituent le gros de la clientèle des stations balnéaires thaïlandaises ne font pas 12 ou 15 heures d’avion pour s’enfermer dans des tout-inclus. Même s’ils n’en profitent pas pour visiter le pays de fond en comble, ils veulent au moins s’imprégner de l’ambiance locale, ce qu’un tout inclus ne permet pas vraiment. À ma connaissance, le seul tout inclus digne de mention est le Club Med de Phuket où les prix démarrent à 2265$ par personne pour le séjour d’une semaine, avion non compris.
La seule grande destination balnéaire asiatique où on retrouve des tout inclus est Bali, qui est, en quelque sorte, «le Cuba» des Australiens. Ceci dit, je vous comprends, vivant en Chine, de vouloir prendre des vacances relaxantes dans un environnement où vous serez dégagés de tous soucis, qu’il s’agisse de logistique ou de budget. Et les îles thaïlandaises que vous mentionnez vous fourniront le cadre idéal. Même si vous n’y séjournez pas dans un tout inclus.

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Lundi 24 septembre 2007 | Mise en ligne à 13h20 | Commenter Commentaires (3)

Préparer un voyage en Italie

Q : Nous sommes un couple dans la quarantaine qui planifie un voyage en Italie à l’été 2008 pour une durée d’environ trois semaines.  Puisque nous n’avons jamais été en Europe, nous prévoyons prendre un voyage organisé, est-ce une bonne idée? Avez-vous des lectures à nous proposer pour bien nous préparer? Quel est le budget nécessaire pour réaliser un tel voyage en  logeant dans des hôtels 4 étoiles? Quels sont les endroits à voir absolument?  Nous aimerions combiner visites culturelles et plage. Y a-t-il une agence de voyage à privilégier?
Sylvie Lafortune Repentigny
 
R : Pour répondre correctement à votre question, il faudrait disposer de plusieurs pages. Si vous n’avez jamais été en Europe et que vous nourrissez quelques appréhensions, l’idée d’acheter un circuit organisé n’est pas à écarter. Des grossistes comme Solbec Tours, Chanteclerc, Exotik Tours (avec sa division Vacances Esprit) ou Vacances Préférence, qui commercialisent des circuits «accompagnés», sont aussi en mesure de vous préparer un voyage individuel. Demandez leurs brochures de l’été 2007 à un agent de voyages : leurs itinéraires pourrait vous servir de canevas. Leurs «Grands tours d’Italie» démarrent généralement à Milan pour se terminer en Sicile. Au programme : Vérone, Venise, la Toscane (avec Pise, Sienne et Florence) Rome, Naples, la côte amalfitaine avec une incursion dans l’île de Capri et, pour terminer, la Sicile, avec Taormine, Syracuse, Agrigente et Palerme.
C’est complet, mais c’est beaucoup! Comme la France, l’Italie est un pays qui mérite plusieurs visites, car il se compose de plusieurs régions bien distinctes.
Si je devais y effectuer un premier voyage «exploratoire», je commencerais par l’Italie du Nord (Rome et tout ce qui est au nord) et je terminerais par un petit séjour au bord de la mer sur la côte d’Amalfi (à Positano, par exemple). La Sicile, les Abruzzes, les Pouilles, la côte Ligure, avec la région des Cinque Terre, sont des univers à part.
Côté budget, les circuits des grossistes mentionnés coûtent entre 4000$ pour deux semaines et 5500$ pour trois semaines. Et cela avec un programme d’hébergement mixant les «trois» et les «quatre étoiles». Les tarifs des «quatre étoiles» italiens varient de 300$ à 450$ par nuit pour une chambre selon les endroits. Tenant compte d’une moyenne de 360$ par nuit, un séjour de trois semaines se solderait par une facture de 3600$ par personne, juste pour les hôtels. Dans cette optique, vous devriez prévoir un budget de 7700$ par personne, en tenant compte de l’avion (1100$), la nourriture et le vin (1500$), les faux frais (500$), et une location de voiture, essence comprise (1000$ par personne).
Quant aux lectures, là aussi, les possibilités sont trop vastes. Quelques suggestions : Italie, dans la Bibliothèque du voyageur, chez Gallimard; l’Italie des Italiens, de Marcelle Padovani (l’Autre Guide, chez Liana Levi), et, en guise d’introduction aux visites de musées, la Renaissance italienne d’André Chastel (Gallimard, collection Quarto) et le Voyage en Italie, de Jean Giono (dans Folio).

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Lundi 17 septembre 2007 | Mise en ligne à 11h31 | Commenter Commentaires (5)

Organiser son voyage sur le Transsibérien

Q : Je veux organiser moi-même un voyage en train de Moscou à Pékin, en mai prochain. Je veux acheter mes billets de train sur Internet.  Avez-vous quelques contacts à me signaler et des renseignements concernant les visas, etc…?
Alain Leduc

R : Le Transmandchourien relie Moscou à Pékin deux fois par semaine. Les départs de Moscou s’effectuent le mardi à 21h57 ou le vendredi à 23h53. Ces convois arrivent à Pékin six jours plus tard, soir le lundi à 14h30 ou le jeudi à 5h30. Mais, mise à part la satisfaction de voyager à bord d’un train mythique qui traverse huit fuseaux horaires, vous passeriez à côté d’expériences marquantes en effectuant le trajet d’une traite. Je vous suggèrerais donc vous arrêter deux ou trois jours dans des endroits comme Iekaterinbourg, dans l’Oural, Novossibirsk, Krasnoyarsk, et Irkoutsk, en Sibérie. Et de passer quelques jours au bord du lac Baïkal, dans un village bouriate, par exemple. À Oulan Oudé (capitale de la Bouriatie), il faut changer de train pour continuer vers Pékin, via Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, qui mérite certainement un autre arrêt. L’opération qui consiste à organiser un tel voyage au départ de Montréal sur Internet peut s’avérer ardue, car la version anglophone du site des chemins de fer russes (www.eng.rzu.ru) bascule en russe (et en caractères cyrilliques) dès qu’on effectue une recherche concernant les horaires et les tarifs.
Si vous ne pratiquez pas la langue et que vous ne connaissez personne qui puisse servir d’interprète, vous devrez avoir recours à une agence spécialisée qui offre le service en ligne, moyennant une commission raisonnable. Il y a deux aux États-Unis, qui exploitent toutes deux des bureaux en Russie et sont donc en mesure de vous fournir d’autres services (réservations d’hôtels, de B&B, assistance pour les visas…) : Express to Russia (www.russianrail.com) et Trainsrussia.com (www.trainsrussia.com). Un Moscou/Pékin coûte aux environs de 700$ en première classe (deux couchettes par compartiment) et 500$ en deuxième (quatre couchettes), cela sans arrêt. En achetant les billets par tronçons, les prix grimpent. Du côté francophone, plusieurs agences européennes organisent des voyages sur mesure. C’est le cas de Russian Concept, de Genève (www.russianconcept.com) qui offre des forfaits individuels flexibles dans toutes les classes (il y en a trois sur le transsibérien). Ainsi, ils ont un voyage de 14 jours avec hébergement en B&B à Moscou, Irkoutsk, Oulan-Bator et Pékin qui se détaille 825 euros avec billets en deuxième et en troisième classe, selon les tronçons. Voyez aussi l’agence française Home Visas (www.homevisas.com).
Sur les forums de discussions (celui de Lonely Planet, par exemple), plusieurs voyageurs affirment qu’on peut aisément acheter les portions de billets voulues à la gare le jour du départ, une affirmation que d’autres réfutent. En mai, cela ne devrait pas poser de problème. Notez que pour obtenir le visa russe, vous devrez être en possession d’une «invitation», sorte de document prouvant que vous traitez avec une agence locale dûment accréditée. Ces documents peuvent être délivrés par les agences américaines ou européennes mentionnée ci-dessus. Ils sont aussi vendus en ligne par quantité d’agences – russes ou non – qui pour quelques dizaines de dollars certifieront qu’ils vous prennent en charge dès votre entrée en sol russe, même si ce n’est pas le cas. Tapez les mots «Russie», «visa» et «invitation» sur Google et vous tomberez sur une série de sites qui monnaient ces documents à bon compte.
Vous puiserez quantité de conseils utiles dans le guide Transsibérien : Russie, Mongolie, Chine publié en français par Lonely Planet.

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